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Terraborn

Écrit avec la collaboration de Patrick Raveau, complice en écriture et en édition (puisque les mêmes viennent de publier — aussi à compte d'auteur — Emergence, comprenant deux novellas de Science-Fiction, dont l'une, Le vrai visage de Grégory, porte leurs deux signatures), ce court roman de Science-Fiction allie à nouveaux motifs spéculatifs et considérations métaphysiques.

Sur Terraborn, colonisée par la Terre, les humains ont bâti quatre cités expérimentant divers types d'organisation sociale. Sur Khern, on se livre au jeu. Celui-ci, dirigé par un Maître du jeu, Milord, permet d'emprunter autant d'identités qu'on le désire : il suffit, pour devenir quelqu'un, de tirer une des mémocartes recelant une personnalité. L'inventeur de ce jeu est Théo, grand fabriquant de mémocartes, qui vit avec la jeune et belle Tinamou, dont on ne sait si elle est la fille, l'amante ou la mère, ou si elle tient tous ces rôles à la fois.

Sur Terraborn vit également un peuple non humain, les Jivan-mukti, qui portent une pierre incrustée dans la poitrine, une pierre indispensable dans la mesure où elle contient la mémoire de tous leurs ancêtres qui vivent à travers eux. Les pierres de vie ne font pas que rappeler le principe des mémocartes : c'est à partir d'elles qu'a été conçu le jeu ! Les choses, pourtant, ne sont pas si simples, les pierres étant peut-être nées de la technologie terrienne. Au moment où Milord songe à intégrer la culture et les connaissances des Jivan-mukti, il est assassiné.

Loin d'être un roman d'action sauce cyberpunk, Terraborn est un livre onirique, traversé d'images surréalisantes, où une voix sculpte la matière, où les esprits des personnalités se mélangent. Technique déshumanisante et spiritualité new age s'affrontent ici pour un avenir meilleur.

Comme l'explique Planque dans sa postface, ce roman dédié à Stefan Zweig cherche à rendre à l'homme une dimension spirituelle que la science lui a ôtée en le coupant de la réalité.

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