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Le Sang du monde

G. J. Arnaud poursuit inlassablement l'exploration de son monde de glaces avec le troisième volume des Chroniques Glaciaires où la découverte, en profondeur, d'un liquide proche du sang sème l'émoi : il ne congèle pas mais coagule et s'effrite à la chaleur. Rugika, un Archéo spécialisé dans l'exhumation des vestiges du passé et Kant, un glaciologue, sont contactés par les nouveaux dirigeants de la Compagnie, la Transeuropéenne, pour faire la lumière sur cette affaire. Ils ont, pour une fois, le droit de tenir un langage scientifique sans tenir compte des interdits qui occultent la réalité historique, principalement au niveau des dates, qui sont toutes falsifiées.

La recherche de la solution se complique du fait que l'origine de ce suintement se situe de l'autre côté de la frontière, chez la Muslim, petite compagnie musulmane où il est difficile de se rendre, d'autant plus que les recherches sur ce liquide pourraient déboucher sur des applications pratiques, à savoir la fabrication de soldats capables de supporter les grands froids.

Mais quelles créatures ont senti couler dans leurs veines ce sang si particulier ? Et sur quel plan de l'évolution se situent-elles ? En jouant à élucider progressivement cette énigme, sur un mode classique mais avec quelques belles scènes comme la mise au jour d'un charnier, Arnaud peint dans le même temps les mœurs sévères de la Muslim, guère éloignées de celles des actuels Intégristes, esquisse une communauté européenne glaciaire (après le règne des Sadon) dont il délivrera progressivement les modes de fonctionnement, n'en doutons pas, dans de prochains volumes. Les Chroniques Glaciaires ont bien des affinités avec les nôtres…

D'une lecture agréable et facile, ce roman d'aventures offre une excellente détente.

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