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Alain SPRAUEL

Alain Sprauel est, en France, le spécialiste incontesté des bibliographies de science-fiction et d’imaginaire ; c’est logiquement le plus sollicité par les éditeurs.

Depuis une vingtaine d’années, il a publié près de 150 bibliographies pour Denoël, le Bélial’, J’ai Lu ainsi que pour de nombreuses revues dont Bifrost. Il publie à destination des passionnés le fanzine semestriel Biblio-SF dont chaque numéro comporte une demi-douzaine de bibliographies illustrées en couleurs.

Il est aussi le spécialiste d’auteurs comme Stephen King, Dean Koontz, Serge Brussolo, Pierre Pelot ou Claude Seignolle dont il possède l’intégralité de toutes les éditions de l’ensemble de leurs œuvres !

Enfin, en complément de son activité bibliographique, Alain Sprauel constitue un patrimoine littéraire des œuvres fantastiques en langue française. À l’heure actuelle, il possède près de 10.000 livres !

Alain Sprauel met depuis longtemps ses connaissances au service du public. Il était logique qu’il soit invité aux Imaginales pour parler de sa passion. Pour aller plus loin :

http://www.noosfere.com/icarus/livres/auteur.asp?numauteur=-49153&Niveau=revues http://www.noosfere.com/icarus/livres/auteur.asp?numauteur=-49153 http://lemondedemateo.over-blog.com/article-bibliosf-l-interview-d-alain-sprauel-91867820.html http://www.jack-london.fr/

Disponible   À paraître   Bientôt épuisé   En réimpression   Épuisé

L'Accroissement mathématique du plaisir

Le premier recueil de Catherine Dufour : vingts récits dont sept inédits !

« Il n'est guère surprenant que j'aie trouvé de vifs motifs d'intérêt et de plaisir dans des nouvelles comme "Vergiss mein nicht" et "L'Immaculée conception", qui mettent en scène, non sans jubilation, des relations divergentes d'événements dérangeants. De tels événements pourraient, bien entendu, apparaître dans des textes britanniques, mais je doute que leurs auteurs eussent manié l'équilibre de ces récits contradictoires sur un mode comparable. »

Brian Stableford

Science-fiction, fantastique et fantasy... Catherine Dufour aborde l'ensemble de ces domaines avec un égal bonheur et s'affirme ici comme une nouvelliste de tout premier plan.

Au programme :

- des préfaces signées Richard Comballot et Brian Stableford,
- vingt récits dont sept inédits,
- une postface de Catherine Dufour,
- un entretien, - une bibliographie exhaustive.

Catherine Dufour est née à Paris en 1966. Elle publie son premier roman, Blanche Neige et les lance-missiles, en 2001, opus initial d'une tétralogie de fantasy goguenarde et délirante qui rencontre un succès considérable. Le Goût de l'immortalité, son premier roman de science-fiction, paraît en 2005. Nouveau succès, tant public que critique : le livre remporte peu ou prou l'ensemble des prix littéraires dédiés au genre — Grand Prix de l'Imaginaire, Prix Rosny Aîné, Prix Bob Morane, Grand Prix de la Science-Fiction Française...

L'accroissement mathématique du plaisir, qui réunit vingt nouvelles dont « L'Immaculée conception », lauréate du Grand Prix de l'Imaginaire 2008, est son premier recueil.

20,00 €

Bifrost n° 51

Plusieurs mois avant mon treizième anniversaire, ma mère m'a visité en rêve afin de m'expliquer pourquoi elle m'avait envoyé vivre dans un cirque sept ans plus tôt. Sauf erreur de ma part, ce rêve était un Mitsubishi, une biopuce de la gamme Moonflower qui dominait le marché de la pornographie à cette époque ; programmé pour s'activer une fois que ma production de testostérone aurait atteint un niveau déterminé, il présentait une Asiatique au corps sculptural, sur lequel ma mère avait apparemment greffé son visage. J'ai supposé que, pressée par le temps, elle avait été obligée d'utiliser ce qu'elle avait sous la main ; d'un autre côté, vu la complexité machiavélique de notre histoire familiale, je me suis demandé par la suite si elle n'avait pas délibérément choisi une puce porno afin de provoquer en moi un conflit œdipien de nature à souligner l'urgence de son message...

Lucius Shepard
Radieuse Etoile verte (prix Locus 2001)

11,00 €

Bifrost n° 50

... Cette nuit-là le Santa Ana charriait vers l'ouest des détritus divers : papiers, feuilles mortes et panaches de poussière subtilisée sur des aires de stationnement où des semi-remorques attendaient patiemment le lever du jour. Cette nuit-là une chose non identifiable, roulant et glissant dans les rues désertes de Santa Margarita, se raccrocha brièvement à de hautes branches, tenta quelques dérapaqes sur les toits des voitures garées puis lonqea la vitrine nord de la Cantina de Guillermo, un resto ouvert 24 heures sur 24, en exécutant une sorte de danse du ventre langoureuse et lascive. Le seul qui put l'admirer fut ce vieillard que tous appelaient Cyclope, et qui sirotait un café au comptoir — une activité qu'il faisait durer pour bénéficier d'un peu de chaleur et de lumière — , et il contempla cette chose jusqu'au moment où elle atteignit l'extrémité de la vitre et bascula au-delà, l'obligeant à tordre le cou pour la suivre de son œil valide...

Tim Powers
Itinéraire nocturne

11,00 €

Bifrost n° 45

L'année qui a suivi la mort de Lorraine, j'ai envisagé six fois de me suicider. Envisagé sérieusement, je veux dire : je me suis installé six fois avec le gros flacon de clonazépam à portée de main et j'ai échoué six fois à le prendre, trahi par un instinct de survie ou dégoûté par ma propre faiblesse.

Je ne peux pas dire que je souhaite avoir réussi, parce que, selon toute probabilité, j'ai bel et bien réussi, j'ai réussi à chaque fois. Six morts. Non, pas seulement six.

Une infinité.

Fois six.

Il y a des infinis plus ou moins grands.

Mais je n'en savais rien, à l'époque.

 

Robert Charles Wilson

Divisé par l'infini

11,00 €

Bifrost n° 41

« Pendant que je faisais disparaître avec application le contenu de mon assiette, le pouvoir maléfique s'enflait en moi. Je m'efforçais de me distraire grâce à des procédés mnémoniques enfantins — berceuses, chansons apprises à l'école — en une vaine tentative pour retarder la confrontation imminente. Comme si j'avais pu échapper à la conscience de ce que je glissais dans ma bouche et à la malignité croissante qui prenait forme lors de mes repas. Les démons du monde inférieur se réveillaient, prêts au combat, je le sentais aussi infailliblement que je savourais le croquant caoutchouteux des boulettes et les immondes saveurs de mort dégagées avec leurs sucs.

Pourtant, je tirais un certain réconfort de ce déjeuner grotesque, par la conscience transcendante que mes actes inversaient le cours du temps, éloignaient le mal et tenaient en respect les habitants de la fosse. A l'échelle colossale de l'immense univers de mort, le répit était d'une brièveté saisissante, mais il suffisait, il suffisait, je ne pouvais faire davantage.

Seul, haruspex opposé au mal. »

Christopher Priest

Haruspex

10,00 €

Bifrost n° 39

On était au tout début du mois d'Aron, deuxième mois des automnes. J'avais demandé une translation au choix, depuis très, très longtemps. Mon choix, c'était Mars, bien sûr. J'avais tous les quotas et je ne comprenais pas pourquoi mon tour n'arrivait jamais. Après tout, les bleus me jugeaient peut-être indispensable ici, à Aurora, petite ville du monde prime. J'attendais d'être appelée. Je me rendais presque tous les jours à l'un des dix centres milliens d'Aurora pour assister au ravissement des transités vers l'un des trois mondes ultimes, la Lune, Mars ou Vénus. Le quatrième, Mercure, serait ouvert bientôt, sans doute à la fin des automnes ou au commencement des hivers...

Michel Jeury, La Source rouge

10,00 €

Bifrost n° 38

« — Je... sommes-nous bien... où je pense ? bredouilla Peck.

— Oui, répondit Ambel. On retourne au bateau.

Au même moment, la brousse se déchira et un bras en surgit. Un bras long de six mètres, fin et apparemment dur comme l'os. La main, d'un bleu presque noir, mesurait deux mètres du poignet aux phalanges. Elle cueillit Peck et l'aspira dans les fourrés. Erlin vit ce qui se trouvait à l'autre extrémité du membre et eut de la peine à y croire. Le pauvre homme hurlait à pleins poumons. Un rire sonore et des gloussements d'aliéné vinrent se joindre à ses cris tandis que la forêt dense se refermait. Puis le vacarme cessa.

— On n'est pas dans la mouise ! s'exclama Ambel.

Un euphémisme aux yeux d'Erlin.

— On retourne à la barque, maintenant, hein ? demanda Boris, fébrile.

— Vas-y, et emmène la Terrienne avec toi !

Ambel pénétrait déjà dans le labyrinthe luxuriant.

— C'était quoi ? demanda la jeune femme.

Boris eut un sourire forcé.

— Oh ! ça ? C'était l'Ecorcheur. »

Neal Asher

Spatterjay

10,00 €

Bifrost n° 33

Il fallait d'abord frapper le chien. Pour attendrir la viande ou au contraire saturer les tissus d'adrénaline, afin d'augmenter sa saveur. Sur ce point, les écoles divergeaient, mais toutes admettaient l'importance du rituel. Le premier assistant de Paul Veyne tira de sa cage l'animal à poil gris, couleur de hyène. Le meilleur choix. Contrairement à la vision simpliste des Occidentaux, n'importe quel chien ne pouvait convenir pour la préparation du Thit cho. A défaut d'un gris, on pouvait se rabattre sur un jaune tacheté de marron. Jamais un noir, réservé au traitement des maladies mentales, ce qui aujourd'hui aurait fait montre d'une impardonnable faute de goût. La bête tenta de se dégager mais ses membres étaient entravés par un câble d'acier.

« Diffusion dans quinze secondes. »

Paul fixa le décompte numérique affiché sur l'écran. Un LIVE clignota avant de laisser place à un gros plan de sa femme. Elle était assise au milieu de leur salon, le canon d'un automatique pointé sur sa tempe. La situation n'avait rien d'exceptionnel, mais elle était éprouvante. Il devait l'oublier ; ne songer qu'à son art.

« Nous pouvons commencer. »

Xavier Mauméjean

10,00 €

Bifrost n° 31

Il ôta sa chemise à fleurs made in Bangkok, défit son pantalon, retira son slip, éjecta ses tongs.

« On se le fait façon cataplasme, chuchota-t-elle quand il s'allongea sur son ventre.

– Plutôt barbecue. »

Toute moite, elle diffusait une chaleur d'enfer à partir de son torse et de son ventre. Il se raidit tel un brandon. Cela coulait de source entre elle et lui depuis tant de mois qu'il la pénétra sans crier gare. Jalna agita les hanches comme un petit train du Texas. Ça filait doux tandis qu'elle fumait son joint, là-haut, tout là-haut dans son arbre.

Soudain, elle sanglota.

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

Puis elle éclata de rire : « Aie ! Je me sépare. »

Les murs de la chambre s'éloignaient à l'infini. Jalna perçut nettement qu'elle se divisait par le milieu. Une faille s'ouvrit depuis son sexe, gagna son nombril, atteignit son cerveau. Scindée en deux ! Une tristesse sans fond immergeait une part de son esprit, tandis qu'un rire dément secouait l'autre. Ignorant la fulgurante apparition de cette crise hystérique, Everett écartela son corps, plongea dans ce gouffre de douleur insoutenable...

Philippe Curval

10,00 €

Bifrost n° 25

« Ses pattes atrophiées, repliées sous son torse, semblent d'inutiles appendices de chair molle. Sa tête repose, couchée sur une plate-forme soutenue par un échafaudage. Il a les yeux mi-clos, et de grands filets larmoyants pendent sous ses paupières. La partie supérieure de sa boîte crânienne a disparu. On devine, à la lueur des lanternes, l'éclat terne de l'acier, et celui, plus chaleureux, du cuivre, qui lui font une couronne obscène en lieu et place du cerveau. Un bouquet de câbles s'échappe de l'ouverture et court se perdre vers le fond de la soute, où chuintent des machines. L'échine est fendue. Les Ingénieurs ont pratiqué une large incision sur près de deux mètres en hauteur. Un cocon d'acier emplit l'espace béant. A l'intérieur, une couchette installée à la verticale, flanquée de cadrans et d'une douzaine de leviers... »

« Trouver son cœur et tuer la bête », de Johan Heliot, un fantastique récit prenant pour cadre l'univers de La Lune seule le sait, prix Rosny Aîné du meilleur roman.

Épuisé

Ça vient de paraître

La Vie secrète des robots

Le dernier Bifrost

Bifrost n° 117
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