La Chose en soi
(The Thing Itself, 2015)
1986. Charles Gardner et Roy Curtius sont isolés sur une base en Antarctique. Ils participent au programme de recherche d’éventuels signaux en provenance d’une intelligence extraterrestre. Si Charles est pragmatique et expansif, Roy est taciturne et, surtout, obsédé par la lecture de la Critique de la raison pure.
Leur cohabitation forcée va virer à l’inimitié à cause d’une lettre : une de celles que Charles a reçues et qu’il a accepté de vendre, sans l’avoir lue, à Roy qui ne reçoit jamais de courrier. La tension est à son comble lorsque celui-ci prétend avoir résolu le paradoxe de Fermi grâce aux textes de Kant. Serait-il devenu fou ? Représente-t-il un danger, alors qu’une tempête éclate à l’extérieur et qu’aucun secours n’est envisageable avant plusieurs jours ? La vision récente du film The Thing, de John Carpenter, n’est pas pour rassurer Charles…
À la fois roman d’aventures drolatique et tour de force littéraire érudit, La Chose en soi nous emporte dans un voyage effréné à travers le temps et confirme l’immense talent d’Adam Roberts.
Revue de presse
« Un titre pareil évoque inévitablement Kant et le rapport à la réalité. Que le récit commence en Antarctique fait immédiatement penser à La Chose / The Thing, la novella de Campbell mise en film par Carpenter, un clin d’œil d’autant plus pertinent qu’il est question de deux chercheurs, Charles Gardner et Roy Curtius, à l’écoute des étoiles afin de résoudre le paradoxe de Fermi. Charles est un lecteur de SF qui correspond avec sa petite amie tandis que Roy est un taciturne lecteur de Kant, qui affiche sa supériorité intellectuelle par des silences appuyés d’un sourire en coin. Par défi, Charles lui vend une lettre de son courrier sans en avoir pris connaissance,... » Bifrost