Connexion

LE BÉLIAL'

Maison indépendante créée en 1996, les éditions du Bélial' consacrent leur catalogue aux littératures de genre (le fantastique, la fantasy et la science-fiction, avec un intérêt tout particulier pour ce dernier domaine).

Editeur de la revue trimestrielle Bifrost, le Bélial' publie une dizaine d'ouvrages chaque année romans, recueils et anthologies qui présentent un panorama exigeant des auteurs d'aujourd'hui et de demain, sans oublier les grands anciens, les pionniers, souvent proposés dans de nouvelles traductions et éclairés d'un appareil critique incontournable.

Le Bélial', c'est le meilleur des littératures de genre : de Greg Egan à Lucius Shepard et Stephen Baxter, de Claude Ecken à Thierry Di Rollo ou Catherine Dufour...

Disponible   À paraître   Bientôt épuisé   En réimpression   Épuisé

Le Poème au carré

ASSISE SOUS UN GRAND TILLEUL, Alice s’ennuyait un peu. Elle venait juste de finir son livre et elle ne savait pas quoi faire en attendant l’heure du thé. Elle s’allongea sur l’herbe en prenant soin de lisser ses cheveux sur ses épaules, car depuis qu’elle avait eu dix ans il était nécessaire qu’elle se montre un peu coquette (sa sœur avait été très précise sur ce point). Ce-pendant, elle veilla à garder les yeux grands ouverts afin de ne pas retomber dans un de ces rêves interminables qu’elle faisait autrefois, et dont le récit ne lui avait valu que des réflexions désobligeantes ou, au contraire, des attentions incongrues.

Le ciel, à travers les branches du tilleul, était aussi bleu que bleu se peut, de fait Alice fut surprise de recevoir sur le coin du menton une petite goutte fraîche, puis une autre sur le bout du nez, et encore deux autres au milieu du front.

Elle s’assit précipitamment, passa sa main sur son visage et regarda le bout de ses doigts.

« C’est tout à fait étrange, dit-elle à haute voix, car elle n’avait pas perdu l’habitude de se prendre à témoin quand elle ne trouvait pas d’autre interlocuteur, mais il me semble bien qu’il s’agit de confiture. »

Elle goûta, hésitante, puis s’exclama :

« De la confiture d’orange ! Vraiment ! Vraiment ! Comme cela est cocasse ! Hélas, je crains de rêver une fois de plus. »

 

0,99 €

L'Accroissement mathématique du plaisir

« Elle est superbe. »

Elle l’était.

Sa peau n’avait pas ce toucher irritant, gras à force d’être lisse, des épidermes synthétiques. Elsevier passa à nouveau sa main au creux des reins : on y sentait comme un léger duvet.

« Comment tu as fait ?

– J’ai copié à l’identique, mais sur un seul exemplaire, les quatre plus belles statues de Vénus. Celles de Cnide, de Capoue, de Praxitèle, et la Génitrix. Je voulais comprendre ce qu’il y a de divin chez ces femmes plutôt épaisses. Maintenant, j’ai compris.

– Moi aussi. »

 

0,99 €

La Liste des souffrances autorisées

« ET IL Y AVAIT CETTE BONNE femme, avec cet accent de la Citadelle… »

Monsk pose sa fourchette dans le bazar qui encombre son assiette :

« Tu vois ce que je veux dire ? Elle parlait comme ça : “Est-ce que quelqu’un peut vraiment jurer qu’il est possible d’élever un enfant sans jamais ressentir de pulsion sadique ? Je suis sa mère, quand même ! Je ne suis pas censée lui faire croire que le monde est sympa, n’est-ce pas ? Quand il arrive avec un de ces foutus dessins qu’il fait à l’école, je suis vraiment obligée de faire semblant que c’est beau ? Pour qu’il croie qu’il suffit de chier sur une feuille pour me faire plaisir ? Je veux dire, je suis sa mère ! C’est mon boulot, de l’élever ! Et cet imbécile m’aime ! Et pourquoi ? Parce que ça lui vient comme ça ? D’instinct ? Et je suis censée lui apprendre à se fier à ses instincts ? Et à déborder d’amour pour n’importe qui ? Et à le manifester n’importe comment ? Je suis censée l’expédier dans la vraie vie avec cette mentalité de… cette sensiblerie de… de perdant ? J’en ai fait des confettis, de son dessin ! Parce que ça m’a fait plaisir, et parce que ça lui apprend la vie !” »

Monsk éclate de rire et reprend ses couverts :

« C’est excellent. Excellent. Qu’est-ce que c’est, au fait ? »

 

0,99 €

L'Amour au temps de l'hormonothérapie génétique

Los Angeles 2019…

Hillary était une petite bonne femme discrète. Elle portait des souliers plats, des jupes opaques, le minimum légal d’implants et un somptueux regard naturellement bleu. Quand Tigre lui demanda ce qu’elle faisait pendant son tiers-temps actif, il fut étonné d’apprendre qu’elle était Chief Engineer chez SkyNet, spécialisée dans l’hormonothérapie génique.

Tiger, lui, travaillait comme Life Time Value Manager dans une société de services. Il avait le physique de l’emploi, sobre et morose ; Hillary le trouva suprêmement distingué et délicieusement viril, avec dans le regard ce léger flou qui trahit les blessures secrètes pudiquement dissimulées, bref, elle tomba amoureuse comme un sac.

Tiger s’en rendit compte avant elle, évalua de ses yeux myopes les gros seins genuine cachés sous la blouse modeste, passa quelques jours à soupeser les avantages et les inconvénients d’une liaison éventuelle. Il se décida un mercredi à 16h22 GMT et à 21h09, Hillary était sa maîtresse, temps record dont il se vanta abondamment auprès de ses collègues.

 

0,99 €

Un Soleil fauve sur l'oreiller

QUAND LE CIEL BAS et lourd pèse comme un couvercle…

Le ciel ne pesait pas : il était carrément posé par terre et noyait les rues dans une brume de gel. Mye, rétractée au fond de son manteau, avançait à longues enjambées sur le trottoir sonore, donnant courageusement du front contre la bise.

Les devantures défilaient à sa droite, chocolaterie rouge, pharmacie verte, oxygènerie grise. Mye tourna un coin et soupira d’aise tandis que le vent continuait tout droit. Elle ralentit le pas en passant devant la devanture éteinte d’un Lavomatic. Il était tard, la boutique était fermée et pourtant, comme la veille et comme le jour d’avant, une machine tournait. Une femme était assise sur une chaise, juste en face de la machine ; une vieille dame vêtue de noir qui paraissait menue et terriblement cassée, presque diluée dans la pénombre jaunâtre. Cette fois, Mye s’arrêta :

Quelle vie de misère oblige de si vieilles dames à sortir de si mauvaise heure ?

Mye approcha de la vitrine embuée. Elle fit glisser son masque stérile sur son menton et effleura la vitre du nez. La vieille dame ne bougea pas. Mye remit son masque en place et repartit, la tête enfoncée dans ses épaules.

 

0,99 €

Mémoires mortes

L’AIR NOCTURNE ETAIT tiède et chargé d’effluves fruitées, la lune en son plein versait sur le parc un doux argent trompeur. Allongée dans l’herbe, sous les branches fleuries d’un chèvrefeuille, Nylone sommeillait. Un phénix, descendu sans bruit du ciel étoilé, se posa près d’elle et caressa de ses ailes bleues le visage de la jeune fille. Nylone bâilla, étira longuement ses bras chargés de bijoux. La mousseline blanche de sa tunique était mouillée de rosée. Elle ouvrit paresseusement les yeux : sur l’horizon outremer s’élevaient les hautes tours de la cité de Tintagel, mille clochers lumineux au-dessus desquels se croisaient des étoiles filantes. L’oiseau magnifique replia ses ailes, ouvrit son bec doré :

« BIP BIP BIP. »

Nylone s’assit en grimaçant : « Putain ! Fait chier, ce beeper… »

 

0,99 €

Bifrost n° 61

« C’est vous qui nous avez envoyés ici — tisser vos toiles, construire vos portails magiques, enfiler le chas de l’aiguille à soixante mille kilomètres/seconde.

On bosse pour vous. Pas question d’arrêter, ni même d’oser ralentir, de peur que la lumière de votre venue ne nous réduise en plasma. Tout ça pour que vous puissiez sauter d’une étoile à la suivante sans vous salir les pieds dans ces interstices de néant infinis.

Serait-ce donc trop demander que vous nous adressiez la parole de temps en temps ?

L’impact de l’évolution, du génie génétique, je connais. Je sais à quel point vous avez changé. J’ai vu ces portails donner naissance à des dieux, des démons, des choses qu’on ne peut espérer comprendre et dont je doute qu’elles aient un jour appartenu à l’espèce humaine : des extraterrestres brûleurs de dur, j’imagine, profitant des rails posés derrière nous.

Des conquérants.

Voire des exterminateurs. »

Peter Watts
L’Ile

11,00 €

Le Rêve du démiurge - 8

Carnaval sans roi

Kantor, télépathe, a jadis perdu son pouvoir en sauvant un ami du "gel catatonique". Aujourd'hui, un psychiatre voudrait qu'il l'aide à soigner un patient très spécial : Alvar, le Gitan, dont le cerveau est possédé par cinq spectres. Son pouvoir restauré, Kantor entre dans l'esprit d'Alvar et affronte les intrus - une petite fille, un soldat, un couple de bardes, un acrobate - dont les conflits torturent le malade. Parviendra-t-il à arrêter cette guerre mentale, ce terrible CARNAVAL SANS ROI ?

5,99 €

Incarnations

« Et le pire de tout, c'est qu'il ne peut même pas s'offrir le luxe de trembler... »

 

Incarnations ?

Une ancienne charcuterie industrielle. Un lieu clos, labyrinthique et interactif. Un vieil artiste : Antonin Fabrio, cinéaste et sculpteur sulfureux. Cinq personnes — trois hommes, deux femmes — recrutées pour participer à une expérience extrême. Moyenne d'âge : entre vingt et trente ans. Cinq prisonniers volontaires, enfermés dans ce bâtiment où ils deviennent une matière brute entre les mains du vieil homme. Et très vite, les motivations réelles d'Antonin Fabrio apparaissent : réaliser une œuvre totale et définitive, faire de l'art avec du vivant — transformer ces cinq individus en « bioacteurs » pour les amener à incarner des personnes disparues. La métamorphose commence. Dans la douleur. Car Fabrio est prêt à tout pour parvenir à son but : torture mentale, manipulations, violences physiques... Dans ce lieu fermé, la terreur s'installe. Et pourtant les cinq « bioacteurs » investissent le jeu, apprennent à survivre, à se gérer individuellement et collectivement. À l'intérieur de ce chaos permanent mais orchestré, chacun ira au bout de lui-même, au bout de l'expérience...

 

Incarnations ?

 

Grand amateur des littératures transgenre et hors cadres, Xavier Bruce anima pendant plusieurs années la micro-revue critique Translfictions avant de rejoindre l'équipe des collaborateurs de Bifrost, « la revue des mondes imaginaires ». Incarnations, son premier roman, constitue une expérience brutale, un texte choc qui place d'emblée Xavier Bruce très haut dans le panthéon de cette nouvelle littérature française nourrie aux genres populaires et à leurs codes, une littérature qui n'hésite pas à transgresser ses sources pour mieux les réinventer et bousculer son lecteur. Xavier Bruce a 41 ans. Il vit à Paris.

4,99 €

La Cité du soleil

Paul Grimal a disparu, ne laissant derrière lui qu'un ensemble de notes concernant la Cité du Soleil, cette fabuleuse construction mentale de l'Italien Tommaso Campanella. Des indices convergeant tous vers l'impensable : la Cité du Soleil existerait, quelque part... Mais comment rejoindre une utopie ?

 

Depuis plus de deux siècles, la dynastie des Bonaparte règne sur le monde. Un règne qui devrait se trouver légitimé par la mission d'exploration que mène l'Aiglon aux confins du Système solaire. À moins qu'un assassinat politique ne bouleverse les plans impériaux...

 

La Voie Lactée se meurt, dévorée par l'entropie. Pour la myriade de peuples qu'elle abrite, il n'y a aucune alternative. D'autant que cette fin des temps est orchestrée par les Archontes, désireux de vivre l'Apocalypse jusqu'à son terme. Pourtant les Hu, race faible et mineure, refusent l'inéluctable, notamment Hu-Jon, prêt pour la plus folle des odyssées.

 

Trois aventures historiques, trois épopées philosophiques...

 

Un temps caché sous le pseudonyme de Michael Rheyss (notamment dans l'anthologie périodique Étoiles Vives, où il débute), c'est sous son véritable nom qu'Ugo Bellagamba publie son premier roman, L'École des assassins (au Bélial'), un manga littéraire co-écrit à la testostérone avec Thomas Day et salué par la critique. Titulaire d'un doctorat en histoire du droit, Ugo Bellagamba a trente ans. Il vit à Aix-en-Provence avec sa femme et leur improbable petit chien, Sirius.

 

Avec La Cité du Soleil, Ugo Bellagamba nous propose trois textes d'une rare ambition où la science-fiction s'inscrit au cœur même de notre Histoire, quelque part entre Robert Silverberg et Umberto Eco.

7,99 €

La Cité du soleil (nouvelle)

Paul Grimal a disparu, ne laissant derrière lui qu'un ensemble de notes concernant la Cité du Soleil, cette fabuleuse construction mentale de l'Italien Tommaso Campanella. Des indices convergeant tous vers l'impensable : la Cité du Soleil existerait, quelque part... Mais comment rejoindre une utopie ?

2,99 €

L'Apopis républicain

Depuis plus de deux siècles, la dynastie des Bonaparte règne sur le monde. Un règne qui devrait se trouver légitimé par la mission d'exploration que mène l'Aiglon aux confins du Système solaire. À moins qu'un assassinat politique ne bouleverse les plans impériaux...

2,99 €

Dernier filament pour Andromède

La Voie Lactée se meurt, dévorée par l'entropie. Pour la myriade de peuples qu'elle abrite, il n'y a aucune alternative. D'autant que cette fin des temps est orchestrée par les Archontes, désireux de vivre l'Apocalypse jusqu'à son terme. Pourtant les Hu, race faible et mineure, refusent l'inéluctable, notamment Hu-Jon, prêt pour la plus folle des odyssées.

2,99 €

Quand il y aura des pommiers sur Mars

La rhapsodie hongroise de Liszt emplissait l’espace démesuré du hall et ni les conversations ni les tintements des coupes ne parvenaient à occulter les notes aériennes, si parfaites en la circonstance.

Sacha s’approcha de la baie panoramique et leva les yeux vers ce qui se trouvait de l’autre côté. La formidable réalisation des ingénieurs chinois sous l’autorité desquels elle avait travaillé pendant de longues années, lui coupa le souffle.

« Par la moustache de Vladimir Ilitch ! Tu vois ça, Boris ? Il est encore plus impressionnant que je ne l'imaginais… »

Son compagnon maugréa, la bouche pleine.

« Tiens, prend plutôt une coupe. C’est pas tous les jours que tu pourras boire du vrai cham-pagne français, camarade ! »

Avec son front dégarni et ses favoris, Boris ressemblait plus à un savant fou ou à un écrivain sur le retour, qu’à un ouvrier mécanicien. Elle prit le verre qu’il lui tendait, en souriant.

« Tu t’enivres alors que nous contemplons le dernier joyau de la Révolution…

— Peuh ! Sans moi, ce truc-là ne tiendrait pas en un seul morceau, Sacha. D’ailleurs, avec tous les boulons que j’ai serrés, je me demande même s’il va…

— Oh, il volera, je puis vous l’assurer, camarades ! »

0,99 €

Sous le portail de l’ange

Le jour, Lawrence Tidgat est reporter pour le quotidien Vanguardia, l’équivalent barcelonais du Daily Planet. Mais Lawrence ne porte pas de costume bleu frappé d’un grand S. La nuit, il est un exo-botaniste, mercenaire au service des Gitans, ces nouveaux explorateurs de l’espace. Formé par ces sultans des étoiles sur le Monde-Manège, il accomplit pour eux les missions les plus périlleuses aux tréfonds de l’Univers…

0,99 €

Sigmaringen

Après la Guerre Crèvecœur, il a été exilé. Le voilà prisonnier sur une planète lointaine, avec pour seule compagnie un robot protéiforme, geôlier répondant au doux nom de Gardienne. Il ne rêve plus que d’une chose : revenir sur Terre. Pour y être jugé.

0,99 €

Dans le ressac électromagnétique

La Galaxie se meurt de sa belle mort, ses étoiles s’éteignent les unes après les autres. À l’âge de douze ans, la jeune Kilème est choisie par les hommes pour devenir Navigatrice. À bord de son immense vaisseau, l’Argorande, chargé de semences, elle se prépare à un interminable voyage — un périple de millions d’années-lumière qui l’amènera vers des lieux plus cléments, où la vie existe peut-être encore.

0,99 €

The Fullerton Incident

« Le « héros », qui n’est autre que… Michel Demuth (on le sait de par les indices  semés de page en page) revient après sa mort, à l’état de fantôme donc, hanter  son ex-femme. Il se retourne sur son passé, refait avec elle le film de son existence avant de se retirer, loin des siens, plus largement de l’humanité, et de se fondre dans une nature plus accueillante. » Richard Comballot.

The Fullerton Incident, dernier texte publié du vivant de l’auteur, est aussi son plus personnel.

0,99 €

A l'est du Cygne

Le meilleur de Michel Demuth en dix-sept récits de science-fiction…

 

Recueil proposant le meilleur des récits de Michel Demuth, hors cycle des « Galaxiales », A l’est du Cygne se veut une photographie définitive et éclairée d’un parcours unique, cinquante ans de carrière d’un écrivain-éditeur qui « fit » littéralement la modernité du genre SF en France ; un jalon incontournable qui trouve ici, enfin, l’écrin qu’il mérite.

Il était temps.

 

Au programme :

• des préfaces signées Richard Comballot et Gérard Klein,

• dix-sept récits,

• un entretien,

• une bibliographie exhaustive.

 

Michel Demuth (1939-2006) est l’une des figures majeures de la SF française. En qualité d’écrivain, bien sûr — en témoigne la présente sélection —, mais aussi en tant que traducteur (on lui doit en français le Dune de Frank Herbert, Elric le Nécromancien de Michael Moorcock, ou bien encore 2001 : l’odyssée de l’espace, d’Arthur C. Clarke). Sans oublier son imposante activité d’éditeur — il dirigea la revue Galaxie, la collection « Galaxie-bis », ou encore le mythique « Club du Livre d’Anticipation ».

 

« … je l’avais immédiatement repéré comme écrivain et sans doute comme traducteur. Demuth avait du style, du panache… »

Gérard Klein

 

9,99 €

A l'est du Cygne

Le meilleur de Michel Demuth en dix-sept récits de science-fiction…

 

Recueil proposant le meilleur des récits de Michel Demuth, hors cycle des « Galaxiales », A l’est du Cygne se veut une photographie définitive et éclairée d’un parcours unique, cinquante ans de carrière d’un écrivain-éditeur qui « fit » littéralement la modernité du genre SF en France ; un jalon incontournable qui trouve ici, enfin, l’écrin qu’il mérite.

Il était temps.

 

Au programme :

• des préfaces signées Richard Comballot et Gérard Klein,

• dix-sept récits,

• un entretien,

• une bibliographie exhaustive.

 

Michel Demuth (1939-2006) est l’une des figures majeures de la SF française. En qualité d’écrivain, bien sûr — en témoigne la présente sélection —, mais aussi en tant que traducteur (on lui doit en français le Dune de Frank Herbert, Elric le Nécromancien de Michael Moorcock, ou bien encore 2001 : l’odyssée de l’espace, d’Arthur C. Clarke). Sans oublier son imposante activité d’éditeur — il dirigea la revue Galaxie, la collection « Galaxie-bis », ou encore le mythique « Club du Livre d’Anticipation ».

 

« … je l’avais immédiatement repéré comme écrivain et sans doute comme traducteur. Demuth avait du style, du panache… »

Gérard Klein

 

22,00 €

Les Climats

Qu’est-ce qui pourrait bien troubler des vacances sur Bella, paradisiaque planète de villégiature recouverte de domaines reproduisant les différents climats de la Terre ? Peut-être une menace extraterrestre…  Une féroce race alien a été signalée dans les parages. Mais comment dénicher dans un coin de paradis un ennemi qui ne ressemble à nulle autre chose que des feuilles mortes ?

0,99 €

Les Années métalliques

Depuis trois siècles, aucun humain n'a plus foulée le sol de la Terre Maternelle. Abandonnée par les hommes, la planète n'est plus occupée que par les machines intelligentes qu'ils ont construit pour le servir et qui continuent leur absurde besogne, année après année, rendant la planète inhabitable. Telle est la mission du Tacticien-Astucieux Heltreb : anéantir les machines pour rendre à l'humanité son berceau, et mettre fin aux années métalliques...

0,99 €

Translateur

Sarego Witz est l’un des cinq Translateurs que compte la Galaxie. Avec l’aide d’un symbiote mystérieux, le Bleuté, un nuage de cristaux azurés, Witz peut se déplacer instantanément à travers la Voie Lactée. Lors d’un naufrage de vaisseau spatial, c’est à lui que l’on fait appel, car seul un Translateur est apte à effectuer le sauvetage d’un vaisseau en perdition. Sa nouvelle mission : secourir l’équipage de L’Unitaire du côté de 45 Cygni…

0,99 €

Mnémonique

Sarego Witz est désormais Translateur-explorateur. Le voilà contacté par l’entreprise Fontaine, une compagnie de transports touristiques dont le directeur a trouvé la mort lors d’une expédition dans les Chapelets de Borgia, une zone de la Galaxie peuplée par les Sacs. Les Sacs, d’immenses outres gazeuses dont les entrailles projettent des visions fantastiques, propres à exciter la convoitise de certains, et dont Witz devra résoudre le mystère…

0,99 €

Nocturne pour démons

Dans la Cité, il n’est d’organisation plus mystérieuse que la Ligue de la Nuit, qui promeut la liberté sous toutes ses formes. Cette Ligue, Benjad Arglider veut à tout prix l’intégrer. Pour ce faire, il doit passer une épreuve : tuer un démon. Après tout, les démons ne doivent-ils pas être tués ? Commence alors pour Arglider une quête hallucinée qui va le mener aux tréfonds du palais de l’Omnipotent, jusqu’au plus près d’une vérité qu’il n’aurait jamais imaginé.

0,99 €

La Route de Driegho

« L'espace dans le secteur d’Ophiuchus, n’était qu’un vaste poudroiement de soleils, un enchevêtrement de rayonnements et d’incandescences où les différents vaisseaux, en route vers Anaël, Félice ou la Nouvelle-Thuringe, étaient difficilement décelables. »

À bord de leurs deux vaisseaux, Azio et Richard filent vers la planète Griche, dont la capitale, Driegho, attaquée de l’extérieur par des conflits et minée de l’intérieur par une révolution, est sur le point de tomber. Une aubaine pour les deux récupérateurs. Mais leur chemin croise celui d’un vaisseau à l’équipage de pirates aussi libertaires que joueurs, ce qui pourrait bien changer la donne…

2,99 €

À l’est du Cygne

Basil Coria a été envoyé, pour un voyage sans grande probabilité de retour, vers le système de Sigili, quelque part à l’est du Cygne. Sur la quatrième planète de ce système solaire lointain, la figure du cygne possède une étrange prééminence. Les chétifs indigènes sculptent des oiseaux de pierre à l’image du gigantesque nuage gazeux en forme de cygne qui illumine le ciel nocturne. Une figure qui semble associée à la peur et à la destruction…

1,99 €

Intervention sur Halme

Le Bureau d’Activités Diverses et le Groupe d’Intervention Universel se disputent la planète Halme, non pas à travers l’espace mais à travers le temps… Pour Loswald Pertch, projeté sur cette planète, il s’agit d’abord de sauver sa propre peau, et si possible, de préserver les intérêts du GIU et d’empêcher la destruction de la Terre dans quelque avenir potentiel…

1,99 €

La Bataille d’Ophiuchus

La bataille d’Ophiucus dure depuis près de deux siècles. Quand le vaisseau Rey-Hiroun fait escale sur Thiège II, c’est l’occasion pour l’équipage épuisé de se délasser et de profiter des plaisirs qu’offre la planète : repos, bonne chère, et femmes… Sway, le second du Rey-Hiroun, rencontre la jeune Criilje. Mais leur idylle naissante est contrariée par le départ prochain du vaisseau : la guerre continue de faire rage et impose aux équipages les dures conséquences de la relativité…

0,99 €

Les Jardins de Ménastrée

Glément Mournier n’a qu’un but dans la vie : mettre fin à la dynastie des d’Immarsys, cruelle lignée qui règne non seulement à travers l’espace mais aussi le temps… Mais ç’est le moindre des problèmes pour Glément, qui est lui aussi un voyageur temporel. Plus ennuyeux pour lui, outre l’immoralité des d’Immarsys, est leur immortalité : comment tuer ceux qui sont déjà morts ?

0,99 €

Ça vient de paraître

Un rêve dans un rêve

Le dernier Bifrost

Bifrost 123
PayPlug