Connexion

LE BÉLIAL'

Maison indépendante créée en 1996, les éditions du Bélial' consacrent leur catalogue aux littératures de genre (le fantastique, la fantasy et la science-fiction, avec un intérêt tout particulier pour ce dernier domaine).

Editeur de la revue trimestrielle Bifrost, le Bélial' publie une dizaine d'ouvrages chaque année romans, recueils et anthologies qui présentent un panorama exigeant des auteurs d'aujourd'hui et de demain, sans oublier les grands anciens, les pionniers, souvent proposés dans de nouvelles traductions et éclairés d'un appareil critique incontournable.

Le Bélial', c'est le meilleur des littératures de genre : de Greg Egan à Lucius Shepard et Stephen Baxter, de Claude Ecken à Thierry Di Rollo ou Catherine Dufour...

Disponible   À paraître   Bientôt épuisé   En réimpression   Épuisé

Bifrost n° 28

Il avait des glaçons pour dents, trois rangées de lances inégales, blanches dans la caverne bleue de sa bouche. S'il battait des ailes, la bise se levait, la neige voltigeait, tourbillonnait, le monde se recroquevillait, frissonnait. Quand une porte s'ouvrait au froid hivernal, poussée par une rafale, le maître de maison se hâtait de la refermer, de la barrer et de dire : « Le dragon de glace est passé. » S'il ouvrait sa vaste gueule pour souffler, il n'en jaillissait pas le feu à la puanteur sulfureuse des dragons inférieurs. Le dragon de glace soufflait du froid. De la glace se formait au contact de ce souffle. La chaleur s'enfuyait. Les feux crachotaient, s'éteignaient, étouffés. Les branches friables des arbres gelés à cœur dans leur âme lente et secrète cassaient sous le fardeau de leur propre poids. Les animaux bleuissaient, gémissaient et puis mouraient, les yeux exorbités, la peau gainée de givre. Le dragon de glace insufflait la mort au monde, la mort, le silence et le Froid.

George R. R. Martin

9,00 €

Stairways to hell

Ils sont trois, ils se prénomment Thomas. Déchus du Royaume, ils recherchent l'Amour. Le premier est en prison pour un crime raciste qu'il a bel et bien commis. À sa sortie, il fait la connaissance d'une amérindienne qui va lui montrer sa véritable nature. Car cet homme est aussi un loup, qui déambule dans les carcasses automobiles d'Extermination Highway. Le deuxième est médecin urgentiste à Paris. Alors que la crise conjugale guette, il découvre le petit monde interlope des catacombes et de des carrières. Là, il rencontre Maneki Neko, actrice porno et sorcière, grande spécialiste de la transgression. Le dernier est écrivain, du moins c'est ce que croit son entourage. En réalité, il s'agit d'un imposteur hanté par le fantôme de celle à qui il a tout volé, une certaine Eddie qui s'apprête à le guider jusqu'aux escaliers qui descendent vers l'enfer.

Thomas Day a trente et un ans. Né et vivant à Paris, on lui doit une bonne demi-douzaine de romans, dont L'Instinct de l'équarrisseur où il transforme Sherlock Holmes en psychopathe, et La Voie du sabre où l'on suit l'odyssée du rônin Miyamoto Musashi et de son élève dans un Japon qui ne fut jamais. Son dernier ouvrage L'École des assassins (écrit en collaboration avec Ugo Bellagamba) est une brillante tentative de manga littéraire. Étrangers à toute concession, ultra-violents, pornographiques, les trois longs récits de Stairways to Hell sont à l'œuvre naissante de Thomas Day ce que Les Livres de sang sont à celle de Clive Barker — un summum de brutalité.

13,00 €

Bifrost n° 27

Loin de disparaître, l'aspérité créée par l'explosion du module changeait de taille. Elle se dilatait en un immense fil de néant qui ondulait dans l'espace, évoquant un serpent qui repliait son corps en anneaux, un fouet qui claquait sans bruit dans le vide alentour. Hobangui compara la longueur du fil au diamètre du Seuil, mais le nombre qu'il obtenait était trop démesuré pour représenter plus qu'une suite de chiffres déconnectée du spectacle auquel il assistait. Ce qui ondoyait sur l'écran était impensable, monstrueux, c'était...

« Obscène, murmura McLelan. Cette chose est obscène. Il faut l'éliminer. »

8,00 €

Bifrost n° HS1 : Les univers de Michael Moorcock

« C'étaient des temps obscurs... Des temps de grandes actions et d'immense érudition, des temps de mal obscène et de folles audaces. Alexandre reflétait son temps. D'un souffle il ordonnait un massacre, d'un autre il honorait une cité conquise pour son entêtement à lui résister. Le feu détruisait d'anciens sièges de civilisation, des sages étaient massacrés, des innocents noyés dans le flot de ses conquêtes. Pourtant des hommes de science suivaient les pas de ce disciple d'Aristote — et pour tous il restait une énigme. La Grèce, la Perse, Babylone, l'Assyrie, l'Egypte : toutes tombèrent sous sa coupe. Quatre puissantes races, quatre antiques civilisations ployèrent sous le joug d'Alexandre.

On cherchait à déterminer s'il était une puissance des ténèbres ou des lumières, s'il allait déchirer le monde ou l'unir dans une paix durable.

Une énigme.

Et Alexandre souffrait... »

SPÉCIAL MOORCOCK :

— un court roman inédit

— trois nouvelles inédites

— un guide de lecture

— une bibliographie

— de nombreuses études

Épuisé

SF 2000-2002

Vous êtes ici, quelque part sur Terre, la troisième planète d'un minuscule système solaire de la Voie Lactée, aux environs du Bras de Persée... Vous êtes chez vous, en voyage, sur la plage, au travail, dans le métro, une librairie, le train, le Faucon Millénium, ici, demain, loin... Et soudain, par-delà l'horizon, voici qu'arrivent... les dix meilleurs récits de science-fiction des deux années passées, dix aventures aux couleurs de l'ailleurs, dix récits au cours desquels vous verrez révélés les mystères du Huitième Registre, vous glisserez le long de la méridienne des songes à bord d'un vaisseau aux dimensions d'un monde, vous lutterez pour l'avènement de la République vers les confins de Saturne. A moins que vous ne préféreriez convaincre le monde que l'invasion a déjà commencé... le jour de la finale de la coupe du monde de football ! Ouvrez le coffre du futur, ses jouets sont éternels...

17,00 €

Atomic Bomb

(Réunion commerciale au Bélial', ambiance café noir, cendriers qui dégueulent, big boss légèrement crispé :)

« Alors, le succès de l'été ?

— Atomic Bomb de David Calvo et Fabrice Colin.

— C'est quel genre ?

— C'est une sorte de roman de science-fiction hommage à la Beat Generation avec des surfers bourrés au LSD, des écureuils londoniens, des extraterrestres en forme de poire et des rats en guerre contre Nintendo.

— Ah, quand même... Et on a une accroche « grave » pour ça ? Un truc qui arrache à donf' ?

— Si je devais définir Atomic Bomb en une phrase, je dirais que c'est un Fantasia post-moderne mis en musique par Marylin Manson et filmé par Terry Gilliam sous speed.

— Eh ben, on n'est pas dans la merde... »

Accrochez-vous à votre DiscmanTM et à votre planche de surf, enfilez un short et un joli t-shirt bariolé, faites le plein d'herbe-qui-fait-rire, car rien ne vous a préparé a Atomic Bomb !

David Calvo a été kidnappé par les extraterrestres de la corporation californienne Walt Disney à Roswell en 1947 ; les petits gris ont fini par nous le rendre en 1974 (ils n'en voulaient plus). Depuis, l'animal n'a cessé de grandir et avec lui son oeuvre. On lui doit plusieurs nouvelles et un fabuleux roman : Wonderful.

Fabrice Colin a deux ans de plus que son comparse atomique. Il a signé une dizaine de romans dont le remarqué car remarquable : Or not to be.

Fab' et Dave vivent dans la région parisienne, qu'ils espèrent pouvoir quitter un jour. Ils aiment les Préraphaélites, Tex Avery, Richard Brautigan, William Shakespeare, Londres, Los Angeles et le rock indépendant. Atomic Bomb est leur premier roman en collaboration.

« On a l'accroche pour le quatre de couv', boss ! Et ça le fait « grave », c'est de la bombe !

— Dites toujours, au point où on en est...

— Atomik' ta Mère ! »

10,00 €

La Lumière des morts

L'homme-Afrique s'éveille, l'heure du carnage a sonné !

Ils sont trois. Trois épaves échouées dans un des nombreux parcs animaliers de cette Afrique en fin de course. Trois gardes dont le rôle se limite à mesurer la déchéance des animaux qu'ils sont censés protéger, sauvegarder. Il y a Bongo, qui pue comme une charogne recuite par le soleil, qui ne parle pas, ou si peu, mais qui sourit, ça oui. Il y a Lhar, l'Allemand, imbibé du matin au soir, une outre d'alcool qui, bien que titubante, parvient encore à bander... Et il y a Dunkey, l'homme trouble au passé chirurgical. Un passé lancé à ses trousses, dont il mesure l'inexorable progression.

Et voici qu'arrive l'homme-Afrique, le tueur d'assassins qui, au loin, devine sa prochaine destination : cette Europe grise des blancs propres. Il est l'homme-rhinocéros, tout auréolé de cette étrange lueur bleutée que Bongo appelle la lumière des morts.

Préparez-vous...

Il approche.

Âgé d'une quarantaine d'années, Thierry Di Rollo est l'auteur de plusieurs dizaines de nouvelles, publiées notamment au Fleuve Noir et chez Denoël, mais aussi dans la revue Galaxies. Ses deux premiers romans, Number nine et Archeur (Encrage), ont, à cause de leur noirceur sans concession, déchaîné la critique et soulevé une virulente polémique. On dit de son œuvre qu'elle est cruelle, dure, violente... Convenons-en : c'est en dessous de la vérité.

Avec La Lumière des morts, Thierry Di Rollo nous entraîne au cœur des ténèbres, au plus profond d'une Afrique moite et sur les franges d'une Europe aux âmes sèches et cassantes. Pour un voyage au bout de l'enfer...

12,00 €

Bifrost n° 26

Comment je me retrouve au Bord du Monde, le cul planté dans la neige, à bouffer du saumon en tenant le crachoir a un grizzli déguisé en indien et qui veut que je lui raconte mon histoire ? Comment ma caisse est passée de la marque Chevrolet à celle, plus improbable, de Rocco Siffredi's Motors ? Pourquoi j'exhale cette douce odeur de merde de crocodile, cette subtile fragrance assaisonnée aux relents de camembert Fauchon ? Pourquoi ?

 

Ça, c'est mon trip a moi, mec, mon putain de trip, mon american drug trip...

8,00 €

Étoiles vives 9

La femme est l'avenir de l'homme

Une nuit comme une autre à la Factory où Andy Warhol et sa suite s'amusent, se droguent et boivent du champagne à en crever. Une nuit comme une autre ? Pas si sûr... Un étranger est là, un gitan qui fait signer tous les convives sur un joli livre. Un gitan... ou le Roi des Aulnes ?

Carol a réussi ! Elle a remonté le temps jusqu'en 1956. Son but ? Faire la connaissance de Sara Baxter Clarke afin de récupérer un article inédit qui ferait le point sur... la technique du voyage dans le temps.

Sur la Station Teichman, le Père Dorothy prône le renversement des sexes, les femmes deviennent des hommes et les hommes se noient dans les paradis artificiels du sauna neural. Jusqu'à ce qu'un esclave sexuel, mi-femme mi-oiseau, fasse son apparition...

Nouvel Eden est un monde-jungle peuplé d'oursons tout ce qu'il y a de mignons. Plutôt chouette, non ? Jusqu'à ce qu'ils décident de se suicider peu après l'arrivée du colon Josh Viner. Comment empêcher un auto-génocide planétaire ? Une question à laquelle Viner va devoir répondre, et rapidement.

Pour son tout dernier volume, l'anthologie périodique Étoiles Vives explore de nombreuses facettes de l'humain dans un sommaire cent pour cent féminin. Avec en vedette l'autrice américaine Elizabeth Hand, à qui l'on doit le très étrange roman L'Éveil de la Lune, et qui nous offre ici deux longues nouvelles, l'une relevant de la fantasy, l'autre de la science-fiction — deux textes « coups de poing » qui naviguent aux frontières de l'horreur.

Elle est accompagnée par trois françaises de grand talent — Léa Silhol pour « Xolotl », Sylvie Lainé pour « La Mirotte », et Marie-Pierre Najman pour « Danse avec les morts » — ainsi que par une nouvelle venue californienne, Ellen Klages, dont le texte « Filles du voyage » fut sélectionné aux prix Hugo et Nebula. Quant à notre amie Molly Brown, déjà au sommaire du premier numéro d'Étoiles Vives, elle clôt ce volume avec un récit poignant et explosif.

12,00 €

L'École des assassins

Bienvenue à Hong Kong, à l'heure de la curée !

Hong Kong 2023. Une guerre oppose les triades de la Sun Yee On à Voyager Concept, transnationale spécialisée dans la conquête spatiale et le génie génétique. Au sein de cette entreprise, Marion Strauss a une vision : l'école des assassins. Un groupe de quarante enfants qu'il va former aux arts du meurtre et de la guerre, qu'il va bio-améliorer jusqu'à transcender l'humain. Parmi eux : Ryu, l'Acrobate ; Cassandre, dotée d'une mémoire totale ; Peter, le Samouraï ; Terri, le Phénix, condamnée à renaître de ses cendres. Parce que Jon Holkaï, son mentor, lui a enseigné le bushido, Peter va refuser sa charge d'assassin et se dresser contre Marion Strauss. Une guerre se prépare ; chacun devra choisir son camp.

Avec L'Ecole des assassins, Ugo Bellagamba et Thomas Day rendent hommage aux mangas télévisuels et aux super-héros de leur adolescence : Wolverine, X-men et autres Ken le survivant.

Thomas Day est né en 1971, dans cette belle ville de Paris où il réside actuellement au-dessus des catacombes et de leurs six millions de squelettes. En quelques années, il s'est imposé comme l'auteur le plus violent, le plus éprouvant de l'imaginaire francophone. On lui doit une cinquantaine de récits, un recueil de nouvelles, Sympathies for the devil, ainsi que quatre romans au Bélial' et chez Mnémos, dont Rêves de guerre.

Ugo Bellagamba, titulaire d'un doctorat en histoire du droit, a publié sous le pseudonyme de Michael Rheyss un texte remarqué car remarquable : L'Apopis républicain. Il a 29 ans et vit à Aix-en-Provence avec sa femme et Sirius, un improbable petit chien.

L'École des assassins est leur première collaboration.

12,00 €

Bifrost n° 25

« Ses pattes atrophiées, repliées sous son torse, semblent d'inutiles appendices de chair molle. Sa tête repose, couchée sur une plate-forme soutenue par un échafaudage. Il a les yeux mi-clos, et de grands filets larmoyants pendent sous ses paupières. La partie supérieure de sa boîte crânienne a disparu. On devine, à la lueur des lanternes, l'éclat terne de l'acier, et celui, plus chaleureux, du cuivre, qui lui font une couronne obscène en lieu et place du cerveau. Un bouquet de câbles s'échappe de l'ouverture et court se perdre vers le fond de la soute, où chuintent des machines. L'échine est fendue. Les Ingénieurs ont pratiqué une large incision sur près de deux mètres en hauteur. Un cocon d'acier emplit l'espace béant. A l'intérieur, une couchette installée à la verticale, flanquée de cadrans et d'une douzaine de leviers... »

« Trouver son cœur et tuer la bête », de Johan Heliot, un fantastique récit prenant pour cadre l'univers de La Lune seule le sait, prix Rosny Aîné du meilleur roman.

Épuisé

Pandémonium

Vidocq contre l'outre-espace !

 

Paris, 1832.

 

Un cortège de créatures buveuses de sang, le Pandémonium, s'abat sur une capitale en proie à la terreur. Au milieu d'un carnage surnaturel et sans précédent, Frédéric Maupin, jeune écrivain sans le sou, tente de survivre dans une cité qui ploie sous l'odeur du sang. Et quand deux policiers viennent le tirer de sa mansarde au beau milieu de la nuit, il est loin de se douter de ce qui l'attend... Bien malgré lui, il sera propulsé dans la tourmente d'une aventure qui le conduira à s'associer avec le célèbre patron de la Brigade de Sûreté, ancien bagnard, voleur, corsaire, marchand, évadé et indicateur, une figure déjà légendaire : Eugène-François Vidocq. Ensemble, de Besançon et sa citadelle fortifiée par Vauban jusque dans les catacombes et le ciel de Paris, ils lutteront contre le Prince et son Pandémonium pour sauver la terre d'une ère de ténèbres. Cet affrontement de titans les mènera au bout du cauchemar, en Terra Incognita...

 

Né en 1970 en Franche-Comté, Johan Heliot publie ses premiers textes professionnels en 1999 aux éditions du Bélial' et dans les anthologies du Fleuve Noir. Ses univers au substrat historique solide, servis par un sens de l'épique issu de la grande tradition du roman populaire, ont convaincu un large public, lui garantissant le statut d' « auteur le plus prometteur du moment ».

 

Après La Lune seule le sait, salué par le prix Rosny aîné 2001, puis Reconquérants, Pandémonium est le troisième roman de Johan Heliot, une histoire aux frontières du steampunk et du fantastique dans un XIXe siècle hésitant entre Empire et République, où les créatures les plus improbables s'affrontent sans merci, et où les plus impitoyables ne sont pas forcément les moins humaines.

Épuisé

Bifrost n° 24

« Une voix hurle quelque part. Reno se déplace à la vitesse de la lumière. L'univers crie de douleur autour de lui. La clarté l'éblouit. Les odeurs piquent ses narines. Au-dessus de lui nagent les étoiles, leur doux éclat brouillé par les larmes.

Il est allongé sur le dos. Sous lui, quelque chose se froisse et bruisse. Les étoiles le contemplent de leurs pupilles illuminées.

Reno bouge le bras. Un geste des plus simples, pourtant il a oublié comment l'effectuer. Il veut essuyer les larmes sur son visage, mais touche sa tempe par erreur et y sent un objet, un câble fiché dans son crâne. Sa coordination est sérieusement détériorée. Son corps lui semble erroné. Il a mal à la gorge, un goût infect dans la bouche. Il se rappelle où il est, ce qu'il fait ici. Il se rappelle que les hurlements étaient les siens.

Il se souvient de ce que ses amis lui ont demandé en échange de certains services.

Il se souvient de ce qu'on ressent en mourant. »

Walter Jon Williams
Solip:système

Épuisé

Les Cinq derniers contrats de Daemone Eraser

Quand on aime, on ne compte pas. Une femme. Cinq meurtres.

 

Depuis le coma irréversible de sa femme Susan, la vie de Dœmone Eraser n'a plus aucun sens hors de l'Arène. Là, il élimine ses adversaires devant des milliards de spectateurs avec la rage d'un homme qui a tout perdu.

 

Alors qu'il contemple le corps de Susan dans son caisson d'animation suspendue, un Alèphe, un guerrier du temps, lui propose un pacte terrifiant : « Je peux faire revenir votre épouse d'entre les morts, faire en sorte que vous puissiez vivre de nouveau avec elle. En échange, vous tuerez cinq fois pour moi. Pas d'enfant, pas d'innocent. » Parce que son amour confine à la folie, Dœmone accepte ce marché. Aidé par ses gardes du corps, Obushiro Kimoko et l'homme-chat Gilrein, il peut entamer son odyssée sanglante. Elle les mènera de la guérilla urbaine qui ravage le Guatemala jusqu'à l'océan déchaîné de la planète Vérine, où ils affronteront dans un combat à mort le Kaïlinh — un prédateur de dix milles tonnes.

 

Des déserts du Moyen-Orient aux badlands du Nevada, des montagnes des pays de l'Est aux îles d'Ecosse, Thomas Day n'a pas cessé de voyager ces dernières années, principalement dans des endroits arides et sauvages. De ces voyages et d'autres — immobiles — , il a ramené une cinquantaine de récits, publiés non seulement au Fleuve Noir mais aussi dans la revue Bifrost. Des textes qui se caractérisent souvent par leur extrême violence et toujours par une propension avouée à mélanger les genres.

 

Quelque part entre La Guerre des étoiles de George Lucas et La Horde sauvage de Sam Peckinpah, Thomas Day nous offre, avec Les Cinq derniers contrats de Daemone Eraser, un space opera moderne rythmé par des scènes d'action apocalyptiques.

Épuisé

Bifrost n° 23

« Quand l'explorateur arctique s'éveille de son cauchemar de glace et de vent, il retrouve un monde de glace et de vent. Ses gelures qui se sont réchauffées dans son sac de couchage lui donnent l'impression d'avoir les pieds et les mains en feu. La douleur est presque insupportable, mais il se convainc qu'il va vivre. Du moment que son compagnon est en état de conduire le traîneau, lui-même survivra. Il se traîne hors de la tente, plisse les yeux sous l'éclat du soleil. Lorsqu'il s'aperçoit que les chiens et le traîneau sont partis, il reste longtemps à contempler leurs traces qui s'effacent dans le vent. Dans mes rêves, les morts portent témoignage.

Du fond de la mer, les marins morts agitent les bras.

Gelé dans la glace, un doigt de cuir pointe et accuse.

Tic-tac tic-tac, fait mon cœur dans son compte à rebours vers le zéro. »

Bruce Holland Rogers

L'Autre Bord (Prix Nebula)

Épuisé

Bifrost n° 22

« C'est un jeu hors du temps. Il fait bon s'y prélasser, à l'heure où le soleil à l'horizon s'émiette en un dernier rougeoiement. On se laisse bercer, alangui au creux d'un rocking-chair. Un vieux chien est couché de tout son long sur le plancher de la véranda. Un verre de whisky couleur de miel est posé sur une table basse, à portée de la main... Le temps d'un soupir et ce sera bientôt l'heure où les voisins viennent dire un petit bonjour. Il v aura Thorndyke et Bauncer, dont la malice ne s'est pas émoussée en presgue sept décennies. Il y aura aussi Brad : lui passe désormais le plus clair de son temps à se balader dans la vieille Ford T qu'il a enfin fini par retaper ! Il y aura Enoch Wallace : cent vingt-quatre ans mais qui en paraît à peine trente. Il y aura peut-être les nouveaux voisins : des gens discrets qui viennent d'on ne sait où... d'un repli de l'espace ou d'un autre temps, mais quelle importance ? Il y aura sans doute Hezekiah, Richard Daniel ou le vieux Jenkins : plus humains nombre d'humains. On boira un verre. On papotera. On évoquera des souvenirs d'antan. Mon Dieu, qu'est-ce qu'on sera bien ! »

De Demain les chiens à Au Carrefour des étoiles, Clifford Donald Simak nous laisse une des oeuvres les plus personnelles de la S-F mondiale. Un monument que nous avons tenté de cerner dans ce numéro spécial, qui se veut autant un hommage à celui qui « écoutait les étoiles » qu'une invite à (re)découvrir ses univers.

Épuisé

Homme qui parle

Crystal se doute depuis toujours que son père, Homme qui parle, le meilleur mécano de tout le Kentucky, est un sorcier. Sur son gros tracteur John Deere vert et jaune, un engin qui n'est pas sans évoquer le croisement d'une sauterelle et d'une locomotive, elle s'apprête à planter son tabac quand son père disparaît, poursuivi par une femme des plus étranges.

 

Crystal se lance alors à sa recherche en compagnie de Williams, à travers les montagnes et les villes en flammes d'une Amérique magique. Un territoire parallèle où le Mississipi se prélasse au fond d'un terrible canyon... Crystal et Williams iront jusqu'au bout du monde, jusqu'à la fin des temps !

 

Road story féerique, ode lyrique aux merveilles de l'automobile et des highways, Homme qui Parle offre une vision pour le moins originale du grand territoire américain. Jamais, depuis Roger Zelazny, la fantasy ne s'était faite aussi libre, aussi surprenante.

 

Tout à la fois politiquement engagé (il n'a pas voté pour « Junior j'aime-la-peine-de-mort ») et passionné par les mythes nord-américains, Terry Bisson est né en 1942 à Owensboro, au Kentucky, et vit aujourd'hui à New York. Son œuvre, tendre et pimentée, se compose de plusieurs romans et de nombreux récits (dont Le Jour où les ours ont découvert le feu, récompensé par une kyrielle de prix : Nebula, Hugo et Sturgeon Memorial Award). Il a reçu le Grand Prix de l'Imaginaire 2000 pour sa nouvelle meucs.

 

À lire, du même auteur, le roman Voyage vers la planète rouge, joli mélange de hard-science et d'humour, chez Bifrost/Étoiles Vives, évidemment !

Épuisé

Bifrost n° 21

D'abord l'odeur : caoutchouc brûlé, pneus cuits par le soleil, carburant au goutte à goutte...

Au loin, quelques grattements — griffes sur la tôle tiède.

Ton corps en alerte t'oblige à ouvrir les yeux. Toute résistance est vaine. Ils sont de plus en plus proches. Menaçants — griffes sur la tôle tiède.

La lumière pénètre ton œil ; aveuglement suivi de quelques nuages d'insectes lumineux. Enfin ton regard trouve un chemin vers la réalité : minuscule triangle de ciel nocturne.

Tu es assis dans une épave de voiture.

Tu ne comprends pas ce que tu vois : des carcasses broyées sur ta gauche et ta droite, des voitures couches sur couches, devant, derrière, dessous, au-dessus, qui t'étouffent et te laissent juste apercevoir la Lune — pleine comme un ventre qui attend l'enfant.

Déjà un coup de patte précis...

Sur ta droite, le verre sécurit explose. Derrière, un animal grogne. Devant, ses congénères hurlent à la mort... Des loups ?

Une gueule jaillit des ténèbres pour te saisir à la gorge. Longue et puissante, brillante de salive.

Une patte déchire ta chemise et laisse paraître les poils sombres qui couvrent ta poitrine.

Un goût de métaux envahit ta bouche.

Te voilà sur le long ruban d'Extermination Highway, une route qui ne connaît pas de fin...

6,86 €

Voyage vers la planète rouge

Hollywood kidnappe Mars ! Ca va filmer...

Depuis la grande Récession qui a vu la faillite des gouvernements et de leurs administrations, l'exploration spatiale n'est plus qu'un rêve oublié... La NASA et l'US Navy ont été cédées à des multinationales, tout comme le parc de Yellowstone (certes en piteux état) et à peu près tout le reste du Monde Libre.

Le Mary Poppins, un vaisseau spatial destiné à conquérir Mars, dort quelque part en orbite... jusqu'à ce qu'un producteur malin décide de s'approprier la planète rouge : de bien belles images en perspective ! Entièrement financée par Hollywood, avec à son bord deux stars pour le moins nécessaires, et une caméra révolutionnaire, la mission ne sera pas sans encombres ni surprises. Et qu'importe les quelques tracas en cours de route, passager clandestin y compris...

The show must go on !

Voyage vers la planète rouge est le roman de SF le plus fun-marrant-délirant et-même-qu'on-rigole, depuis Martiens go home !.

Il fallait une sacrée dose d'imagination et d'irrévérence pour concocter un tel mélange : la rigueur de la hard science alliée à la satire piquante digne d'un enfant de Voltaire. Tout à la fois politiquement engagé (il n'a pas voté pour « Junior j'aime-la-peine-de-mort ») et passionné des mythes du grand territoire nord-américain, Terry Bisson est né en 1942 dans le Kentucky. Son oeuvre, tendre et pimentée comme la cuisine tex-mex, se compose de plusieurs romans et de nombreux récits (dont Le jour où les ours ont découvert le feu, récompensé par une kyrielle de prix : Nebula, Hugo et Sturgeon Memorial Award). Il vient de recevoir le Grand Prix de l'Imaginaire pour sa nouvelle Meucs. Son chef d'oeuvre est sans doute le roman de fantasy Homme-qui-parle, chez Bifrost/Etoiles Vives, évidemment !

Épuisé

Bifrost n° 20

« Tout ce que tu feras maintenant sera pour Béatrice. Quand tu regarderas à travers ton télescope, tu le feras en hommage à Sa création. Quand tu mangeras, que tu boiras ou que tu nageras, tu le feras pour rendre grâces à Ses présents. »

J'acquiesçai avec enthousiasme. De retour dans la cabine, Daniel récita les Ecritures, des passages que je n'avais jamais réellement compris auparavant, mais qui me semblaient maintenant parler de ce que je ressentais. C'était comme si j'ouvrais le livre et que mon nom s'y trouvait mentionné à toutes les pages.

La Fille de Dieu était avec moi : je pouvais sentir Sa présence, comme une flamme dans mon cerveau, irradiant de la chaleur à travers l'obscurité, sous mes paupières.

M'apportant du réconfort, me procurant de la force.

Me donnant la foi. »

La foi. Ses implications sociales, politiques, sa dictature morale qui, insondable paradoxe, peut être un espace de liberté pour certains, ses mensonges et ses vérités... Greg Egan, comme toujours, nous invite à réfléchir sur nous-mêmes avec un texte qui, outre-Atlantique, est considéré comme un chef-d'œuvre et a valu à son auteur le Prix Hugo. Une S-F qui dénonce, interpelle, qui scrute et dissèque. Epoustouflant.

6,86 €

Yellow Submarine n° 130

Quelles sont ces créatures mystérieuses aperçues après un crime sanglant, noirâtres avec des visages de clowns ? Tom s'en moque : il danse tout nu dans les bois de Mount Davidson, chantonnant un air bizarre et prenant. Et Nadia rit. La folie de Tom contamine son entourage, transformant les rocs en nuages dorés, l'herbe en toison de castor, les arbres en nymphes anorexiques. Le rêve n'est jamais loin.

À deux pas de Silicon Valley, Philippe se perd dans ses délires informatiques, il a quitté notre vie ordinaire. Pour Vic et Terry il en est tout autrement, la vie est belle et tendre jusqu'à ce que le folie cybernétique, la jalousie s'en mêlent.

Sacré Dyonisos : après des siècles de sommeil éthylique, le voici qui se réveille en plein San Francisco. Qu'à cela ne tienne : les alcools y sont également excellents. Trouvera-t-il là le but de sa si longue quête ? Pour le savoir vous devrez le suivre à vos risques et périls.

De Jack London à Notre-Dame des ténèbres de Fritz Leiber, des Chroniques de San Francisco d'Armistead Maupin aux arcologies de William Gibson, en passant par Pat Murphy, Ambrose Bierce et Jonathan Lethem, on ne compte plus les oeuvres et les écrivains inspirés par la ville de la porte d'or. Au sommaire de ce dossier complet : articles touristiques et historiques ; guide de shopping culturel ; panorama du paysage télévisuel en Californie ; visite de l'étonnante et immense Llanda Villa, que sa propriétaire ne cessa jamais d'agrandir et de transformer ; études sur Fritz Leiber et sur R.D. Milne ; excursion dans les rues de San Francisco au XXI° siècle ; lectures californiennes et nouvelles inédites de Bruno B. Border, Dominique Warfa et Fabrice Colin.

Yellow Submarine est la plus ancienne revue française de SF et de fantasy en activité.

10,52 €

Bifrost n° 19

« Thomas se réveille dans l'antre de Maneki Neko. Il est couché sur le lit moisi de cette garce blottie contre lui, tout contre.

Il essaye de se lever.

Aouch !

Il a mal à l'arcade sourcilière — il touche : c'est recousu sur au moins deux centimètres. Il a mal aux dents — il plonge ses doigts dans sa bouche : extrait un bout de molaire de sa mâchoire maltraitée.

Il a mal au flanc droit — il caresse la plaie : compte au moins treize points. Il reconnaît sa façon particulière de faire des points.

Maneki Neko — nue, le sexe rasé avec soin au point de ressembler à celui d'un bébé — lui murmure à l'oreille :

« Tout à l'heure, à l'Arène, tu as été incroyable, tu as tué ton adversaire, cet acteur que tu détestais tant, avec... une rage magnifique.

— Tué ? Un acteur ? Quel acteur... »

Elle pose ses doigts sur son flanc meurtri pianotant doucement sur les points douloureux.

« J'adore les cicatrices, les points de suture, la chair bombée par l'infection, les tatouages aussi, mais dans le cas qui nous concerne ce n'est pas le plus important.

— C'est quoi le plus important ?

— Ce que j'ai mis à l'intérieur de ton corps. »

Elle prend le bol et lui montre.

Du riz ?

II regarde avec plus d'attention et s'aperçoit que ce qu'il a pris pour du riz bouge, grouille. »

Bienvenue sur le Dirty Boulevard de Thomas Day et en route pour la joie !

6,86 €

En approchant de la fin

...This is the end, my friend, my only friend...

 

Alors que les émeutes ravagent NewYork et le reste du monde occidental, que la première mission humaine s'apprête à revenir de Mars, la chanteuse Martha Nova attend la mort dans le meilleur hôtel de la ville, en compagnie de son fils et de son compagnon, Robert Duke. Comme Cassandre, Martha Nova est maudite ; elle voit l'avenir. Un avenir de ruines, de désespoir qui la pousse à l'indifférence. Elle sait que la fin approche, elle sait qu'elle va mourir ici, dans cet hôtel... Et quand son ancien manager Abe Levett, visiblement effrayé, insiste pour la rencontrer, elle n'a que trois mots à la bouche : « que sera sera »...

 

En approchant de la fin est le premier roman d'Andrew Weiner publié en France. Une fin du monde douce-amère comme vous n'en avez jamais lue, qui n'est pas sans rappeler les chefs d'oeuvre de Walter Tevis et Theodore Strurgeon...

 

L'écrivain Andrew Weiner, né en 1949 à Londres, mais vivant au Canada, a débuté dans les pages de l'anthologie de Harlan Ellison, Again, Dangerous Visions. Depuis, ses nouvelles paraissent outre-Atlantique sur des supports aussi variés que F & SF, ou Asimov's. Son premier roman, Station Gehenna ets paru aux Etats-Unis en 1987. Il signe également des scénarios pour les séries télé fantastiques The Twilight Zone et Tales from the Darkside. Les éditions Bifrost/Etoiles vives ont déjà publié deux recueils de l'auteur : Envahisseurs ! et Signaux lointains. Ses nouvelles apparaissent aussi au sommaire de Privés de futur, Etoiles vives n°6 et Invasions 99.

12,00 €

Sympathies for the devil

Rentrez chez vous ! C'est la fin du monde.

Darrell Jhune n'a pas hésité à venger sa femme ; cela lui vaut d'être médaille de bronze dans l'Horror News de la semaine. Mais dans un monde pré-apocalyptique sur lequel règnent douze « dragons renversés », gare à l'Erreur...
Depuis des années, Paul of Perth, duc du Dragonshire, combat le cercle de ténèbres qui broie la réalité et étrangle la Grande-Bretagne... Et voilà que la Reine requiert sa présence à Londres, pour tuer et, dans le sang versé, sauver le monde...
22 novembre 1963... Trois hommes traverse le Texas en camionnette. Seul petit problème, ils viennent d'assassiner le président des Etats-Unis, convaincus qu'il s'agissait d'un extraterrestre.
Il est Loki, le démon aux yeux de lumière. Assis dans sa Porsche sanglée sur le dos d'un dragon, il vole vers l'ancienne Chine tout en écoutant les Rolling Stones. Et il imagine que ça pourrait être pire, après tout il reste encore quelques survivants sur Terre, au milieu des décombres... Dont une femme, Cybèle.

Des déserts du Moyen-Orient aux badlands du Nevada, des montagnes des pays de l'est aux îles d'Ecosse, Thomas Day n'a pas cessé de voyager ces dernières années, principalement dans des endroits arides et sauvages. De ces voyages et d'autres — immobiles —, il a ramené une cinquantaine de récits, publiés non seulement au Fleuve Noir mais aussi dans la revue Bifrost. Des textes qui se caractérisent tous par leur extrême violence et une propension avouée à mélanger les genres. Sympathies for the devil est le premier recueil de l'auteur. En attendant un roman de fantasy écrit en solo, Rêves de guerre ; un roman de science-fiction en collaboration avec Michael Rheyss, L'école des assassins ; et un recueil de nouvelles fantastiques, Stairways to Hell.
Thomas Day a 28 ans et vit à Paris, quelque part au-dessus des catacombes et de leurs six millions de squelettes.

Épuisé

Bifrost n° 18

« Au réveil, Philip K. s'aperçut que, d'humain symétrique, bilatéral et pas trop vilain d'aspect, il s'était métamorphosé pendant la nuit en... corps planétaire arrondi orbitant autour d'une étoile rouge gigantesque et translucide. En Fait, par simple auto-perception, par l'aura globale projetée dans les graines de sa conscience, Philip K. conclut qu'il était devenu une tomate. Une tomate comparable, en dimension et en masse, à la planète Mars. »

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la plus fascinante des œuvres de S-F dans un dossier exceptionnel. Car s'il est, en matière de science-Fiction, une œuvre à clés, c'est bien celle de Philip K. Dick. Entrez dans l'univers du créateur de Blade Runner avec un guide de lecture, quatre études poussées, deux interviews, et trois nouvelles d'écrivains qui, chacun à leur façon, cocasse ou terrifiante, rendent hommage à l'une des plus grandes figures littéraires du XXe siècle.

Épuisé

Étoiles vives 8

Pour l'amour de Cecily Walker, Alan Strong dérobe une bicyclette à explorer le temps et plonge dans le passé rejoindre sa belle ! Encore faut-il viser juste...

Au coeur de Londres, un simple restaurant chinois, et une petite vieille, peuvent cacher de terrifiants secrets ! Attention, Grand-mère Wu est partie en guerre contre les gangs. Et l'adversaire le plus dangereux n'est pas toujours celui qu'on croit.

Une chose est immuable : quand un mutant camé au S commence à brouiller la réalité, c'est toujours moi qu'ils envoient dans le vortex pour remettre les choses en place. Pourquoi ? Parce que je suis globalement invariant d'un univers parallèle à l'autre. Ah, j'oubliais juste un petit détail : ils me surnomment l'assassin infini...

Terminées les Bermudes, démodées les Seychelles, de nos jours, le nec plus ultra en matière de tourisme se trouve tout à côté de chez nous, quelque part en Méditerranée : l'Atlantide. Un peu humide, mais terriblement exotique.

Américaine installée à Londres, Molly Brown a troqué la profession de comique pour celle d'écrivain — mais sans rien perdre au passage de son humour à la fois acerbe et tendre. Nous vous proposons de découvrir cette autrice turbulente, aussi à l'aise dans le fantastique moderne, la fantasy ou la science-fiction, au travers d'une étude, d'une bibliographie et de deux nouvelles (dont l'une a reçu le prix de la British Science Fiction Association).

L'assassin infini, l'une des meilleures nouvelles de Greg Egan, La sagesse de cette bonne vieille Terre de Michael Swanwick, ainsi que des textes de Dominique Warfa, Phil Masters et David Marusek (découvert avec L'Enfance attribuée) complètent cette sélection.

Les auteurs d'aujourd'hui et de demain animent Étoiles Vives !

L'anthologie 100% rêve et dépaysement.

10,52 €

Privés de futur

Votre vie de star n'a jamais été aussi ennuyeuse, les caresses bucco-génitales de « Miss Japon » et la plastique de « Miss Chili » finissent par vous gonfler... Alors pourquoi ne pas jouer au « Shootin' Paparazzi ! »

 

Ces derniers temps, je me fais appeler Herbert West Lovecraft et je suis plutôt sur une grosse affaire... coincé entre un cadavre dans une baignoire et des types qui passent leur temps à crier des trucs imprononçables du genre « Ktu-Lu ».

 

A Hollywood, un homme répondant au signalement du réalisateur Preston Sturges a été retrouvé mort. Mais Preston Sturges se trouve à son domicile, vivant...

 

Mungo Park, détective de l'étrange spécialisé dans les fantômes, est de retour à Vyenna. Et voilà qu'une belle jeune femme, sans doute fatale, l'engage...

 

Vous trouvez dans une benne à ordures le corps d'une petite fille dont on a coupé un bras et la tête. Horrible. Mais n'est-ce pas pire quand le policier chargé de l'enquête vous explique qu'il s'agit simplement d'un déchet hospitalier ?

 

Une bouteille de whisky bas-de-gamme dans la poche droite du trench-coat, la cigarette au bec, rien n'a changé pour les privés, les flics, du futur : kidnapping, disparitions, meurtres, magouilles, corruption... Sauf que là, clones, sectes étranges, extraterrestres et autres robots s'en mêlent.

22,71 €

Signaux lointains

Huit nouvelles entre humour et rêve.

Votre appartement est trop petit ? Pas de panique : nous avons justement mis au point une nouvelle technologie permettant de résoudre la crise du logement. Avec nous, votre domicile va brusquement devenir immense. Signez ici.

Depuis que vous êtes revenu des étoiles, vous faites un drôle de rêve. Vous avancez sur cette plaine, jusqu'à vous retrouver face à cet immense mur vert… Que se trouve-t-il derrière ?

Votre époux est soudain devenu gentil et attentionné, un véritable mari modèle. C'est bien simple : on croirait qu'on vous l'a changé ! Et si, justement…

Un étranger dans la ville n'était pas une série célèbre, en fait ce n'était même pas une série intéressante. Pourtant, quelqu'un tient absolument à ressusciter ce vieux western et lui donner une conclusion. Il a des spectateurs très impatients, dit-il. Et beaucoup d'or pour payer les frais.

La carte n'est pas le territoire. En êtes-vous si sûr ?

L'écrivain Andrew Wiener, né en 1949 à Londres mais vivant au Canada, a débuté dans les pages de l'anthologie d'Harlan Ellison, Again dangerous visions. Depuis, ses nouvelles paraissent outre-Atlantique sur des supports aussi variés que F&SF, Asimov's ou Twilight Zone. Après un premier roman, Station Gehenna, publié aux Etats-Unis en 1987, il a sorti un premier recueil au Canada en 1990, Distant signals and other stories, suivi de This is the year zero en 1998. Son roman Getting near the end paraîtra bientôt en France. Il signe également des scénarii pour les séries télé fantastiques Twilight Zone et Tales from the darkside. Dans la meilleure tradition de la nouvelle anglo-saxonne (Clifford D. Simak, Theodore Sturgeon, Fredric Brown…), Andrew Wiener sait faire subtilement basculer la réalité vers des révélations tantôt cocasses, tantôt inquiétantes, parfois mélancoliques, mais toujours teintées d'un humour doux-amer.

10,52 €

Bifrost n° 17

« Ma soeur repose, paisible, dans la chambre d'en face. Allongée sur le dos, les doigts un peu recourbés, les jambes tendues, droites tels des elindels. Son petit nez effronté, bien plus joli que le mien, pointe délicatement. Sa peau a l'éclat d'une fleur. Mais non celui de la santé. Bien sûr, elle est morte. Je me glisse hors de mon lit et reste un instant immobile, vacillante, saisie de mon vertige matinal. Une guérisseuse terrienne m'a dit un jour que ma pression sanguine était trop basse, exactement le genre d'absurdités que racontent les Terriens — ils expliquent que l'air est trop humide, aussi. L'air est ce qu'il est, tout comme je suis ce que je suis. Une meurtrière. »

Nancy Kress est née à Buffalo en 1948. En une quinzaine de romans et près d'une soixantaine de nouvelles, elle s'est imposée comme une figure incontournable de la science-fiction américaine moderne. Les Fleurs de la prison d'Aulite est un texte stupéfiant, une expérience de xéno-pensée profondément troublante. En fait un texte si remarquable que, non content d'avoir été élu meilleure nouvelle de l'année 97 par les lecteurs de la revue Asimov's Science Fiction, il remporta coup sur coup — fait rarissime — les prix Locus, Nebula et Theodore Sturgeon Award...

6,86 €

La Trilogie du Minotaure - 3

Le Jour du minotaure

Une aventure au coeur des mythes de la Méditerranée.

Alors même que l'empire de Crète semble sur le point de s'écrouler, ce n'est pas seulement la vie des Hommes qui risque de se trouver bouleversée, mais tout autant celle des êtres que l'on appelle les Bêtes : les créatures des différentes mythologies méditéranéennes. Parmi lesquelles le jeune Eunostos, le dernier Minotaure. Réfugiés depuis des millénaires au sein d'une forêt secrète, comment les valeureux centaures, les sensuelles dryades, les sauvages panisci et les timides oursonnes d'Artémis peuvent-ils affronter les envahisseurs achéens ? Alors que le danger se rapproche et que les enfants du roi Aecus trouvent refuge dans la forêt, jamais le destin des Hommes et des Bêtes n'aura été aussi lié.

Tour à tour sensuel, humoristique, astucieux et exotique, Le jour du Minotaure est le troisième et dernier volet de la Trilogie du Minotaure, une œuvre dont chaque tome peut se lire indépendamment.

Thomas Burnett Swann, né en Floride en 1928, nous a quittés en 1976. Il laisse derrière lui une des oeuvres les plus originales de la fantasy. Depuis sa Trilogie du Minotaure (dont les autres volumes sont Le labyrinthe du Minotaure et La forêt du minotaure) jusqu'à Queens walk in the dusk en passant par Le manoir des roses, Les dieux demeurent, La forêt d'Envers-Monde et de nombreux autres romans encore inédits en France, Swann s'est fait le poète de la magie ancienne. De la Crète antique à l'Angleterre victorienne, de L'Egypte des Pharaons à l'Israël biblique, de la Grèce à Carthage, son univers est celui des créatures mythologiques et d'une Histoire plus ancienne que la mémoire des Hommes.

Épuisé

Ça vient de paraître

Un rêve dans un rêve

Le dernier Bifrost

Bifrost 123
PayPlug