Un bonheur insoutenable
(This Perfect Day, 1970)
Sous la gouvernance d’UniOrd, vous ne connaîtrez plus jamais la guerre, la faim, la pauvreté ou la solitude. De votre naissance jusqu’à votre soixante-deuxième anniversaire, date à laquelle il vous faudra faire de la place pour les nouvelles générations, vous ne manquerez de rien. En un mot, vous serez heureux. Uniformément heureux.
Mais Matou, lui, se pose des questions. Trop, peut-être. Un jour, les traitements hormonaux destinés à le maintenir dans l’ignorance béate ne suffisent plus...
Resté célèbre pour son roman fantastique, Un bébé pour Rosemary, Ira Levin (1929-2007) a abordé de nombreux thèmes d’anticipation, comme le clonage (Ces garçons qui venaient du Brésil) ou la robotisation de l’individu (Les femmes de Stepford). Dans la continuité du Meilleur des mondes d’Aldous Huxley, Un bonheur insoutenable pose la question ô combien contemporaine des dictatures bienveillantes.
Revue de presse
« Le nom d’Ira Levin, qui ne semble pas avoir été un écrivain des plus prolifiques, n’est pas archiconnu mais ses œuvres, pour la plupart adaptées au cinéma, le sont bien davantage – même si désormais cela concerne surtout un public guetté par la soixantaine. Plus rare mais plus brillant que Michael Crichton, ses livres sont en majorité des best sellers au premier rang desquels, bien sûr, figure Un bébé pour Rosemary adapté par Roman Polanski avec John Cassavetes et Mia Farrow, et qui reste comme l’un des meilleurs romans et films fantastiques. La couronne de cuivre fut récompensé d’un Edgar du premier roman en 1953 et adapté par deux fois : Baiser Mortel de Gerd Oswald en 1956 et Un baiser avant de Mourir de James... » Bifrost