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Thomas DAY

Photo de Thomas DAY

On doit à Thomas Day une bonne dizaine de romans, où il réinterprète avec brio mythes et mythologies, ainsi qu’une quarantaine de nouvelles, publiées pour une grande part dans Bifrost. Ses romans, souvent courts et brutaux, et sous forte influence cinéphilique, ont tendance à faire couler l’hémoglobine.

Dans L’Instinct de l’équarisseur, il transforme Sherlock Holmes en psychopathe. Les deux tomes de La Voie du Sabre et La Maison aux fenêtres de papier emmènent le lecteur dans un Japon rêvé qui n’a jamais été. Le Trône d’ébène, couronné par le prix Imaginales 2008, revisite de manière épique la vie de Chaka, roi des zoulous. Chez ActuSF, il a participé à plusieurs anthologies et signé un recueil de nouvelles décapant : This Is Not America. En 2013 et 2014, il obtient coup sur coup le Grand Prix de l’Imaginaire pour son roman Du sel sous les paupières et le recueil Sept secondes pour devenir un aigle. Ses dernières parutions en date aux éditions du Bélial’ sont sa participation au beau-livre Gotland, dont il signe l’un des textes, et Dragon, le tout premier texte de la collection « Une Heure-Lumière » en 2016.

Côté BD, Thomas Day a signé les scénarios de Wika (dessins d’Olivier Ledroit), Juste un peu de cendres (dessins d’Aurélien Police) et Macbeth roi d’Écosse (dessins de Guillaume Sorel).

Dans une autre vie, Thomas Day se nomme Gilles Dumay. Après avoir fondé et dirigé  la prestigieuse collection « Lunes d’Encre » chez Denoël, il est maintenant directeur du département Albin Michel Imaginaire.

Disponible   À paraître   Bientôt épuisé   En réimpression   Épuisé

Revues - Bifrost - 123

Bifrost n° 123

Icône de la SF contemporaine, Roland C. Wagner (1960-2012) a disparu de façon aussi précoce que dramatique au cœur de l’été 2012, dans un accident de la route qui n’a pas manqué de traumatiser une bonne partie du milieu de l’Imaginaire francophone. Le fait est que Roland, tout le monde l’aimait. Pour son énergie, sa positivité, sa drôlerie, sa gentillesse, sa culture du genre, sa sincérité, son talent. Par bien des aspects, il incarnait à lui seul l’essence de la science-fiction, ou à tout le moins d’une certaine science-fiction : libertaire, inventive, politique (de gauche) et musicale, populaire mais pas mièvre, ambitieuse mais pas bêcheuse. Une cinquantaine de romans, le double de nouvelles… Roland écrivait beaucoup. Tout le temps, en fait — il vivait de ses écrits. Il traduisait, chroniquait (dans Casus Belli, pendant quinze ans, mais aussi pour Bifrost), chantait une espèce de punk rock plus ou moins audible avec le groupe Brain Damage. Et ne ratait jamais la moindre convention (il fut élu plus jeune fan de SF, à l’âge de 14 ans). On l’y repérait aisément ; il était souvent debout sur une table… Ce dossier est une nécessité. Parce que son œuvre est loin d’être totalement disponible en neuf. Parce que les souvenirs se brouillent, qu’il est important de le (re)lire et de ne pas oublier combien il a apporté et apporte encore. Si la SF est une littérature de strates, celle de Roland sent le haschich, affiche toutes les couleurs de l’arc-en-ciel et plonge ses racines très loin dans le riche humus de la littérature populaire française. Amis de toujours et spécialistes (qui se confondent souvent) se sont ici réunis pour l’analyse, l’hommage et la mise en perspective. « L’esprit de la Commune vivra éternellement dans nos cœurs virtuels », nous dit Gloria dans « Les Futurs Mystères de Paris ». Ça tombe bien, parce que l’esprit de la Commune, c’est aussi celui de Roland… et le nôtre pour beaucoup.

11,90 €

Bifrost n° 123

Icône de la SF contemporaine, Roland C. Wagner (1960-2012) a disparu de façon aussi précoce que dramatique au cœur de l’été 2012, dans un accident de la route qui n’a pas manqué
de traumatiser une bonne partie du milieu de l’Imaginaire
francophone. Le fait est que Roland, tout le monde l’aimait.
Pour son énergie, sa positivité, sa drôlerie, sa gentillesse, sa
culture du genre, sa sincérité, son talent. Par bien des aspects,
il incarnait à lui seul l’essence de la science-fiction, ou à tout le moins d’une certaine science-fiction : libertaire, inventive,
politique (de gauche) et musicale, populaire mais pas mièvre, ambitieuse mais pas bêcheuse. Une cinquantaine de romans, le double de nouvelles… Roland écrivait beaucoup. Tout le temps, en fait — il vivait de ses écrits. Il traduisait, chroniquait (dans Casus Belli, pendant quinze ans, mais aussi pour Bifrost), chantait une espèce de punk rock plus ou moins audible avec le groupe Brain Damage. Et ne ratait jamais la moindre convention (il fut élu plus jeune fan de SF, à l’âge de 14 ans). On l’y repérait
aisément ; il était souvent debout sur une table… Ce dossier est une nécessité. Parce que son œuvre est loin d’être totalement disponible en neuf. Parce que les souvenirs se brouillent, qu’il est important de le (re)lire et de ne pas oublier combien il a apporté et apporte encore. Si la SF est une littérature de strates, celle de Roland sent le haschich, affiche toutes les couleurs de l’arc-en-ciel et plonge ses racines très loin dans le riche humus de la littérature populaire française. Amis de toujours et
spécialistes (qui se confondent souvent) se sont ici réunis pour l’analyse, l’hommage et la mise en perspective. « L’esprit de la Commune vivra éternellement dans nos cœurs virtuels », nous dit Gloria dans « Les Futurs Mystères de Paris ». Ça tombe bien,
parce que l’esprit de la Commune, c’est aussi celui de Roland… et le nôtre pour beaucoup.

6,99 €

Women in Chains

Des ruelles sordides de Juárez, la ville-féminicide, aux montagnes afghanes couvertes de l’or rouge du pavot et du sang des femmes martyres, depuis les Eros-centers déshumanisés de Francfort jusqu’aux horizons immaculés du Groenland, entre le Nigeria, le Cameroun et le Tchad, dans les pas d’une ombre vengeresse sur les traces de Boko Haram, Women in Chains dessine l’improbable cartographie d’un monde où le fort asservit le faible, où viols et terreur nourrissent une politique de l’immonde perpétrée depuis des siècles. Jusqu’à ce que, enfin, peut-être, la peur change de camp…

Né en 1971, Thomas Day est une figure centrale des mondes de l’Imaginaire francophone. Après avoir longtemps arpenté le Laos, la Thaïlande et le Cambodge, il a finalement posé son sac  dans les Hauts-de-France, où il mène de front son métier d’éditeur, sa carrière de romancier et ses activités de scénariste BD. L’essentiel de son œuvre, réputée brutale et sans concession, a été publié aux éditions du Bélial’ — dont le recueil Sept secondes pour devenir un aigle, lauréat du Grand Prix de l’Imaginaire en 2014.
Women in Chains est sans conteste l’un de ses livres les plus personnels.

« Ceci est un ouvrage sur les femmes à lire par tous, et peut-être même à plus forte raison les hommes. » 
Un Papillon dans la Lune

20,90 €

Women in Chains

Des ruelles sordides de Juárez, la ville-féminicide, aux montagnes afghanes couvertes de l’or rouge du pavot et du sang des femmes martyres, depuis les Eros-centers déshumanisés de Francfort jusqu’aux horizons immaculés du Groenland, entre le Nigeria, le Cameroun et le Tchad, dans les pas d’une ombre vengeresse sur les traces de Boko Haram, Women in Chains dessine l’improbable cartographie d’un monde où le fort asservit le faible, où viols et terreur nourrissent une politique de l’immonde perpétrée depuis des siècles. Jusqu’à ce que, enfin, peut-être, la peur change de camp…

Né en 1971, Thomas Day est une figure centrale des mondes de l’Imaginaire francophone. Après avoir longtemps arpenté le Laos, la Thaïlande et le Cambodge, il a finalement posé son sac  dans les Hauts-de-France, où il mène de front son métier d’éditeur, sa carrière de romancier et ses activités de scénariste BD. L’essentiel de son œuvre, réputée brutale et sans concession, a été publié aux éditions du Bélial’ — dont le recueil Sept secondes pour devenir un aigle, lauréat du Grand Prix de l’Imaginaire en 2014.
Women in Chains est sans conteste l’un de ses livres les plus personnels.

« Ceci est un ouvrage sur les femmes à lire par tous, et peut-être même à plus forte raison les hommes. » 
Un Papillon dans la Lune

10,99 €

Revues - Bifrost

Bifrost n° 117

« Hors normes, hors cadres, hors champ. L’œuvre comme l’homme. Le critique canadien John Clute a dit d’Harlan Ellison (mai 1934 - juin 2018) qu’il “écrivait à pleins poumons”. Une manière élégante de souligner combien lire Ellison, c’est souvent prendre un direct à l’estomac — ou plus bas. Travailleur acharné, exigeant envers lui-même et les autres jusqu’à l’excès, sincère et sans filtre, considéré comme un génie par beaucoup, comme un connard égotique et violent par certains, il ne laissait personne indifférent. “J’ai marché de Selma à Montgomery aux côtés de Martin Luther King. J’ai travaillé avec César Chávez dans la vallée de Coachella pendant la grève des pamplemousses. J’ai affronté le Ku Klux Klan, j’ai donné des milliers d’heures de conférences en faveur de l’amendement sur l’égalité des droits à l’époque où nous cherchions à le faire adopter par le Sénat…” Ellison était de cette trempe d’écrivains qui, à l’instar d’un Ernest Hemingway, considèrent qu’il faut “avoir fait” avant de raconter, et estiment que l’engagement et la conviction sont les fondements même d’une œuvre littéraire. “Je crée des récits. Je suis un écrivain. […] Je n’aspire qu’à ça et, par essence, c’est tout ce que je suis.” Son œuvre est pléthorique. Très peu de romans, mais des nouvelles par centaines, des scénarios pour quantité de séries télé, de Star Trek à Babylon 5, des articles et des essais en pagaille, Ellison nous laisse en partage une œuvre unique, brûlante, et d’une actualité qui, par certains aspects, n’a jamais été si criante. Une œuvre politique, en somme, engagée jusqu’à l’os, un coup de pied dans la fourmilière de la bien-pensance généralisée, du conservatisme et du repli identitaire ambiant. Une arme de destruction massive plus que jamais nécessaire. À l’assaut : lisons Harlan Ellison ! »

Olivier Girard

11,90 €

Bifrost n° 117

« Hors normes, hors cadres, hors champ. L’œuvre comme l’homme. Le critique canadien John Clute a dit d’Harlan Ellison (mai 1934 - juin 2018) qu’il “écrivait à pleins poumons”. Une manière élégante de souligner combien lire Ellison, c’est souvent prendre un direct à l’estomac — ou plus bas. Travailleur acharné, exigeant envers lui-même et les autres jusqu’à l’excès, sincère et sans filtre, considéré comme un génie par beaucoup, comme un connard égotique et violent par certains, il ne laissait personne indifférent. “J’ai marché de Selma à Montgomery aux côtés de Martin Luther King. J’ai travaillé avec César Chávez dans la vallée de Coachella pendant la grève des pamplemousses. J’ai affronté le Ku Klux Klan, j’ai donné des milliers d’heures de conférences en faveur de l’amendement sur l’égalité des droits à l’époque où nous cherchions à le faire adopter par le Sénat…” Ellison était de cette trempe d’écrivains qui, à l’instar d’un Ernest Hemingway, considèrent qu’il faut “avoir fait” avant de raconter, et estiment que l’engagement et la conviction sont les fondements même d’une œuvre littéraire. “Je crée des récits. Je suis un écrivain. […] Je n’aspire qu’à ça et, par essence, c’est tout ce que je suis.” Son œuvre est pléthorique. Très peu de romans, mais des nouvelles par centaines, des scénarios pour quantité de séries télé, de Star Trek à Babylon 5, des articles et des essais en pagaille, Ellison nous laisse en partage une œuvre unique, brûlante, et d’une actualité qui, par certains aspects, n’a jamais été si criante. Une œuvre politique, en somme, engagée jusqu’à l’os, un coup de pied dans la fourmilière de la bien-pensance généralisée, du conservatisme et du repli identitaire ambiant. Une arme de destruction massive plus que jamais nécessaire. À l’assaut : lisons Harlan Ellison ! »

Olivier Girard

5,99 €

Une Heure-Lumière - Année 9

Lot rassemblant les sept titres de la collection « Une Heure-Lumière » parus en 2024 :

  • Sweet Harmony de Claire NORTH
  • De l'espace et du temps de Alastair REYNOLDS
  • La Marche funèbre des marionnettes de Adam-Troy CASTRO
  • Kid Wolf et Kraken Boy de Sam J. MILLER
  • L'Automate de Nuremberg de Thomas DAY
  • Les Fils enchevêtrés des marionnettes de Adam-Troy CASTRO
  • Les Armées de ceux que j'aime de Ken LIU

81,30 €

L'Automate de Nuremberg

En ce 13 septembre 1824, après la chute de Moscou et le traité de Niji signé avec le tsar Alexandre Ier, protecteur de toutes les Russies, l’empereur Napoléon règne sur l’Europe. Un continent à genoux, exsangue, vidé de sa substance par un trop-plein de guerres et d’horreurs, un territoire à feu et à sang que le stupéfiant Melchior Hauser, tout juste libéré de son statut d’esclave, va cependant entreprendre de parcourir. Car il lui faut retrouver Viktor Hauser, celui qu’on surnomme le de Vinci de Nuremberg, et lui poser une question. Unique, toute simple, mais qui revêt à ses yeux une importance cruciale : « Père, ai-je une âme ? »

Ayant longtemps hésité entre Laos, Thaïlande et Cambodge, Thomas DAY a finalement posé son sac en banlieue parisienne, où il gère deux adolescents en menant de front son métier d’éditeur, sa carrière de romancier et ses activités de scénariste BD. On lui doit plus d’une centaine de nouvelles et une douzaine de romans, dont La Voie du Sabre, L’Instinct de l’équarrisseur et Le Trône d’ébène. Le dernier d’entre eux, Du sel sous les paupières, est lauréat du Grand Prix de l’Imaginaire 2013. Quant à Sept secondes pour devenir un aigle, le plus récent de ses recueils, il est lui aussi lauréat du Grand Prix de l’Imaginaire, mais millésime 2014.
L’Automate de Nuremberg est le deuxième de ses titres à paraître dans la collection « Une heure-lumière », après le très remarqué Dragon qui en a fait l’ouverture en 2016.


« On le voit, contrairement à Antoine Volodine qui prône le post-exotisme fondé sur la subversion de l’idée même d’Auteur, Thomas Day s’avère le tenant du pur-exotisme où l’écrivain s’affirme tel un vengeur masqué à l’assaut des tares de l’Humanité. » PHILIPPE CURVAL


Couverture et conception graphique : Aurélien Police

5,99 €

L'Automate de Nuremberg

En ce 13 septembre 1824, après la chute de Moscou et le traité de Niji signé avec le tsar Alexandre Ier, protecteur de toutes les Russies, l’empereur Napoléon règne sur l’Europe. Un continent à genoux, exsangue, vidé de sa substance par un trop-plein de guerres et d’horreurs, un territoire à feu et à sang que le stupéfiant Melchior Hauser, tout juste libéré de son statut d’esclave, va cependant entreprendre de parcourir. Car il lui faut retrouver Viktor Hauser, celui qu’on surnomme le de Vinci de Nuremberg, et lui poser une question. Unique, toute simple, mais qui revêt à ses yeux une importance cruciale : « Père, ai-je une âme ? »

Ayant longtemps hésité entre Laos, Thaïlande et Cambodge, Thomas DAY a finalement posé son sac en banlieue parisienne, où il gère deux adolescents en menant de front son métier d’éditeur, sa carrière de romancier et ses activités de scénariste BD. On lui doit plus d’une centaine de nouvelles et une douzaine de romans, dont La Voie du Sabre, L’Instinct de l’équarrisseur et Le Trône d’ébène. Le dernier d’entre eux, Du sel sous les paupières, est lauréat du Grand Prix de l’Imaginaire 2013. Quant à Sept secondes pour devenir un aigle, le plus récent de ses recueils, il est lui aussi lauréat du Grand Prix de l’Imaginaire, mais millésime 2014.
L’Automate de Nuremberg est le deuxième de ses titres à paraître dans la collection « Une heure-lumière », après le très remarqué Dragon qui en a fait l’ouverture en 2016.


« On le voit, contrairement à Antoine Volodine qui prône le post-exotisme fondé sur la subversion de l’idée même d’Auteur, Thomas Day s’avère le tenant du pur-exotisme où l’écrivain s’affirme tel un vengeur masqué à l’assaut des tares de l’Humanité. » PHILIPPE CURVAL


Couverture et conception graphique : Aurélien Police

9,90 €

Revues - Bifrost - 115

Bifrost n° 115

« Une figure tragique — et une œuvre qui l’est tout autant. Mais également fascinante, énigmatique, duale, aussi sombre qu’incandescente, sexuée, engagée, brutale, parfois très crue…
Alice Sheldon / James Tiptree, Jr. (1915-1987), c’est tout cela à la fois, et son œuvre à l’avenant, tant il est vrai qu’ici, l’auteur qui s’est révélé autrice est dans son œuvre. Se pencher sur pareil cas, pour fascinant que ce soit, n’est pas toujours de tout repos, tant cette brillante noirceur ne laisse sans doute pas indemne qui s’y risque. Mais quel incroyable voyage, pourtant !
Sauf à énumérer la kyrielle de prix littéraires qui la couronna, on mesure mal, de ce côté-ci de l’Atlantique, l’énorme influence qu’eut Tiptree sur la SF américaine des 80-90, et encore aujourd’hui, sans doute.
Un phénomène… »
Olivier Girard

11,90 €

Ça vient de paraître

D'or et de fer

Le dernier Bifrost

Bifrost 122
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