Connexion

Livres numériques et audio

Une fois achetés, nos livres numériques et audio peuvent être téléchargés à volonté, sans limite de temps, et dans tous les formats disponibles depuis votre bibliothèque numérique. Tous nos livres sont proposés sans DRM.

Besoin d'aide ? Découvrez comment télécharger et lire des livres numériques.

Disponible   À paraître   Bientôt épuisé   En réimpression   Épuisé

Le Propagateur

Rien ne laissait présager, dans l’après-midi finissant d’un mois de juin ensoleillé, le drame qui devait conclure l’excursion du jeune couple amoureux de la nature. Florence Sabaune et Paul Muclaye avaient pratiqué l’ascension d’une des gorges du Caroux à partir de Colombières-sur-Orb, guetté les bouquetins en arpentant le plateau jusqu’au point de vue qui déployait à leurs pieds les charmes de la vallée en contrebas, et emprunté une autre gorge entre Saint Martin et Colombières pour rejoindre leur véhicule. Ils avaient marché d’un bon pas, s’étaient reposés dans des endroits permettant de profiter du paysage et se félicitaient du beau temps qui les avait accompagnés malgré l’annonce d’une météo maussade. C’était une balade des plus ordinaire, dépourvue du moindre désagrément, à l’exception d’une bonne et saine fatigue. Peut-être même celle-ci figurait-elle parmi les menus bonheurs de la journée, comme preuve du périple accompli, endolorissant juste ce qu’il fallait les muscles des jambes et du dos.

« Y’en a encore pour longtemps ? demanda Florence Sabaune en se grattant le bras.

— Pas vraiment. Après la rivière, on longe ce champ et on rejoint le sentier qui mène à la voiture. »

2,99 €

Miroirs mutilés

Et je regarde au loin et vois

Une jeune fille de 17-18 ans tenant d’une main des fleurs

Et de l’autre une baguette d’encens

 

Grand-mère Chiaki égrenait les notes d’une vieille mélopée, le regard perdu dans les nuages. La chanson appartenait au folklore de la province d’Hokkaido et parlait d’un père mort au combat, sur la tombe duquel se rendait la jeune fille. Jadis les enfants la chantaient en jouant à temari. La contemplation du ciel à travers la fenêtre ne l’empêchait pas de jeter à intervalles réguliers des regards sur l’homme qui, à la table de la cuisine, coupait des légumes en dés avec une régularité de métronome. La précision avec laquelle il débitait des rondelles d’égale épaisseur fascinait et effrayait à la fois. Devant lui, le wok était branché, prêt à envelopper la préparation de bouillants nuages. Les paupières lourdes de Chiaki couvaient aussi des orages.

« Tes cheveux ne repoussent pas, Yasuro. Tu devrais couper le côté qu’il te reste. »

0,99 €

L'Appel de la nébuleuse

La Nébuleuse, un ventre de soleils en gestation perdu dans l’immensité du vide.

Un vide plein, frissonnant d’énergie contenue, prête à amorcer, par une mystérieuse alchimie, les complexes processus de naissance de la matière.

Le nuage de gaz et de poussières déploie de riches promesses dans ses lentes invaginations. Le théâtre de son silencieux ballet brille de milliards d’yeux cyclopes rayonnant de fascination. Les soleils en arrière-plan éclairent la scène où la nébuleuse exécute sa danse sensuelle, projecteurs révélant sous la transparence des voiles vaporeux les formes fécondes de son si vaste corps.

Ses deux jambes longilignes, d’une longueur de trois quarts d’année-lumière, s’agitent au rythme du souffle stellaire qui émane de son centre. Son déhanchement millénaire présente à d’hypothétiques prétendants sa féminité stellaire.

0,99 €

L'École des assassins

Bienvenue à Hong Kong, à l'heure de la curée !

Hong Kong 2023. Une guerre oppose les triades de la Sun Yee On à Voyager Concept, transnationale spécialisée dans la conquête spatiale et le génie génétique. Au sein de cette entreprise, Marion Strauss a une vision : l'école des assassins. Un groupe de quarante enfants qu'il va former aux arts du meurtre et de la guerre, qu'il va bio-améliorer jusqu'à transcender l'humain. Parmi eux : Ryu, l'Acrobate ; Cassandre, dotée d'une mémoire totale ; Peter, le Samouraï ; Terri, le Phénix, condamnée à renaître de ses cendres. Parce que Jon Holkaï, son mentor, lui a enseigné le bushido, Peter va refuser sa charge d'assassin et se dresser contre Marion Strauss. Une guerre se prépare ; chacun devra choisir son camp.

Avec L'Ecole des assassins, Ugo Bellagamba et Thomas Day rendent hommage aux mangas télévisuels et aux super-héros de leur adolescence : Wolverine, X-men et autres Ken le survivant.

Thomas Day est né en 1971, dans cette belle ville de Paris où il réside actuellement au-dessus des catacombes et de leurs six millions de squelettes. En quelques années, il s'est imposé comme l'auteur le plus violent, le plus éprouvant de l'imaginaire francophone. On lui doit une cinquantaine de récits, un recueil de nouvelles, Sympathies for the devil, ainsi que quatre romans au Bélial' et chez Mnémos, dont Rêves de guerre.

Ugo Bellagamba, titulaire d'un doctorat en histoire du droit, a publié sous le pseudonyme de Michael Rheyss un texte remarqué car remarquable : L'Apopis républicain. Il a 29 ans et vit à Aix-en-Provence avec sa femme et Sirius, un improbable petit chien.

L'École des assassins est leur première collaboration.

4,99 €

Rosée de feu

« Les officiers et les hommes du Japon impérial sont tous les membres d’un commando-suicide. »

Bureau d’information du gouvernement japonais, 1944.

 

1944. Face à l’avancée des forces américaines dans le Pacifique, le haut-commandement de la Marine impériale japonaise applique une tactique de la dernière chance : engager ses pilotes de dragons dans des attaques suicide.

Très vite, un autre feu du ciel s’abat sur le Soleil Levant. Les superforteresses B-29 lâchent sur les grandes villes des bombes au napalm. Seuls de rares pilotes se révèlent assez courageux ou fous pour les affronter sur leurs dragons de combat…

Trois destinées sont balayées par le souffle de la guerre. Hideo, petit garçon qui vit de l’intérieur la souffrance du Japon. Tatsuo, son grand frère, étudiant recruté dans une escadrille suicide. Enfin le capitaine Obayashi, maître archer qui impose la « stratégie de la mort assurée ».

 

Né en 1963, diplômé en philosophie et en sciences des religions, éditeur, collaborateur de la revue Bifrost, spécialiste de Sherlock Holmes, Xavier Mauméjean est un auteur atypique aux intérêts multiples. Son premier roman, Les Mémoires de l’Homme-éléphant, a été lauréat du prix Gérardmer en 2000. Il a depuis publié une vingtaine d’ouvrages, en littératures jeunesse ou adulte, dont Lilliputia en 2008, salué par le prix Rosny Aîné.

Fresque sentimentale et violente, roman qui mêle faits historiques et mythologie, Rosée de feu relate les derniers mois d’une nation qui, parce qu’elle attache le plus grand prix à la vie, acceptera le sacrifice ultime dans la plus grande des dignités.

8,99 €

Enfer clos

« Il n'y a jamais de motifs aux enfers qu'on se forge. Seulement des prétextes. »

 

1945.

La porte d'une triste masure se referme sur une fratrie marquée par le malheur et la honte. Bernadette et Suzie ont été tondues pour avoir couché avec l'occupant. Tondues et violées sur la place du village... Putains ! Putains ! Guillaume, le plus jeune, muré dans sa terreur, parle si peu qu'aux yeux de tous il n'est qu'un attardé doublé d'un déserteur. Quant à l'aîné, Clément, il a beau se poser en héros, on devine sous la patine du mensonge une vérité aux couleurs plus troubles...

Et c'est lui, Clément, violent et paranoïaque, qui prend la décision de cloîtrer son petit monde derrière les volets de cette cabane insalubre. Car il faut se protéger des autres, de l'extérieur, de ceux qui ne crient qu'un seul mot en cette période exultante de l'après-guerre : vengeance ! Ainsi débutent quarante années d'un enfermement total, quarante années pour libérer le monstre qui sommeille en chacun, quarante années d'enfer clos...

 

Depuis la sortie de son premier roman, L'Abbé X en 1984, Claude Ecken a publié une vingtaine d'ouvrages, romans, livres illustrés ou même bandes dessinées. Nouvelliste rare, couronné par le prix Rosny Aîné en 2001, il a publié la plupart de ses textes récents dans la revue Bifrost ou les anthologies du Fleuve Noir et des éditions du Bélial' — chez qui on retrouvera bientôt son premier recueil.

Claude Ecken a quarante-neuf ans et vit à Béziers. Enfer clos, livre coup de poing s'il en est, roman d'une maîtrise psychologique époustouflante inspiré d'un fait divers inconcevable, démonte avec lucidité les mécanismes du vernis social sous lequel gronde la bestialité. Terrifiant.

4,99 €

La Créode

Il rugit. C’était le dernier jeu inventé par les jeunes Ouqdar. Peu d’entre eux arrivaient à reproduire toute la gamme des sons émis par leur animal fétiche. Damballah seul en maîtrisait toutes les modulations.

Il rugit et son cri se répercuta longtemps de miroir en miroir avant de se briser sur les parois rocheuses. L’acoustique était parfaite dans le cirque désert. Damballah aimait s’y installer dès l’aube. À cette heure, il pouvait chevaucher ses rêves sans risque d’être interrompu.

Damballah rugit encore une fois. Pour le plaisir C’était le cri du lion blessé et le jeune Ouqdar était presque trop convaincant. Les hurlements sont des soupapes qui permettent d’exhaler bien des souffrances…

0,99 €

Hétéros et Thanatos

L’haleine lourde du village s’exhalait en effluves épicés. L’air bougeait à peine. Dans les embrasures des portails, le crépuscule entassait des ombres. L’homme blanc s’arrêta devant l’entrée d’une masure. La porte s’ouvrit, avala prestement le visiteur. La nuit s’appropriait la rue.

 

 

« Assieds-toi, Sélénite. »

Acceptant l’invite de la femme, Sélèn — dit le Sélénite — s’installa dans un fauteuil aux courbes raides, adoucies par des coussins de plume. En face de lui, son hôtesse, très droite, serrait ses mains contre son ventre pour les empêcher de trembler. Sur le lit dont la présence massive mangeait le quart de la pièce, le compagnon de la femme attendait, recroquevillé. Par moments, un spasme d’inquiétude bouleversait son visage taciturne.

L’homme blanc se contraignit à ne pas sourire.

Tôt ou tard, tous, ils venaient à lui malgré leur répugnance. Il n’est pas de peur qui ne soit vaincue par le désir et la curiosité. Bien sûr, la première fois, c’était très difficile. Mais Sélèn savait attendre.

 

0,99 €

Qui sème le temps récolte la tempête

« Ordalie, Ordalie », appela la mer.La mer immense et belle et douce. « Viens », dit-elle encore. » Viens noyer le feu qui te dévore au creux de mes eaux vives. Serre ton corps, tes poings, tes yeux, tes lèvres, et viens t’abîmer en moi. »

 

 

La flèche du gnomon marin étendait une ombre gigantesque et troublée vers le flotteur Ultime-du-Ponant. Le cockpit cristallin accroché au sommet de la haute tour fuselée frémissait sous l’étreinte des vents. Au centre de l’habitacle, oscillant avec lui, Ordalie contemplait la mer incandescente, irradiée par le soleil couchant. Jamais encore elle n’était venue aussi tard. La nuit tomberait vite, maintenant. Les risques allaient en être considérablement accrus. Un frisson courut le long de son échine. L’ombre de la peur ? En prendre conscience l’aiguillonna. Elle assujettit plus étroitement le symbiote derrière son crâne, riva le masque à son visage et appuya sur la commande d’ouverture du cockpit. En vain.

 

TEMPÊTE IMMINENTE – SAUT FORMELLEMENT DÉCONSEILLÉ – CASCADE INCONTRÔLABLE – JE N’ASSUME PAS LES RISQUES – TEMPETE IMMINENTE – SAUT FORMELL…

0,99 €

Le Nirvâna des accalmeurs

Ses pensées s’étiraient en volutes, tournaient paresseusement dans sa tête comme un fluide un peu trouble. Léni oscillait au bord du monde qu’il lui fallait atteindre jour après jour pour gagner son pain, mais il ne réussissait pas à basculer dans son imaginaire, son esprit refusait de se convertir au vide nécessaire et Léni restait en retrait, hanté par La Voix.

Plaisir, le service télématique complexe auquel Léni se trouvait connecté, décida d’intervenir. Son baryton serein emplit les écouteurs de l’habituelle psalmodie douce :

« Calme calme calme. Relaxe. Relâche tout. Vide ta tête. Lisse ton visage. Détends tes yeux, tes mâchoires. Ton corps est chaud. Tes membres sont lourds, lourds… »

Les consignes physiologiques ne suffirent pas et Plaisir ajouta : « Fais-le pour eux. Tu dois leur délacer ton univers. Ouvre-leur la tendre poche marsupiale de tes rêves. Laisse-les se blottir en toi. Permets-leur d’oublier leur misère, d’accéder au nirvâna des accalmeurs, ce paradis sans lequel leur vie ne serait qu’un enfer… Voilà… C’est bien… Tu flottes. Ton corps anesthésié a perdu ses limites. Tu n’es plus qu’esprit, mental, images, flux d’images… »

0,99 €

Ça vient de paraître

Les Dieux lents

Le dernier Bifrost

Bifrost 121
PayPlug