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MANCHU

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Revues - Bifrost - 102

Bifrost n° 102

Seules subsistaient la poussée démentielle de la chute, la mer, le ciel, la mer, tout près, le vent hurlant, pendant que l’avion tournoyait cul par-dessus tête et que les hommes cherchaient à s’extirper de leur harnais pour sauter par les trous des portières ou celui de l’aile arrachée. Coincé dans ce manège de cauchemar, Walt ne pensait qu’à une chose : il avait entendu dire que la mer était aussi dure que du béton quand on y tombait. Ça, et le fait qu’il ne voulait pas mourir. Ça, et la nécessité de la chance. Un instant d’apesanteur, des globules de sang flottant alentour — le corps du copilote transpercé par une lance de métal. Walt ne pouvait rien pour lui. Il s’était hissé sur l’immense hauteur de l’appareil désemparé en luttant contre une poussée dont le brusque gauchissement l’avait projeté vers l’ouverture béante. Ça ne l’avait pas empêché de rester coincé parmi les tuyaux tordus, quasi incapable de respirer, prisonnier des forces de la chute. Alors lui était venue la pensée — celle qui avait sans doute traversé l’esprit de milliers d’aviateurs dans des moments pareils — qu’il aurait donné n’importe quoi, absolument n’importe quoi pour leur échapper.
Pour que la chance ne l’abandonne pas…

Ian R. MacLeod
La Viandeuse

5,99 €

Revues - Bifrost - 102

Bifrost n° 102

Seules subsistaient la poussée démentielle de la chute, la mer, le ciel, la mer, tout près, le vent hurlant, pendant que l’avion tournoyait cul par-dessus tête et que les hommes cherchaient à s’extirper de leur harnais pour sauter par les trous des portières ou celui de l’aile arrachée. Coincé dans ce manège de cauchemar, Walt ne pensait qu’à une chose : il avait entendu dire que la mer était aussi dure que du béton quand on y tombait. Ça, et le fait qu’il ne voulait pas mourir. Ça, et la nécessité de la chance. Un instant d’apesanteur, des globules de sang flottant alentour — le corps du copilote transpercé par une lance de métal. Walt ne pouvait rien pour lui. Il s’était hissé sur l’immense hauteur de l’appareil désemparé en luttant contre une poussée dont le brusque gauchissement l’avait projeté vers l’ouverture béante. Ça ne l’avait pas empêché de rester coincé parmi les tuyaux tordus, quasi incapable de respirer, prisonnier des forces de la chute. Alors lui était venue la pensée — celle qui avait sans doute traversé l’esprit de milliers d’aviateurs dans des moments pareils — qu’il aurait donné n’importe quoi, absolument n’importe quoi pour leur échapper.
Pour que la chance ne l’abandonne pas…

Ian R. MacLeod
La Viandeuse

11,90 €

Frank Herbert : intégrale des nouvelles - 1

Nouvelles T1 1952-1962

Réunissant quarante nouvelles et courts romans, dont divers inédits, la présente intégrale, unique en langue française, achève de consacrer l’auteur de Dune pour ce qu’il est, l’un des géants de la science-fiction mondiale, démiurge d’une œuvre proprement fascinante, ironique et tragique.

L’œuvre de Frank Herbert a aussi valeur d’avertissement. Sans prétendre être prophétique, elle annonce la venue des prophètes. Elle témoigne de la seule certitude qui nous demeure, à savoir de la dissolution d’une certaine image de l’homme et des structures sociales, économiques et politiques qui la portaient, et des incertitudes, des angoisses, des conflits et de la violence concomitants à cet interrègne qui prélude peut-être à l’établissement d’un nouvel ordre encore dans les limbes ou à tout le moins indistinct pour nos yeux myopes. Elle nous révèle un avenir peu réjouissant mais pour nous dire après tout que nous y vivons déjà, et comme fait l’œuvre d’Ursula Le Guin, qu’en tant qu’espèce nous y survivrons.
Gérard Klein

24,90 €

Eriophora

Ils sont trente mille.
Ils voyagent depuis soixante millions d’années.
Leur mission : déverrouiller la porte des étoiles…

Avez-vous jamais pensé à eux ?

Aux Progéniteurs, aux Précurseurs — qu’importe le nom que vous leur avez choisi cette semaine —, ces dieux anciens disparus qui ont laissé derrière eux leurs portails et leurs autoroutes galactiques pour votre plaisir ? Avez-vous jamais cessé de vous demander ce qu’ils ont vécu ?

Pas d’hyperespace de seconde main pour eux. Pas d’épaules de géant sur lesquelles se dresser. Ils rampent à travers la galaxie, pareils à des fourmis, en sommeil pendant des millénaires, se réveillant juste assez longtemps pour lancer un chantier d’un système solaire à l’autre. Ils vivent au fil d’instants répartis le long des millions d’années, au service d’ancêtres morts depuis une éternité, pour des descendants n’ayant plus rien de commun avec eux. À vrai dire, ce ne sont pas des dieux mais des ouvriers, des hommes des cavernes vivant dans des astéroïdes évidés, lancés dans une mission sans fin pour étendre un empire posthumain qui ne répond même plus à leurs appels…

 

« Sans le moindre doute, du pur Watts : marquant, excitant et terrifiant. » Cory Doctorow

 

Peter Watts est né en 1958 à Calgary, dans la province canadienne de l’Alberta. Titulaire d’un doctorat en biologie et ressources écologiques, spécialiste des fonds marins et de la faune pélagique, il produit aujourd’hui la plus exaltante des sciences-fictions contemporaines, quelque part entre les nébuleuses Greg Egan et Ted Chiang, non loin de la galaxie Ken Liu, là où soufflent les vents cosmiques, dans le cœur vibrant des étoiles, en plein sense of wonder, en pleine sidération…
Eriophora est le récit d’une révolution. Cosmique. Copernicienne. Humaine.

18,90 €

Eriophora

Ils sont trente mille.
Ils voyagent depuis soixante millions d’années.
Leur mission : déverrouiller la porte des étoiles…

Avez-vous jamais pensé à eux ?

Aux Progéniteurs, aux Précurseurs — qu’importe le nom que vous leur avez choisi cette semaine —, ces dieux anciens disparus qui ont laissé derrière eux leurs portails et leurs autoroutes galactiques pour votre plaisir ? Avez-vous jamais cessé de vous demander ce qu’ils ont vécu ?

Pas d’hyperespace de seconde main pour eux. Pas d’épaules de géant sur lesquelles se dresser. Ils rampent à travers la galaxie, pareils à des fourmis, en sommeil pendant des millénaires, se réveillant juste assez longtemps pour lancer un chantier d’un système solaire à l’autre. Ils vivent au fil d’instants répartis le long des millions d’années, au service d’ancêtres morts depuis une éternité, pour des descendants n’ayant plus rien de commun avec eux. À vrai dire, ce ne sont pas des dieux mais des ouvriers, des hommes des cavernes vivant dans des astéroïdes évidés, lancés dans une mission sans fin pour étendre un empire posthumain qui ne répond même plus à leurs appels…

 

« Sans le moindre doute, du pur Watts : marquant, excitant et terrifiant. » Cory Doctorow

 

Peter Watts est né en 1958 à Calgary, dans la province canadienne de l’Alberta. Titulaire d’un doctorat en biologie et ressources écologiques, spécialiste des fonds marins et de la faune pélagique, il produit aujourd’hui la plus exaltante des sciences-fictions contemporaines, quelque part entre les nébuleuses Greg Egan et Ted Chiang, non loin de la galaxie Ken Liu, là où soufflent les vents cosmiques, dans le cœur vibrant des étoiles, en plein sense of wonder, en pleine sidération…
Eriophora est le récit d’une révolution. Cosmique. Copernicienne. Humaine.

8,99 €

Colonies

« Je me souviens de mon premier pas sur Opulence, au pied de la rampe du vaisseau, quand j'ai cru avoir écrasé un caillou et que le caillou saignait sur la mousse ; des larmes coulaient sur les joues de ma mère ; j'ai pensé que c'était à cause du caillou. »

Dix récits. Dix histoires de colonies futures, planétaires ou spatiales. Et huit lettres pour un mot qui porte en lui l'essence du space opera. Que Laurent Genefort revisite en maître via la multipolarité de son sujet : l'imaginaire colonial, l'idéologie coloniale, l'aventure coloniale, les horreurs coloniales…

La nature humaine sous l'éclairage de soleils exotiques et lointains, en somme. Le cœur battant de la science-fiction.

Né en 1968, Laurent Genefort a vingt ans lorsque paraît son premier roman dans la mythique collection « Anticipation ». Quarante livres plus tard, il est l'une des figures de proue de la science-fiction française et, sans doute, le meilleur créateur du domaine. Son dernier ouvrage paru aux éditions du Bélial', Lum'en, a été salué par le Grand Prix de l'Imaginaire, le Prix Rosny Aîné et le Prix Julia Verlanger.

20,00 €

Colonies

« Je me souviens de mon premier pas sur Opulence, au pied de la rampe du vaisseau, quand j'ai cru avoir écrasé un caillou et que le caillou saignait sur la mousse ; des larmes coulaient sur les joues de ma mère ; j'ai pensé que c'était à cause du caillou. »

Dix récits. Dix histoires de colonies futures, planétaires ou spatiales. Et huit lettres pour un mot qui porte en lui l'essence du space opera. Que Laurent Genefort revisite en maître via la multipolarité de son sujet : l'imaginaire colonial, l'idéologie coloniale, l'aventure coloniale, les horreurs coloniales…

La nature humaine sous l'éclairage de soleils exotiques et lointains, en somme. Le cœur battant de la science-fiction.

Né en 1968, Laurent Genefort a vingt ans lorsque paraît son premier roman dans la mythique collection « Anticipation ». Quarante livres plus tard, il est l'une des figures de proue de la science-fiction française et, sans doute, le meilleur créateur du domaine. Son dernier ouvrage paru aux éditions du Bélial', Lum'en, a été salué par le Grand Prix de l'Imaginaire, le Prix Rosny Aîné et le Prix Julia Verlanger.

9,99 €

Complainte pour ceux qui sont tombés

Samara est tombé du ciel dans un fracas de tonnerre. Non loin du village d’Ewuru, dans ce Nigeria déchiré, pollué, aux mains de bandes armées terrifiantes. On dit Samara doté d’immenses pouvoirs, et les légendes courent sur l’horizon. Certains le pensent immortel, ou peu s’en faut, investi d’une puissance telle qu’à lui seul, il pourrait asservir ce qu’il reste du monde. D’autres le disent enfant d’Achenia, cette station spatiale de tous les possibles, dont il serait l’un des Neuf. D’aucuns, encore, affirment qu’il se serait échappé de Tartarus, l’épouvantable prison orbitale d’une Amérique déliquescente… Si on dit vrai, alors avec Samara pourrait bien renaître l’espoir.

Né au Cap en 1974, Gavin Chait a sillonné l’Afrique pendant l’essentiel de sa vie avant de s’établir en Angleterre voici une dizaine d’années. Il signe ici son premier roman, un récit puissant qui allie pure science-fiction et vision d’une Afrique future où l’espérance subsiste, quelque part entre le Kirinyaga de Mike Resnick et l’humanisme du Walter Tevis de L’homme tombé du ciel.

23,00 €

Complainte pour ceux qui sont tombés

Samara est tombé du ciel dans un fracas de tonnerre. Non loin du village d’Ewuru, dans ce Nigeria déchiré, pollué, aux mains de bandes armées terrifiantes. On dit Samara doté d’immenses pouvoirs, et les légendes courent sur l’horizon. Certains le pensent immortel, ou peu s’en faut, investi d’une puissance telle qu’à lui seul, il pourrait asservir ce qu’il reste du monde. D’autres le disent enfant d’Achenia, cette station spatiale de tous les possibles, dont il serait l’un des Neuf. D’aucuns, encore, affirment qu’il se serait échappé de Tartarus, l’épouvantable prison orbitale d’une Amérique déliquescente… Si on dit vrai, alors avec Samara pourrait bien renaître l’espoir.

Né au Cap en 1974, Gavin Chait a sillonné l’Afrique pendant l’essentiel de sa vie avant de s’établir en Angleterre voici une dizaine d’années. Il signe ici son premier roman, un récit puissant qui allie pure science-fiction et vision d’une Afrique future où l’espérance subsiste, quelque part entre le Kirinyaga de Mike Resnick et l’humanisme du Walter Tevis de L’homme tombé du ciel.

11,99 €

Revues - Bifrost - 91

Bifrost n° 91

Mon portable vibre. Je paie le taxi.
Je m’époumone : « Les enfants, papa est rentré ! » Un ballon de foot traîne sur la pelouse. Mon téléphone vibre à nouveau. Je regarde l’écran. Liz. J’appuie sur le bouton sans y penser. Je trébuche sur un gant de baseball. La voix dans l’écouteur monte et descend en montagnes russes. 
« Il faut que je te parle. »
Une pointe me traverse le cœur.
« Moi aussi.
– Je ne sais pas à qui le dire. Même Nathan, je ne suis pas sûre qu’il me croirait. » 
Je couvre le micro de la main et crie : « Jérôme ! Charles ! »
« J’ai fait vérifier les données, murmure Liz. J’ai fait amplifier les courbes. Et le résultat est là, presque imperceptible. J’ai refait trois fois les tests. »
Un cri traverse le quartier. Le chien des voisins hurle. Un picotement dans ma nuque. « Charles ! Jérôme ! »
Des sirènes de police percent l’air.

Olivier Caruso
Ex Silentio

11,00 €

Ça vient de paraître

Un rêve dans un rêve

Le dernier Bifrost

Bifrost 123
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