Un rêve dans un rêve
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Futur proche, Saint-Domingue et ailleurs…
La découverte des mondes de poche, ces univers parallèles minuscules où le temps s’écoule à des vitesses variables, promet de bouleverser l’ensemble des sociétés humaines. Scientifiques et universitaires se lancent bientôt dans des missions d’exploration, pressés d’étudier ces horizons inédits et leur potentiel apparemment sans limite. Raquel et son épouse Marlena sont de ces explorateurs d’un genre nouveau. Mais suite à un incident, Raquel tombe dans un de ces mondes-piège où le temps file à une vitesse sidérante. Or si, de son point de vue, elle en ressort très vite, quarante années se sont écoulées en temps objectif. Sa fille est morte, et son épouse vie cloitrée dans un monde de poche qu’elle refuse de quitter. Quant à la société que Raquel connaissait, conflits divers, capitalisme débridé et prévarication l’ont radicalement transformée. Étrangère à son propre univers, Raquel se dresse désormais au milieu des ruines de ses idéaux brisés. Comment inverser le cours des événements ? Et existe-t-il encore seulement quelque chose à sauver — ne serait-ce que l’idée d’un monde plus juste, moins brutal ?
« Une vision socio-politique qui transcende les genres servie par une prose éclatante. » the washington post
Née au mitan des années 80, Brenda Peynado, Américaine originaire de la République dominicaine, est l’autrice d’une trentaine de nouvelles et novellas, entre réalisme magique, science-fiction et littérature blanche, dont certaines furent réunies dans le très remarqué recueil The Rock Eaters (Penguin Books, 2021). Diplômée en informatique et en littérature, elle enseigne actuellement l’écriture créative à l’université de Floride du Sud. Mondes de poche, récit aussi radical qu’inventif confrontant l’amour et le deuil à un capitalisme prédateur brutal, est sa première traduction en français.
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Futur si lointain que l’humanité n’est plus qu’un souvenir…
Dans les gorges tanzaniennes d’Olduvaï, un groupe d’extraterrestres d’origines diverses, des scientifiques, entreprend de retracer l’histoire unique de ce singe sans poil qui fit de l’univers son royaume. Pour cela ils disposent de sept artefacts trouvés dans ce lieu où l’Homme commit ses premiers pas, et des capacités hors normes de l’un des leurs, à même de « sentir » les objets en les « assimilant »… Ainsi, à travers les récits révélés de ces reliques exhumées, ce sont la naissance, l’ascension et l’ultime chute d’homo sapiens que vont revivre ces enquêteurs d’outre-espace. Sept artefacts, et autant d’épisodes marquants déployés sur des millénaires, avec pour constantes la violence, l’appropriation, la domination… Quel est donc le secret de cette étrange créature humaine portée par une soif de connaissances et de pouvoir inextinguible ? Cette même soif qui le conduira jusqu’aux étoiles ?
« Un joyau de la forme (pas si) courte, un bijou de construction et d’érudition… » le culte d’apophis
Né en 1942 à Chicago, Mike Resnick est un auteur aussi précoce que prolifique qui consacra sa vie à la science-fiction. Puissamment marqué par le continent africain, il fait de cette géographie un espace littéraire unique au sein duquel il aborde des problématiques universelles — dont la colonisation. Romancier admiré, éditeur et anthologiste, figure éminente du paysage éditorial américain, à sa disparition en 2020, il laisse une œuvre pléthorique abordant tous les registres de l’Imaginaire — et l’une des plus primées, avec notamment cinq prix Hugo, six prix des lecteurs de la revue Asimov’s et autant de Science Fiction Chronicle, un Locus et un Nebula…
Sept vues sur les gorges d’Olduvaï, récit vibrant d’humanité célébré dans de nombreux pays, est sans conteste l’un de ses chefs-d’œuvre.
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Au cœur du gouffre enténébré qui sépare les étoiles, sanglé dans son siège de pilote, Mawukana na-Vdnaze est mort là où d’autres ont trouvé la folie. Avant de revenir à la vie — plus tout à fait humain, mais susceptible de parler à l’obscurité infinie…
Voici l’histoire de Mawukana na-Vdnaze, de ses nombreuses vies et de ses morts toutes aussi nombreuses. L’histoire de sa vengeance contre l’empire de l’Éclat. Et d’une supernova à même de vitrifier n’importe quelle civilisation sur des dizaines d’années-lumière. Un absolu désastre pour certains. Une opportunité pour d’autres. Tandis que dans l’abîme, hors du temps, d’étranges entités tissent leurs desseins impensables…
Née outre-Manche en 1986, Claire North publie son premier livre à l’âge de 16 ans sous son nom véritable, Catherine Webb. Avide de nouveaux territoires littéraires, elle adopte le nom de Claire North en 2014 pour ses débuts en science-fiction : Les Quinze Premières Vies d’Harry August sera salué par le prix Campbell Memorial en 2015. Elle a depuis fait paraître une dizaine de romans, tous accueillis par une critique unanime, dont sa trilogie « La Maison des jeux », parue dans la collection « Une heure-lumière », qui a connu un succès considérable salué par le Prix Imaginales. Les Dieux lents, fresque foisonnante, lyrique et inventive, est son premier space opera.
« La meilleure science-fiction qui soit : époustouflante et extrêmement stimulante. » KIRKUS
« Surprenant, riche de réflexions et surtout émouvant. » ADRIAN TCHAIKOVSKY
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Qu’est-ce que la traduction ? Tout à la fois une interface entre les langues, un processus linguistique au sein d’un contexte social et historique, le reflet de deux cultures qui s’entrechoquent le temps d’un texte ou d’un film. Toujours à la recherche de l’équivalence parfaite, la traduction pose l’éternelle question de l’adaptation. Cela, à plus forte raison en science-fiction. Entre créativité et respect du propos original, les traducteurs sont essentiels à plus d’un titre. Comment la traduction de la SF s’avère un élément structurant de ce genre littéraire et cinématographique ? Comment les auteurs créent de nouveaux termes et comment ces derniers sont traduits ? Et qu’en est-il des œuvres mettant en scène des langues futures ?
Alice Ray, traductrice et maîtresse de conférence à l’Université d’Orléans, met ici en lumière ce travail de l’ombre qu’est la traduction : rendre accessible ce qui n’existe pas encore tout en préservant la cohérence d’un monde fictionnel, et bâtir un pont entre les mondes imaginaires. Traduire ailleurs et demain, oui… mais ici et aujourd’hui.
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Il y a neuf cent mille ans, la civilisation amarantine a été anéantie alors qu’elle était sur le point de découvrir les voyages spatiaux. Persuadé que cette histoire ancienne pourrait être sur le point de se répéter, l’archéologue Dan Sylveste met tout en œuvre pour résoudre l’énigme de cette disparition. Faute de ressources, il forge bientôt une alliance hasardeuse avec l’équipage cyborg du vaisseau interstellaire Spleen de l’Infini. Mais alors qu’il se rapproche du secret, le plus implacable des tueurs s’approche lui aussi, car les Amarantins n’ont pas été annihilés sans raison. Et cette dernière pourrait bien bouleverser l’univers — l’essence même de sa réalité — de manière irrévocable.
« Des milliards d’années, des guerres extraterrestres, des intelligences meurtrières, et peut-être l’artefact extraterrestre le plus étonnant et le plus original de la sf moderne. D’une intelligence féroce et imprégné d’une logique effrayante. » — Stephen Baxter
Alastair Reynolds est peut-être le plus grand écrivain de space opera contemporain. Ancien astrophysicien né au Pays de Galles en 1966, il est l’auteur de plusieurs romans essentiels, dont La Maison des Soleils (Le Bélial’), salué par le Grand Prix de l’Imaginaire en 2025. Le cycle des Inhibiteurs, fresque démesurée sans égale, saluée par une critique unanime, traduite dans une dizaine de langues, est un classique mondial de la science-fiction moderne. L’Espace de la révélation est son opus initial.
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Il se réveille.
Dans une pièce qu’il ne reconnait pas.
Sous des combles à la toiture éventrée, sa jambe blessée par une poutre.
Pas un bruit.
Où est-il ? Et surtout, qui est-il ?
Car très vite, l’homme réalise qu’il n’a plus aucun souvenir.
Pas de passé, pas de mémoire .
Il quitte la chambre, et dans l’escalier qui le mène au rez-de-chaussée de cette maison dont il ignore tout… tombe sur son premier cadavre . Il y en aura beaucoup d’autres.
Partout, dans ce village muet où il erre bientôt.
Pourquoi ?
Commence alors une double quête cruciale : celle de son identité et les raisons de ce désert du monde…
« Je suis enthousiasmé par ce livre. » — Michel Jeury
Né en 1937 à Bourgoin-Jallieu Jean-Pierre Andrevon est l’auteur d’une œuvre considérable traversée par les problématiques du totalitarisme et de la nécessité écologique. Il fut longtemps l’un des piliers de la mythique revue Fiction, mais aussi de L’Écran fantastique ou encore de Charlie mensuel. Aux côtés de Les Hommes-machines contre Gandahar (adapté en long-métrage d’animation par René Laloux), Le Monde enfin ou Le Travail du Furet, Le Désert du monde, initialement publié en 1977, fait figure de grand classique de la science-fiction française.
8,99 €