Tè mawon
Un roman insurrectionnel, première pierre d’un afrofuturisme caribéen francophone
Lanvil, mégapole caribéenne, vitrine rutilante des diversités culturelles, havre pour tous les migrants du monde, est au centre de tous les regards.
À la pointe de la technologie, constellée d’écrans, la ville s’élève de plus en plus haut mais elle oublie les trames qui se tissent en son sein. Pat et sa bande de débouya vivent de magouilles et de braquages. Joe et Patson courent de galère en galère, poursuivis par les flics. Ézie et sa s?ur Lonia, traductrices, infiltrent les hautes sphères des corpolitiques. Toutes et tous rêvent en secret de retrouver la terre de leurs ancêtres, le Tout-monde, enseveli quelque part sous le béton. Pour y parvenir, un seul chemin : faire tomber les murs entre l’anba et l’anwo, et renverser l’ordre établi.
Roman choral irrigué par une langue hybridée et vibrionnante, Tè mawon ouvre la voie à une science-fiction caribéenne francophone, inventive et décoloniale.
Revue de presse
« Telle une tumeur maligne, les métastases de Lanvil ont infecté tout l’arc antillais, arasant le socle rocheux des îles et comblant les golfes de la mer des Caraïbes. Du Venezuela à Cuba, la skyline orgueilleuse de la mégapole tutoie ainsi le ciel, déployant sur les murs écrans de ses tours vertigineuses une high-tech aguicheuse. Dans cet eldorado hygiéniste, tout est possible, du moins si l’on peut s’offrir le confort et la sécurité. Car, si les habitants de l’anwo sont triés sur le volet, ceux de l’anba continuent de croupir dans la misère, réduits à la servilité par les corpolitiques ou... » Bifrost