Le Cinquième principe
(Il quinto principio, 2009)
Terre, 2043. Yarin Radeanu est un riche voyageur originaire de Diaspar, ville extraordinaire où l’aristocratie débauchée néglige le reste miséreux de la planète, et prêt à tuer pour s’emparer de l’Antarctique ? devenue la ressource essentielle d’eau potable. Diaspar gère directement ou indirectement la planète et ses habitants tandis que les gouvernements officiels sont des organes vidés de tout pouvoir. La diffusion rapide dans le monde entier des PEM (Prothèses Électroniques Mémorielles), implants cérébraux permettant de communiquer instantanément par un simple acte de volonté, a rendu l’esprit de chaque personne vulnérable aux attaques externes, tel un ordinateur. Les spéculations financières ont perduré : tout le monde peut s’endetter sans contrôle et émettre des obligations personnelles à long terme ; l’esclavage est légalisé dans le monde entier, ce qui a officialisé des conditions de vie terribles pour une grande partie de la population. Dans ce scénario infernal font irruption les E.E. (Événements Exceptionnels), des phénomènes physiques inexpliqués, peut-être les premières preuves d’une nouvelle théorie physique, le soi-disant Cinquième Principe, tandis que la découverte d’une réalité parallèle, le monde B, promet paix et bonheur à des millions de déshérités.
Fresque polyphonique décrivant les distorsions du monde actuel, Le Cinquième Principe développe à travers ses multiples personnages de nombreux thèmes dystopiques : dégradation de l’environnement, spéculations à outrance, nouvelles formes d’asservissement et de déshumanisation, hybridations homme-machine et intrications entre les pouvoirs politique et financier.
Revue de presse
« Le Cinquième principe, le maître ouvrage de Vittorio Catani, conduit son lecteur, en 565 pages et à travers les yeux d’une dizaine de personnages principaux, au cœur des bouleversements d’un monde depuis trop longtemps au bord du désastre. D’abord, le monde. Milieu du XXIe siècle, le stade ultime du capitalisme (ajoutons-y globalisé). Le climat ne va pas fort ; les pôles fondent, y déambulent des animaux holographiques pour les yeux de touristes inconscients. Les inégalités sont abyssales. L’esclavage est redevenu légal dans certains pays. Recherche publique et éducation connaissent un crépuscule planifié. Les États – fragmentés – ne sont plus que de vagues syndics de faillite alors que des... » Bifrost