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Thomas DAY

Photo de Thomas DAY

On doit à Thomas Day une bonne dizaine de romans, où il réinterprète avec brio mythes et mythologies, ainsi qu’une quarantaine de nouvelles, publiées pour part dans Bifrost. Ses romans, souvent courts et brutaux, et sous forte influence cinéphilique, ont tendance à faire couler l’hémoglobine.

Dans L’Instinct de l’équarisseur, il transforme Sherlock Holmes en psychopathe ; les deux tomes de La Voie du Sabre et La Maison aux fenêtres de papier emmènent le lecteur dans un Japon rêvé qui n’a jamais été ; Le Trône d’ébène, couronné par le prix Imaginales 2008, revisite de manière épique la vie de Chaka, roi des zoulous. Chez ActuSF, il a participé à plusieurs anthologies et signé un recueil de nouvelles décapant : This Is Not America. En 2013 et 2014, il obtient coup sur coup le Grand Prix de l’imaginaire pour son roman Du sel sous les paupières et le recueil Sept secondes pour devenir un aigle. Ses dernières parutions en date au Bélial’ sont sa participation au beau-livre Gotland, dont il signe l’un des textes, et Dragon, paru en 2016 dans la collection « Une heure-lumière ».

Côté BD, Thomas Day a signé les scénarios de Wika (dessins d’Olivier Ledroit), Juste un peu de cendres (dessins d’Aurélien Police) et Macbeth roi d’Écosse (dessins de Guillaume Sorel).

Dans une autre vie, Thomas Day se nomme Gilles Dumay. Après avoir fondé et dirigé  la prestigieuse collection « Lunes d’Encre » chez Denoël, il est maintenant directeur du département Albin Michel Imaginaire d’Albin Michel.

Disponible   À paraître   Bientôt épuisé   En réimpression   Épuisé

Bifrost n° 68

Bifrost n° 68

Je me souviens de la nuit où je suis devenue une déesse.

Les hommes sont venus me chercher à l’hôtel au coucher du soleil.

La faim me faisait tourner la tête, les évaluateurs d’enfants m’ayant interdit de manger le jour de l’examen. J’étais debout depuis l’aube : la toilette, l’habillement et le maquillage demandaient beaucoup de temps et de travail. Mes parents m’ont lavé les pieds dans le bidet. Nous n’en avions jamais vu et il nous semblait fait pour cela. Aucun de nous trois n’avait jamais séjourné à l’hôtel. Nous le trouvions grandiose, même si je me rends maintenant compte qu’il s’agissait d’une chaîne touristique bon marché.

Je me souviens que dans l’ascenseur, j’ai senti des oignons en train de cuire dans du ghî et pensé que c’était la meilleure odeur de nourriture au monde.

Ian McDonald
La Petite déesse

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Bifrost n° 68

Bifrost n° 68

Je me souviens de la nuit où je suis devenue une déesse.

Les hommes sont venus me chercher à l’hôtel au coucher du soleil.

La faim me faisait tourner la tête, les évaluateurs d’enfants m’ayant interdit de manger le jour de l’examen. J’étais debout depuis l’aube : la toilette, l’habillement et le maquillage demandaient beaucoup de temps et de travail. Mes parents m’ont lavé les pieds dans le bidet. Nous n’en avions jamais vu et il nous semblait fait pour cela. Aucun de nous trois n’avait jamais séjourné à l’hôtel. Nous le trouvions grandiose, même si je me rends maintenant compte qu’il s’agissait d’une chaîne touristique bon marché.

Je me souviens que dans l’ascenseur, j’ai senti des oignons en train de cuire dans du ghî et pensé que c’était la meilleure odeur de nourriture au monde.

Ian McDonald
La Petite déesse

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Bifrost n° 67

Bifrost n° 67

La première fois, ils venaient tout droit de la mine à ciel ouvert, Trager et les autres, les presqu’hommes plus âgés qui contrôlaient leurs cadavres à ses côtés. Cox était l’aîné et, en raison de son expérience, il avait déclaré, péremptoire, que Trager devait les accompagner, même s’il n’en éprouvait aucune envie. Un autre membre du groupe avait ri avant de faire remarquer que Trager ne saurait même pas comment s’y prendre. Mais Cox, le meneur, l’avait harcelé jusqu’à ce qu’il cède. Et, le jour de paie, Trager suivit les autres à la Maison des corps perdus, anxieux mais impatient, et, arrivé au bas de l’escalier, il remit son argent à un homme qui lui donna en échange la clé d’une chambre. Il entra dans la pièce obscure en tremblant, avec appréhension. Ses compagnons avaient gagné d’autres chambres, le laissant seul avec elle (non, ça, pas elle, ça, se rappela-t-il avant de l’oublier aussitôt) dans ce local gris et miteux avec une seule lampe fumeuse.

George R. R. Martin
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Épuisé  

Bifrost n° 66

Bifrost n° 66

S’il existait un panthéon des auteurs de science-fiction, Isaac Asimov (1920-1992) figurerait en son sommet tant son œuvre, à l’instar de celle de Robert Heinlein, s’avère séminale pour l’ensemble de la SF moderne. Aussi, tout juste 20 ans après sa disparition, nous nous attaquons ici à un véritable monument…

Mais si tout le monde connaît les cycles de Fondation et des Robots, son œuvre est à ce point colossale (près de 500 livres paraitront sous son nom), si diversifiée (SF, polar, poésie, études et essais les plus variés) qu’il est aisé de s’y perdre. Et d’ailleurs, convient-il vraiment de s’y perdre ? Faut-il tout garder des productions de notre « bon docteur » ? A questions simples, réponses complexes et multiples déclinées tout au long d’un dossier particulièrement étoffé, sujet oblige…

Épuisé  

Bifrost n° 64

Bifrost n° 64

C’est étrange comme les paysages les plus tristes, ternes, si pathétiquement humains, acquièrent dans leur déroulement, vus de la fenêtre du train qui nous emporte, un intérêt singulier. Les plans successifs s’animent sur le ciel immobile. Tout un décor de théâtre élisabéthain se met en branle, là, sous mes yeux. Et rien ne peut plus tout à fait être désigné comme laid ou vide, pas même les champs sans fin ou les banlieues en grisaille.

Alors que la tête de mon horripilante filleule tangue contre ma cuisse — que, dans sa somnolence, elle a dû confondre avec l’accoudoir —, je songe aux précipitations de notre globe dans l’espace, à ses girations terribles, et je me dis que si nous en avions conscience, hurlant notre terreur comme la filleule hurlant à mon oreille à bord d’un wagonnet de montagnes russes, nous prêterions plus d’attention à ce monde et à nous même…

Jérôme Noirez
Faire des algues

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Bifrost n° 64

Bifrost n° 64

C’est étrange comme les paysages les plus tristes, ternes, si pathétiquement humains, acquièrent dans leur déroulement, vus de la fenêtre du train qui nous emporte, un intérêt singulier. Les plans successifs s’animent sur le ciel immobile. Tout un décor de théâtre élisabéthain se met en branle, là, sous mes yeux. Et rien ne peut plus tout à fait être désigné comme laid ou vide, pas même les champs sans fin ou les banlieues en grisaille.

Alors que la tête de mon horripilante filleule tangue contre ma cuisse — que, dans sa somnolence, elle a dû confondre avec l’accoudoir —, je songe aux précipitations de notre globe dans l’espace, à ses girations terribles, et je me dis que si nous en avions conscience, hurlant notre terreur comme la filleule hurlant à mon oreille à bord d’un wagonnet de montagnes russes, nous prêterions plus d’attention à ce monde et à nous même…

Jérôme Noirez
Faire des algues

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Sympathies for the devil

Sympathies for the devil

Ils sont six.

 

Paul of Perth, duc du Dragonshire, combattant le cercle de ténèbres qui broie la réalité et étrangle jusqu'à l'idée même du bien...

 

Dernier Frêne, l'homme-arbre qui parcourt un monde à l'heure du loup et porte en sa sève l'espoir d'une renaissance...

 

Darrell Jhune, qui a vu l'apocalypse dans les « douze dragons renversés » et doit réparer l'Erreur...

 

Ozzie, mutante et tueuse impitoyable, qui doit apprivoiser la mécanique des profondeurs pour enfin trouver sa place dans un univers au bord du gouffre...

 

Ismaël Kashoggi, missionnaire onusien chargé de recenser les tribus nomades de Mongolie pour la puissance extraterrestre Archonte et veut empêcher un génocide programmé...

 

Loki, le démon aux yeux de lumière, qui a provoqué le Ragnarok en libérant le monde de dieux moribonds, pâles reflets d'eux-mêmes...

 

Ils sont six, six pour six fins du monde.

 

Thomas Day a trente trois ans. Né et vivant à Paris, on lui doit une dizaine de romans, au Bélial', chez Mnémos, Denoël ou Gallimard, dont La Voie du Sabre (Folio SF), où l'on suit l'odyssée du rônin Miyamoto Musashi dans un Japon qui ne fut jamais, livre lauréat du prix Julia Verlanger auquel il a donné une suite, L'Homme qui voulait tuer l'Empereur, publiée dans la revue Bifrost.

 

« Accompagner Thomas Day n'est pas une épreuve innocente, mais la lumière froide qu'il jette sur notre époque nous montre pourtant le chemin de la rédemption. » Le Dauphiné Libéré

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A l'heure du loup

A l'heure du loup

« L’homme est un arbre qui s’ignore. Aujourd’hui nous disparaissons. Demain les loups viendront. Ce n’est que justice. »

Dernier Frêne, l'homme-arbre, parcourt un monde d’après la fin du monde. En lui, en sa sève, il porte l'espoir d'une renaissance... Son périple l’amène à rencontrer Lise et Anne, deux orphelines. Mais les étoiles s’éteignent et l’heure du loup est proche de sonner.

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Une forêt de cendres

Une forêt de cendres

En Angleterre, dans un avenir indéterminable, où les archaïsmes côtoient les résidus de la technologie…  Duc du Dragonshire et possible descendant d’Uther Pendragon, Paul of Perth a dédié sa vie à combattre le cercle de ténèbres qui broie la réalité, chaque jour davantage, et étrangle jusqu'à l'idée même du bien...

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La Mécanique des profondeurs

La Mécanique des profondeurs

Dans une ville d’Amsterdam partiellement engloutie surnagent les Bulles, enclaves à l’abri des eaux et zones sans loi où sévissent les trafics les plus crapuleux. Mutante amphibie, Ozzie est une tueuse impitoyable, en traque d’un serial killer, plus proche d’elle-même qu’elle ne l’imagine. Elle devra apprivoiser la mécanique des profondeurs pour enfin trouver sa place dans un univers au bord du gouffre...

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