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Élodie DENIS

Disponible   À paraître   Bientôt épuisé   En réimpression   Épuisé

Revues - Bifrost - 124

Bifrost n° 124

Que sait-on d’Antoine Volodine ? Peu de choses, en vérité. Né en 1949 — ou peut-être 1950 — à Chalon-sur-Saône, il suit des études de lettres, puis enseigne le russe. Il publie son premier roman, Biographie comparée de Jorian Murgrave, en 1985 dans la collection « Présence du futur » de Denoël, et se consacre pleinement à l’écriture à compter de 1987. L’essentiel se situe dans l’œuvre, singulière et réfractaire aux étiquettes. Or, de fait, agacé par la question des genres dont peuvent relever ses romans (science-fiction ? littérature générale ? autre chose ?), Volodine lance un jour, comme une boutade, le terme « post-exotisme ». Un genre, le sien, que l’auteur modèlera au fil de ses livres, et qu’il définit ainsi : « une littérature internationaliste, cosmopolite, dont la mémoire plonge ses racines dans les tragédies du XXe siècle », une « littérature étrangère écrite en français » qui « mêle l’onirique et le politique », une « littérature des poubelles, en rupture avec la littérature officielle ». Et traversée par des motifs récurrents : l’enfermement, l’après-mort, les nombres, les textures pourvu qu’elles soient sombres. Une littérature collective, enfin, signée par différents hétéronymes — des pseudonymes auxquels Volodine donne corps, chacun publiant sous un nom spécifique, avec une voix toute personnelle —, à savoir Lutz Bassmann, Manuela Draeger, Infernus Iohannes et Elli Kronauer. Cette œuvre fascinante a trouvé sa conclusion avec la publication, en août dernier, de son 49e et ultime opus, Retour au goudron. Et quel opus ! Onze livres chez autant d’éditeurs différents — une expérience littéraire sans équivalent ; l’occasion pour Bifrost de se pencher sur ce vaste corpus désormais complet. Un passionnant voyage post-exotique…

11,90 €

Bifrost n° 124

Que sait-on d’Antoine Volodine ? Peu de choses, en vérité. Né en 1949 — ou peut-être 1950 — à Chalon-sur-Saône, il suit des études de lettres, puis enseigne le russe. Il publie son premier roman, Biographie comparée de Jorian Murgrave, en 1985 dans la collection « Présence du futur » de Denoël, et se consacre pleinement à l’écriture à compter de 1987. L’essentiel se situe dans l’œuvre, singulière et réfractaire aux étiquettes. Or, de fait, agacé par la question des genres dont peuvent relever ses romans (science-fiction ? littérature générale ? autre chose ?), Volodine lance un jour, comme une boutade, le terme « post-exotisme ». Un genre, le sien, que l’auteur modèlera au fil de ses livres, et qu’il définit ainsi : « une littérature internationaliste, cosmopolite, dont la mémoire plonge ses racines dans les tragédies du XXe siècle », une « littérature étrangère écrite en français » qui « mêle l’onirique et le politique », une « littérature des poubelles, en rupture avec la littérature officielle ». Et traversée par des motifs récurrents : l’enfermement, l’après-mort, les nombres, les textures pourvu qu’elles soient sombres. Une littérature collective, enfin, signée par différents hétéronymes — des pseudonymes auxquels Volodine donne corps, chacun publiant sous un nom spécifique, avec une voix toute personnelle —, à savoir Lutz Bassmann, Manuela Draeger, Infernus Iohannes et Elli Kronauer. Cette œuvre fascinante a trouvé sa conclusion avec la publication, en août dernier, de son 49e et ultime opus, Retour au goudron. Et quel opus ! Onze livres chez autant d’éditeurs différents — une expérience littéraire sans équivalent ; l’occasion pour Bifrost de se pencher sur ce vaste corpus désormais complet. Un passionnant voyage post-exotique…

6,99 €

Par une route sans fin

« Absorbée par un gémissement du bébé, qu’elle inspecte rapidement en se tordant le cou, Abi ne voit pas l’automobile surgir devant elle. Énorme et argentée, comme elle n’en a jamais croisé, jaillie de nulle part, et qui lui barre désormais la route. Une voix de femme l’interpelle en anglais, grave : ”Grimpe si tu veux vivre.” »

C’est avec « Par une route sans fin », nouvelle de SF aussi référencée qu’audacieuse, qu’Élodie Denis a déboulé dans les pages de Bifrost. Un pari gagnant, puisque sa nouvelle a été récompensée par le Prix des lecteurs de la revue, millésime 2023.

Épuisé

Revues - Bifrost - 112

Bifrost n° 112

En avril 1332, un objet qui se déplaçait à une vitesse prodigieuse entra dans le Système solaire, suivit une trajectoire hyperbolique autour du soleil puis repartit, le tout en l’espace de quelques semaines. Visible à l’œil nu, il aurait ressemblé à n’importe quelle comète, présage d’on ne savait trop quoi, brillant pendant un temps dans le ciel nocturne. Mais il était trop sombre pour qu’on le repère sans grossissement, et les télescopes capables de montrer pareil objet ne seraient conçus que six cents ans plus tard. Personne, sur Terre, ne remarqua son passage.
Le quinzième jour du même mois, dans la ville française de Bayonne, en Gascogne, Sibilla Ysarni, femme de tailleur, donna naissance à un enfant. La délivrance se produisit à l’aube, et les premiers cris du nouveau-né se mêlèrent au tintement des cloches de la cathédrale au loin. On disait de Dieu qu’il aimait le monde, mais en regardant la sage-femme essuyer le sang sur le visage de sa fille, Sibilla fut prise de l’idée hérétique que l’amour pouvait uniquement habiter la chair, qu’il était cloué sur une croix de temps et de mort.
Sibilla Ysarni mit deux autres enfants au monde avant qu’une fièvre quelconque l’emporte par une douce soirée d’été de l’an 1348. Parmi ses descendants, on compterait une certaine Esmi Sur-Kalleen, née en 2210 dans une conurbation dense sur la côte orientale de l’île de Baffin…

Robert Charles Wilson
Dans le corps du ciel

11,90 €

Revues - Bifrost - 112

Bifrost n° 112

En avril 1332, un objet qui se déplaçait à une vitesse prodigieuse entra dans le Système solaire, suivit une trajectoire hyperbolique autour du soleil puis repartit, le tout en l’espace de quelques semaines. Visible à l’œil nu, il aurait ressemblé à n’importe quelle comète, présage d’on ne savait trop quoi, brillant pendant un temps dans le ciel nocturne. Mais il était trop sombre pour qu’on le repère sans grossissement, et les télescopes capables de montrer pareil objet ne seraient conçus que six cents ans plus tard. Personne, sur Terre, ne remarqua son passage.
Le quinzième jour du même mois, dans la ville française de Bayonne, en Gascogne, Sibilla Ysarni, femme de tailleur, donna naissance à un enfant. La délivrance se produisit à l’aube, et les premiers cris du nouveau-né se mêlèrent au tintement des cloches de la cathédrale au loin. On disait de Dieu qu’il aimait le monde, mais en regardant la sage-femme essuyer le sang sur le visage de sa fille, Sibilla fut prise de l’idée hérétique que l’amour pouvait uniquement habiter la chair, qu’il était cloué sur une croix de temps et de mort.
Sibilla Ysarni mit deux autres enfants au monde avant qu’une fièvre quelconque l’emporte par une douce soirée d’été de l’an 1348. Parmi ses descendants, on compterait une certaine Esmi Sur-Kalleen, née en 2210 dans une conurbation dense sur la côte orientale de l’île de Baffin…

Robert Charles Wilson
Dans le corps du ciel

5,99 €

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Jours de Gloire

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