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Jeanne-A DEBATS

Photo de Jeanne-A DEBATS

Jeanne-A Debats est née en Aquitaine. Elle y est retournée récemment, après trente-cinq ans en région parisienne qu’elle n’est jamais arrivée à quitter réellement pour autant. La preuve ? Elle vient de revenir à Paris ! Elle y élève ses enfants, ses chats et ses chiens, à moins que ce ne soit le contraire. Écrivain par nécessité, professeur par vocation, elle enseigne le latin et le français. Jeanne-A Debats est venue à la SF parce que tombée dedans quand elle était petite, grâce aux efforts conjugués des grands auteurs américains Arthur C. Clarke et Robert Heinlein (qui n’en surent jamais rien). Beaucoup plus tard, dans les années 2000, la rencontre avec un éditeur de fantasy renommé scelle son sort : si le roman qu’elle lui présente n’est pas mature, et ne sera donc pas retenu, le directeur de collection l’encourage vivement à persévérer. En attendant, comme beaucoup d’auteurs d’imaginaire, Jeanne A. Debats se fait connaître en publiant des nouvelles. On citera par exemple L’Ogre de Ciment, dans l’anthologie « Les Ogres » d’Anne Fakhouri (Les Trois Souhaits, 2007), ou Fata Organa et Parfum d’Etoile dans les anthologies de Magali Duez (Griffe d’Encre). Le texte qui l’a propulsée sur la scène littéraire, La Vieille Anglaise et le continent, est un vrai choc : la critique est enthousiaste, le public suit et ce superbe récit écologiste, qui se refuse à toute mièvrerie, truste quatre prix littéraires ! On comprend pourquoi Jeanne-A Debats fait aujourd’hui partie du club très fermé des auteurs que tous les anthologistes sollicitent (elle est, par exemple, au sommaire de Victimes & Bourreaux, l’anthologie 2011 du festival). Défenseuse ardente de la littérature de jeunesse en classe, il a semblé logique à cette touche-à-tout de s’y essayer avec un succès insolent – EdeN en sursis a fait partie de la sélection 2010 du Prix Imaginales des Collégiens – comme elle a tâté et tâtera encore de la fantasy et de tous les autres genres de l’imaginaire. Plagueurs, son dernier roman de SF, pour adultes cette fois, a fait l’événement. Jeanne-A Debats n’a pas fini de surprendre ! 

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Bifrost n° 57

Bifrost n° 57

La femme avançait en trébuchant dans le long couloir, trop fatiguée pour courir. Elle était grande, pieds nus, et portait des vêtements déchirés qui n’auraient pu dissimuler sa grossesse très avancée.

La vue brouillée par la douleur, elle aperçut une lumière bleue familière. Un sas. Elle n’avait plus d’autre endroit où aller. Elle ouvrit la porte, la franchit et la referma derrière elle. Elle se tourna vers la porte extérieure, celle qui donnait sur le vide, puis se hâta d’actionner les quatre manettes de déverrouillage. Au-dessus de sa tête, une tonalité d’avertissement retentit, discrète et rythmique. La porte extérieure restait désormais fermée grâce à la pression de l’air dans le sas et il faudrait la verrouiller à nouveau pour débloquer la porte intérieure. Elle entendit du bruit dans le couloir, mais elle se savait en sécurité. Tenter de forcer la porte extérieure déclencherait assez d’alarmes pour attirer la police et le service de l’air.

Ce n’est qu’en sentant ses tympans éclater qu’elle s’aperçut de son erreur. Elle voulut hurler, mais son hurlement s’éteignit très vite quand le dernier souffle d’air se rua hors de ses poumons. Elle continua un certain temps à marteler sans bruit les parois métalliques, jusqu’à ce que le sang lui coule du nez et de la bouche. Le sang faisait des bulles. Au moment où ses yeux commençaient à geler, la porte extérieure pivota vers le haut, lui dévoilant le paysage lunaire…

John Varley
L’Homme à la Cloche

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