Cent-vingt
Impossible de dénombrer les lieux, les personnages ou les idées contenus dans ces pages. On sait qu’on y croise pêle-mêle Borges, Nina Simone, Mallarmé, Kurt Schwitters ou Hildegarde von Bingen... Mais où finira la liste ? Cet ensemble de nouvelles génère spirales et aspirations, en un vortex vertigineux. Livre-objet inclassable, en invention perpétuelle, CENT VINGT rassemble toutes les manies d’un écrivain-acrobate, agile en litté- ratures historique, poétique, ou merveilleuse. Léo Henry pourrait écrire sur tout et n’importe quoi. C’est d’ailleurs ce qu’il a fait, une fois par mois, tous les mois, pendant dix ans. Et c’est le livre que vous avez sous les yeux. Cent vingt nouvelles, dont une cinquantaine de collaborations avec d’autres artistes – photographes, peintres, musiciens, écrivains – sous forme de polar, de cauchemar, de saloon ou de site en HTML. Léo Henry brille dans l’organisation du désordre, il se donne la possibilité de déplier son style dans toutes les situations : inépuisable d’inventivité et de poésie. Dans ce livre qui déborde sans cesse, la lecture devient elle-même une expérience du labyrinthe. On se prend au jeu du pistage : déplier une affiche flowchart, surprendre une voix lointaine sur un enregistrement grésillant, chercher le détail crucial dans une photo. Succession de passages entre souvenirs et rêves, personne à ce jour n’en a épuisé les galeries. CENT VINGT compile les trésors d’un défi tenu sur dix ans, d’une écriture minutieuse et complice.
Revue de presse
« Cette année 2023 est décidément l’année Léo Henry : après Héctor, roman basé sur la vie et la disparition de Héctor Germán Oesterheld, scénariste argentin de bandes dessinées, et La Géante et le Naufrageur, premier volet de son cycle « Mille Saisons » (cf. nos 110e et 112e livraisons), l’auteur protéiforme revient avec Cent-vingt. Une véritable brique comme il n’en pouvait paraître que chez La Volte, saint patron des projets fous (et on saluera le boulot ici mené par Laure Afchain, maquettiste de l’ouvrage). Cent-vingt, donc, comme dix fois douze nouvelles, envoyées... » Bifrost