Aucun homme n'est une île
Avril 1961. Le président Kennedy retient in extremis le débarquement des troupes antirévolutionnaires à Cuba : le fiasco de la Baie des Cochons n’aura pas lieu. Quelques mois plus tard, mieux préparés militairement, les Américains parviennent à envahir l’île et à renverser le régime castriste. Le Líder Máximo et ses troupes se retranchent dans les montagnes imprenables de l’Escambray, et la guérilla reprend. Ernest Hemingway, qui ne s’est pas suicidé au cours de l’été 1961, voit là une occasion unique de réaliser le scoop de sa vie : une interview de Castro et Guevara in situ. Accompagné par un faux photographe/véritable garde-chiourme de la CIA, cigare entre les dents et fusil en bandoulière, l’auteur de Pour qui sonne le glas reprend les sentiers de la guerre... Christophe Lambert, né en 1969, est l’auteur d’une quarantaine de romans pour la jeunesse et les adultes, dont le très remarqué La Brèche, dans lequel il démontrait sa maîtrise des récits historiques alternatifs. Aucun homme n’est une île revient dans cette veine, en revisitant l’histoire de Cuba à travers le regard d’un monstre sacré de la littérature.
Revue de presse
« « L’écrivain ne bandait plus. Pas plus pour les femmes que pour les livres ou la vie en général. » (p. 9) Cet écrivain c’est Ernest Hemingway, Prix Nobel de littérature, grand amoureux de Cuba, de la guerre, de la chasse, de la pêche et de la tauromachie. Alors qu’il s’apprête à se faire sauter la cervelle avec son fusil de chasse, Hemingway apprend que les Américains viennent de débarquer à Cuba et qu’ils ont repoussé dans la jungle Fidel Castro et le commandante Guevara. Alors naît en lui une idée, un moyen de partir sur un dernier grand coup d’éclat : rejoindre les barbudos dans l’Escambray et... » Bifrost