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LE BÉLIAL'

Maison indépendante créée en 1996, les éditions du Bélial' consacrent leur catalogue aux littératures de genre (le fantastique, la fantasy et la science-fiction, avec un intérêt tout particulier pour ce dernier domaine).

Editeur de la revue trimestrielle Bifrost, le Bélial' publie une dizaine d'ouvrages chaque année romans, recueils et anthologies qui présentent un panorama exigeant des auteurs d'aujourd'hui et de demain, sans oublier les grands anciens, les pionniers, souvent proposés dans de nouvelles traductions et éclairés d'un appareil critique incontournable.

Le Bélial', c'est le meilleur des littératures de genre : de Greg Egan à Lucius Shepard et Stephen Baxter, de Claude Ecken à Thierry Di Rollo ou Catherine Dufour...

Disponible   À paraître   Bientôt épuisé   En réimpression   Épuisé

L'Homme programmé

Nat Hamlin était probablement un génie. Oui. L'un des plus grands artistes de tous les temps. Peut-être. Mais Nat Hamlin était aussi le pire des salauds, un violeur en série d'une extrême violence. Aussi Nat Hamlin a-t-il été effacé. Terminé, Nat Hamlin, son cerveau purgé, l'ensemble de ses souvenirs disparus, sa personnalité oblitérée...

Paul Macy n'a rien à voir avec Nat Hamlin. Paul Macy est différent. Gentil. Stable. Sa personnalité patiemment élaborée par le Centre de Réhabilitation. Une maturation de quatre ans pour un citoyen modèle. Bien sûr, physiquement, Paul Macy ressemble à Nat Hamlin. Mais après tout rien de plus normal, puisqu'il habite le même corps. Mais Paul Macy n'est pas Nat Hamlin. Non. C'est impossible. Et cette voix intérieure, lancinante, qui lui dit le contraire, il lui suffit de l'ignorer. Un délire schizophrénique, rien d'autre...

Et tant pis s'il lui arrive de perdre de plus en plus souvent le contrôle de ses membres. Tant pis si cette petite voix intérieure, parfois, finit par sortir par sa bouche. Nat Hamlin est mort. Point. Et non, il n'emmènera pas cette gamine sublime dans une ruelle... Non. Non !

Robert Silverberg est né à New York en 1935. Immense figure de la science-fiction américaine, d'une notoriété semblable à celle d'un Bradbury ou d'un Asimov (avec lequel il a d'ailleurs coécrit plusieurs titres), aussi à l'aise dans le domaine de la nouvelle que dans celui du roman, il a signé certains des plus grands chefs-d'oeuvre du genre — Le Livre des crânes, le cycle de Majipoor, L'Homme dans le labyrinthe, Les Monades urbaines ou encore L'Oreille interne, dernier titre auquel L'Homme programmé répond avec maestria.

14,00 €

Bifrost n° 38

« — Je... sommes-nous bien... où je pense ? bredouilla Peck.

— Oui, répondit Ambel. On retourne au bateau.

Au même moment, la brousse se déchira et un bras en surgit. Un bras long de six mètres, fin et apparemment dur comme l'os. La main, d'un bleu presque noir, mesurait deux mètres du poignet aux phalanges. Elle cueillit Peck et l'aspira dans les fourrés. Erlin vit ce qui se trouvait à l'autre extrémité du membre et eut de la peine à y croire. Le pauvre homme hurlait à pleins poumons. Un rire sonore et des gloussements d'aliéné vinrent se joindre à ses cris tandis que la forêt dense se refermait. Puis le vacarme cessa.

— On n'est pas dans la mouise ! s'exclama Ambel.

Un euphémisme aux yeux d'Erlin.

— On retourne à la barque, maintenant, hein ? demanda Boris, fébrile.

— Vas-y, et emmène la Terrienne avec toi !

Ambel pénétrait déjà dans le labyrinthe luxuriant.

— C'était quoi ? demanda la jeune femme.

Boris eut un sourire forcé.

— Oh ! ça ? C'était l'Ecorcheur. »

Neal Asher

Spatterjay

10,00 €

Le Monde tous droits réservés

Imaginez un monde où les organes de presse auraient le pouvoir de copyrighter l'information...

 

Un monde où il serait possible de déléguer les tâches subalternes auprès de clones et mener ainsi plusieurs vies de front...

 

Un monde où les génotypes seraient contrôlés par l'Etat et où, avant votre naissance, votre avenir serait prédéterminé en fonction d'un ADN attribué...

 

Un monde où il serait possible de parcourir l'univers en s'incarnant dans des entités extraterrestres...

 

Un monde qui, ayant banni la mort, punirait le suicide par une peine de vie à perpétuité...

 

Imaginez... demain.

 

Depuis la sortie de son premier roman, L'Abbé X en 1984, Claude Ecken a écrit une vingtaine d'ouvrages, récits, livres illustrés et bandes dessinées. Nouvelliste rare, couronné par le prix Rosny Aîné à deux reprises (en 2001 et 2004), il a publié la plupart de ses textes récents dans la revue Bifrost et les anthologies du Fleuve Noir. Enfer clos, son dernier roman, a été salué par une critique enthousiaste et unanime. Le Monde tous droits réservés propose une sélection de ses meilleurs récits de science-fiction, douze nouvelles pour autant de visions vertigineuses de notre futur possible, douze textes aux problématiques câblées sur notre présent, dans la droite ligne des meilleurs nouvellistes anglo-saxons, Greg Egan en tête.

Épuisé

Meddik

«...qui pourrait être encore Dieu, dans un tel foutoir ? Et qui oserait s'en revendiquer ? »

Grande-Ville.

Cité-monde polluée, inique, ultraviolente, déchirée par une guérilla dont les factions même ont oublié l'origine.

Grande-Ville.

Cité-labyrinthe au ciel de suie peuplé de vautours mutants qui, sans relâche, prélèvent en nuées leur écot sur une population terrifiée.

Grande-Ville.

Cité-tombeau d'un monde assassiné par l'incurie humaine...

Du haut des trois cents étages de l'immeuble de la Gormac, dans le quartier sécurisé des Justes, John Stolker, héritier de l'empire Gormac, contemple Grande-Ville. Sa ville. Alors même qu'il inhale la première bouffée de « K. Beckin », le Monstre le toise et barrit. Démesuré, il emplit l'espace et trace bientôt son chemin de ruine. John Stolker sait que le Monstre lui montre la voie, celle d'une vengeance nourrie par une haine froide et lucide. Aussi va-t-il régler ses comptes avec la terre entière : il suivra le Monstre...

Jusqu'au bout.

Thierry Di Rollo a publié plusieurs dizaines de nouvelles, notamment au Fleuve Noir et chez Denoël. Écrivain culte pour certains, infréquentable pour d'autres du fait de l'extrême noirceur de ses récits, ses quatre premiers romans l'ont consacré comme la voix la plus tranchante de la science-fiction française.

Avec Meddik, récit d'une débâcle humaine et sociale sans équivalent, Di Rollo affirme son statut d'écrivain majeur au-delà de tout étiquetage de genre.

« Chez Di Rollo, il n'y a aucune compromission, aucun espoir, aucun rachat. Brillent une écriture efficace et une atmosphère persistante. » Libération

13,00 €

La Patrouille du Temps - 1

La Patrouille du temps

Un classique de la science-fiction...

— Vous ferez l'affaire. Sans conteste.

— L'affaire pour quoi ?

Everard se pencha ; il sentit son pouls s'accélérer.

— Pour la Patrouille. Vous allez devenir une sorte de policier.

— Ouais ? Où ça ?

— Partout. Et en tout temps. Préparez-vous à une surprise... Voyez-vous, notre société, quoique légale, ne constitue qu'une façade... et une source de fonds. Notre vraie fonction, c'est de patrouiller le temps.

Ainsi, Manse Everard est-il recruté pour intégrer la Patrouille du temps, société tentaculaire et ultra-secrète à la mission vertigineuse : protéger l'humanité menacée au cœur même de son Histoire et à travers les âges. Commence alors pour Everard la plus fantastique des épopées, une série d'aventures temporelles échevelées pour préserver le monde des fanatiques et autres illuminés avides de réécrire notre Histoire. Autant dire qu'il y a du pain sur la planche...

Poul Anderson (1926-2001) est l'un des grands auteurs classiques de l'Âge d'Or américain, lauréat de trois prix Nebula et sept prix Hugo. Longtemps boudé en France par la critique, considéré outre-Atlantique comme un maître incontestable, on lui doit quelques-uns des livres cultes du genre, dont Les Croisés du Cosmos, Flandry, Hrolf Kraki et, surtout, le cycle de La Patrouille du temps, dont les éditions du Bélial' ont entrepris la publication dans une intégrale inédite de quatre volumes présentés par Jean-Daniel Brèque.

La Patrouille du temps est probablement son œuvre la plus connue. La présente édition réunit pour la première fois en un opus unique l'ensemble des textes du cycle publiés en France, le tout dans des traductions révisées. Une préface de Jean-Daniel Brèque et une bibliographie exhaustive complètent ce volume de référence.

Traductions revues et harmonisées par Pierre-Paul DURASTANTI

18,00 €

Bifrost n° 37

(...) Les Kaliandrais sont frugivores et insectivores. Ils sont incapables de porter atteinte à toute espèce vivante en dehors des insectes et des plantes dont ils se nourrissent. Ils ne connaissent pas la guerre ni le meurtre. Ils sont télépathes et certains d'entre eux accueillent les âmes. Les âmes ont une conscience mais aucun souvenir d'une vie antérieure. Les âmes n'ont pas grand-chose à voir avec toute autre forme de vie. Les âmes sont peut-être une espèce à part entière qui sillonne le cosmos et aspire à se reposer dans quelque cerveau douillet. Les âmes sont peut-être des parasites mentaux qui passent d'un corps à un autre. Pour le Cardinal Longkwist, représentant suprême de l'OEkumen à bord du Kynsos Marcusbi II, les âmes sont des émissaires du Diable venus corrompre le Paradis. Et les indigènes primitifs — comme il les nomme du coin de la bouche pour ne pas trop souiller sa langue — qui les hébergent doivent être exorcisés...

Jacques Barbéri

10,00 €

Ceux de la Légion

Ceux de la Légion

Un monument de l'aventure spatiale !

Elle se nomme Aladoree Anthar. Détentrice des secrets d'une arme fabuleuse, elle est l'ultime chance de survie pour l'ensemble des mondes humains en guerre contre les Méduses, envahisseurs extraterrestres mortels et implacables. La légion de l'Espace est en déroute. Les colonies humaines tombent les unes après les autres. Pour John Star, Hal Samdu, Giles Habibula et Jay Kalam, il n'y a pas d'alternative : il leur faut retrouver Aladoree Anthar, maintenue en captivité sur le monde moribond des envahisseurs, quelque part autour de l'Étoile de Barnard, à plus de six années-lumière de notre Système Solaire. De la réussite de leur entreprise dépend la survie de l'humanité, ni plus ni moins...

Jack Williamson est né le 19 avril 1908 à Bisbee, Arizona. II publie son premier texte en 1928 dans Amazing Stories d'Ugo Gernsback — autant dire aux débuts de la science-fiction ! Aujourd'hui considéré comme l'un des grands maîtres de l'Âge d'Or, on lui doit les chefs-d'œuvre incontestables que sont Les Humanoïdes, Plus noir que vous ne pensez ou encore La Légion de l'Espace, premier volet de la présente trilogie et véritable archétype du space opera épique.

Ceux de la Légion est un des monuments du space opera, un genre qu'il contribua à distinguer en tant que tel. Cycle culte, il est ici réuni pour la première fois en France dans un volume unique et proposé dans des traductions révisées.

23,00 €

Bifrost n° 36

La ville formait un ensemble architectural impressionnant. Les immenses dômes de vitracier ressemblaient à des bulles de savon irisées qui s'interpénétraient. Aux yeux de Lisa, ils étaient toutefois moins déconcertants que les majestueuses cités de la Vieille Terre, que ses parents avaient décidé de quitter peu de temps après sa naissance. Elle avait visionné tous les holos auxquels elle avait pu accéder, à la maison ou à l'école. Ses parents l'avaient privée de la magnificence de la planète-mère. Lisa n'avait jamais vu, et ne verrait jamais, certainement, les rues et les monuments de Rome, Paris ou Bagdad autrement qu'à la tridi. Tout ça parce que son père était un terraformeur, un homme dont le métier était l'adaptation des autres mondes à la vie humaine. Il était « la cheville ouvrière » d'une politique terrienne qui avait choisi la terraformation plutôt que la mutation pour coloniser les exoplanètes. Son père, Sebastian Eschenbach, devait veiller à ce que les premiers colons bénéficient des meilleures conditions de vie à la surface d'Artémis, nouveau monde en passe de devenir humain...

Ugo Bellagamba

10,00 €

Yellow Submarine n° 132

De toutes les dimensions, le Temps est la seule que l'humanité n'a pas encore su domestiquer — et l'une des rares dont l'évaluation soit sujette à autant d'interprétations. De fait, depuis que le genre humain a accédé à une certaine intelligence, le Temps et les questionnements divers qu'il peut soulever sont devenus un des éléments moteurs de son imaginaire, sous quelque forme que ce soit. Les voyages dans le temps, les fantaisies historiques et autres récits uchroniques sont autant de moyens d'interroger le passé pour, peut-être, mieux comprendre le présent. Ils sont aussi, de manière souvent involontaire et indirecte, des éléments d'appréhension du contexte dans lequel ils ont été produits ou des consciences et connaissances historiques de l'époque de leurs créations.

 

Ce nouveau volume de Yellow Submarine présente un certain nombre d'exemples des rapports, étroits et complexes, que tissent entre elles les petites histoires de nos imaginaires et la grande histoire de notre monde.

 

Infinies possibilités pour Lawrence Watt-Evans, acteurs historiques pour Ugo Beflagamba, rencontre entre Tim Powers et David Calvo, contraintes sociales ou économiques pour Raphaël Colson, réponses théologiques ou philosophiques pour Olivier Davenas, interrogations politiques pour Johan Heliot, évolutions industrielles pour Al' Durou...

 

Avec des nouvelles signées Jean-Jacques Régnier, Harry Morgan, Gilles Ascaride et Edward Page Michell, auteur du tout premier récit de voyage dans le temps de l'histoire de la science-fiction !

12,00 €

Sympathies for the devil - redux

Ils sont six.

Paul of Perth, duc du Dragonshire, combattant le cercle de ténèbres qui broie la réalité et étrangle jusqu'à l'idée même du bien...

Dernier Frêne, l'homme-arbre qui parcourt un monde à l'heure du loup et porte en sa sève l'espoir d'une renaissance...

Darrell Jhune, qui a vu l'apocalypse dans les « douze dragons renversés » et doit réparer l'Erreur...

Ozzie, mutante et tueuse impitoyable, qui doit apprivoiser la mécanique des profondeurs pour enfin trouver sa place dans un univers au bord du gouffre...

Ismaël Kashoggi, missionnaire onusien chargé de recenser les tribus nomades de Mongolie pour la puissance extraterrestre Archonte et veut empêcher un génocide programmé...

Loki, le démon aux yeux de lumière, qui a provoqué le Ragnarok en libérant le monde de dieux moribonds, pâles reflets d'eux-mêmes...

Ils sont six, six pour six fins du monde.

Thomas Day a trente trois ans. Né et vivant à Paris, on lui doit une dizaine de romans, au Bélial', chez Mnémos, Denoël ou Gallimard, dont La Voie du Sabre (Folio SF), où l'on suit l'odyssée du rônin Miyamoto Musashi dans un Japon qui ne fut jamais, livre lauréat du prix Julia Verlanger auquel il a donné une suite, L'Homme qui voulait tuer l'Empereur, publiée dans la revue Bifrost.

« Accompagner Thomas Day n'est pas une épreuve innocente, mais la lumière froide qu'il jette sur notre époque nous montre pourtant le chemin de la rédemption. » Le Dauphiné Libéré

15,00 €

Bifrost n° 35

« Un bruit d'explosion à ma droite, de métal outragé se répandant dans l'air gelé, y perdant sa chaleur, déchiqueté, vermicelles et banderoles, étincelles et flammes étendards annonçant trois morts. Je ne vois pas ce que mon esprit imagine. J'entends le cri de Dylan — amour et terreur mêlés — mon prénom hurlé, deux ou trois fois... mon cerveau refuse de compter les mots en de telles circonstances... j'entends l'homme que j'aime à travers l'instant tendu qui m'emprisonne, la chute si courte et pourtant si longue, car s'y reflète une vie en accéléré. J'imagine Dylan sanglé dans son fauteuil anti-g, forçant sur les commandes, trop près de la bulle de vitracier du cockpit, le visage déformé par l'effort et la peur.

J'entrouvre les yeux une seconde, minuscule victoire sur la terreur qui m'étrangle. Dans le lointain, Dylan crie, assis dans son siège-baquet, insecte vociférant découpé à contre-jour sur la toile ronde du cockpit.

Mes mains protègent mon ventre, si précieux. L'urine piquante m'éclabousse les jambes et le bas de la combinaison boudinée auteur de mes mollets. Nous touchons le sol. »

Thomas Day

Le Chasseur sous l'horizon

10,00 €

Forêts secrètes

Prix Masterton 2005

II y a ce serpent monstrueux qui, la nuit, visite les enfants et les terrorise. Il y a la solitude marine de Mérélune, le meurtre et ses atours de travesti. Il y a Alice et ses impertinences, Peter Paon et sa fidèle Crochette, nés d'une coquille d'imprimerie et qui mettront le monde à feu et à sang. Il y a les démons et merveilles, la cruelle poésie de Berthelot, son univers hors du temps au cœur de ses forêts secrètes.

« Berthelot en magicien des marges, convoquant le viol, le crime, la souffrance, les amours déçues ou déchues, mortelles ou perverties, l'errance ou la folie, le chaos des cœurs et des âmes, l'hésitation sexuelle, la transgression punie par une mutation des corps, l'art associé à la déviance, l'intolérance face à toute différence, comme autant de thèmes qui tissent toute son œuvre, cette œuvre que portent des héros maintenus en permanence sur le fil dangereux de l'équilibriste, entre leur attirance pour l'obscure ivresse de la chute et le désir d'un envol vers une rédemption solaire. » Joëlle Wintrebert

 

Francis Berthelot est né à Paris en 1946.

Polytechnicien, docteur en biologie moléculaire, chercheur au CNRS dans les domaines de la théorie littéraire, il a obtenu le Grand Prix de l'Imaginaire à quatre reprises et, fait unique, dans quatre catégories différentes — dont celle du meilleur roman pour Rivage des intouchables, chez Gallimard « Folio SF ».

13,00 €

La Saga de Hrolf Kraki

Quand Beowulf rencontre Conan...

Il est l'héritier des ténèbres. Son père est mort dans un odieux complot. Son grand-père a péri de la main même de son propre frère...

Il est le fils du pouvoir. Dans ses veines coule le sang des Skjoldung, souverains d'un Danemark impitoyable et sauvage.

Il est Hrolf Kraki, le plus grand prince danois du Haut Moyen Age, né d'un amour incestueux, en guerre pour accéder au trône. Voici le récit d'une époque où régnait la magie des runes, où les êtres surnaturels marchaient aux côtés des hommes, où l'Histoire s'appelait Destinée et avait pour couleur celle du sang versé.

Poul Anderson (1926-2001) est l'un des grands auteurs classiques de l'Age d'Or américain, lauréat de trois prix Nebula et de sept prix Hugo. Boudé en France par la critique, considéré outre-Atlantique comme un maître incontournable, on lui doit quelques-uns des livres cultes du genre, dont Les Croisés du cosmos et La Patrouille du temps.

Avec La Saga de Hrolf Kraki, il livre une fresque épique et démesurée sans équivalent, un monument salué par le British Fantasy Award.

19,00 €

Bifrost n° 34

« Mon bon ange, es-tu homme ou Femme ?

— Jeanne, est-ce une question à poser ? Les anges n'ont point de sexe. Ne l'as-tu pas appris dans les Saintes Ecritures ?

— Je ne sais point lire, mon Michel. Et écrire encore moins.

— Tu devrais apprendre...

— C'est que je n'ai point trop envie... Dis, mon bon ange, si tu n'as point d'ardillon prêt à la relève en toutes circonstances, et pas davantage de connin joufflu revêtu de poils folastrons, comment fais-tu pour... enfin, tu vois ce que je veux dire...

— Je ne vois rien du tout, petite effrontée ! se cabre l'ange, s'illuminant un bref instant de tous les feux de l'enfer. Comment es-tu au courant de ces détails, d'ailleurs ? C'est le curé qui te les a enseignés ?

— Montre-moi ! » fait la curieuse qui, une fois l'ange éteint, s'est approchée subrepticement, au point d'essayer de glisser une main noire de crasse sous l'armure virtuelle. La plongeuse doit, d'une simple poussée de son réacteur dorsal planqué sous ses ailes, s'écarter de vingt pas avant de clamer : « Maintenant tu vas fermer ton clapet et m'écouter, impertinente. L'heure n'est plus aux plaisanteries. Tu as pu constater en quelle pitié était le royaume de France. Je t'exhorte à te porter au secours du roi en son château de Chinon et à lever le siège mis par l'Anglais devant la ville d'Orléans. Tu vas donc te rendre en la forteresse de Vaucouleurs demander aide et assistance au seigneur de Baudricourt ! »

Ce à quoi la Jeannette répond d'un ton boudeur :

« Dans quel ordre, mon ange ? »

Jean-Pierre Andrevon

Épuisé

Zombies, un horizon de cendres

« Quand il n'y a plus de place en Enfer, les morts reviennent sur Terre. »

 

Premier jour : Au loin, il y a votre voisin. Vous lui faites un signe avant de poursuivre votre route. Jusqu'au moment où vous réalisez que le voisin en question est décédé depuis des semaines...

 

Troisième jour : Vous ne décollez plus de la télé, qui enchaîne les émissions spéciales : partout dans le monde les morts se réveillent. Apathiques, ils errent au royaume des vivants...

 

Cinquième jour : Paralysé de trouille et de dégoût, vous regardez votre femme serrer dans ses bras, au beau milieu de votre salon, une chose qui, un jour, fut sa mère...

 

Huitième jour : Votre femme vous a quitté après que vous avez réduit en cendres l'ignominie qu'elle appelait « maman ». Derrière vos volets cloués, alors que le chien ne cesse de geindre, ils rôdent.

 

Neuvième jour : La télé diffuse un reportage au cours duquel on voit une de ces choses dévorer un chat vivant... Ils sont désormais des millions et vous ne vous posez qu'une question : mon monde n'est-il pas désormais le leur ?

 

Jean-Pierre Andrevon est né à Bourgoin-Jallieu en 1937. Il publie son premier roman, Les Hommes-machines contre Gandahar, en 1969 chez Denoël. C'est le point de départ d'une œuvre protéiforme très engagée, un parcours dense et unique dans les domaines de la science-fiction, du fantastique ou du thriller.

 

Avec Zombies, un horizon de cendres, texte choc hommage au Dawn of the dead de George A. Romero ainsi qu'au célèbre roman Je suis une légende de Richard Matheson, Jean-Pierre Andrevon nous offre une fin du monde qui, au-delà de l'horreur, se révèle une tranchante analyse de l'altérité doublée d'un regard sans concession sur les maux de la modernité.

Épuisé

Bifrost n° 33

Il fallait d'abord frapper le chien. Pour attendrir la viande ou au contraire saturer les tissus d'adrénaline, afin d'augmenter sa saveur. Sur ce point, les écoles divergeaient, mais toutes admettaient l'importance du rituel. Le premier assistant de Paul Veyne tira de sa cage l'animal à poil gris, couleur de hyène. Le meilleur choix. Contrairement à la vision simpliste des Occidentaux, n'importe quel chien ne pouvait convenir pour la préparation du Thit cho. A défaut d'un gris, on pouvait se rabattre sur un jaune tacheté de marron. Jamais un noir, réservé au traitement des maladies mentales, ce qui aujourd'hui aurait fait montre d'une impardonnable faute de goût. La bête tenta de se dégager mais ses membres étaient entravés par un câble d'acier.

« Diffusion dans quinze secondes. »

Paul fixa le décompte numérique affiché sur l'écran. Un LIVE clignota avant de laisser place à un gros plan de sa femme. Elle était assise au milieu de leur salon, le canon d'un automatique pointé sur sa tempe. La situation n'avait rien d'exceptionnel, mais elle était éprouvante. Il devait l'oublier ; ne songer qu'à son art.

« Nous pouvons commencer. »

Xavier Mauméjean

10,00 €

Time Opera

Vous n'avez plus de boulot depuis des lustres ? Vous ne supportez plus la promiscuité de ce XXVe siècle surpeuplé et pollué ? Marre de votre condition de minable citoyen de Quatorzième Classe ? N'hésitez plus : avec Lanoy et sa fabuleuse invention, émigrez vers le passé !

Visiter la Rome des Césars, le Golgotha le jour de la crucifixion du Christ, les rues de Constantinpple lors du siège des Croisés ? Voilà ce que vous propose le Service Temporel ! Et qui sait, avec un peu de chance, peut-être pourrez-vous partager la couche d'une impératrice ? À moins que vous ne préfériez le frisson de l'inceste transtemporel ? Gare toutefois à ne pas devenir votre propre aïeul...

Robert Silverberg est né à New York en 1935. Immense figure de la science-fiction américaine, d'une notoriété semblable à celle d'un Bradbury ou d'un Asimov (avec lequel il a d'ailleurs coécrit plusieurs titres), aussi à l'aise dans le domaine de la nouvelle que dans celui du roman, il a signé certains des plus grands chefs-d'œuvre du genre — Le Livre des crânes, L'Oreille interne, le cycle de Majipoor, Le Fils de l'Homme, Les Monades urbaines ou encore L'Homme dans le labyrinthe.

Time Opéra rassemble deux des plus célèbres variations de Robert Silverberg sur le thème du Temps : Les Déserteurs temporels et Les Temps parallèles.

21,00 €

La Planète géante

Planète géante, l'intégrale

Deux odyssées à la mesure d'un monde démesuré...

Ils sont une poignée à avoir survécu à l'attentat qui a détruit leur vaisseau. Perdus sur la Planète Géante, monde reculé échappant à tout contrôle, ils doivent entreprendre un périple de 65 000 kilomètres pour rejoindre l'unique enclave terrienne...

Quant à Apollon Zamp et sa troupe d'histrions, ils ont fort à faire à bord de leur bâteau-théâtre : entre la concurrence pas toujours loyale de leurs confrères, les attaques de nomades et l'ire des spectateurs, pas facile de gagner le concours dramatique le plus prisé de la Planète Géante... Surtout quand on projette d'y jouer la version locale d'une pièce de l'ancienne Terre : Macbeth.

Jack Vance est né le 28 août 1916 à San Francisco. Infatigable bourlingueur, marin chevronné, il cultive depuis toujours un goût marqué pour le dépaysement. D'où l'extraordinaire chatoyance de ses récits, particulièrement lorsqu'il s'attache à élaborer des peintures baroques de paysages imaginaires et de civilisations exotiques, aussi bien dans le domaine du space opera que du planet opera ou d'une fantasy plus traditionnelle.

Le cycle de La Planète Géante, ici réuni pour la première fois, qui plus est dans une traduction complète et définitive, est l'une des œuvres maîtresses de Jack Vance, un livre archétype du planet opera qui inspira toute une génération d'écrivains, à commencer par le Robert Silverberg du cycle de Majipoor.

21,00 €

Bifrost n° 32

A plus de soixante pas du trio, un immense rocher noir occupe une bonne partie du centre de l'espace voûté. Devant ce récif infernal, un géant cornu attend. Il est assis dans la position du Bouddha, les yeux clos. C'est un oni de la taille d'une pagode à trois étages. [...]

Soudain, le grand cornu se dresse de toute sa hauteur et rugit. Il est enchaîné au roc par la ceinture, un collier de métal noir et des bracelets aux poignets. Sur sa peau rouge orangé comme la braise d'une forge, ses poils sont roux à l'exception de la longue chevelure sombre qui lui couvre le dos pareille à une crinière. Son sexe — court au vu de la taille du monstre — et ses bourses grosses comme des calebasses ballottent à chacun de ses mouvements. Il rugit à nouveau. Agité, il tire sur ses lourdes chaînes semblables à celles des ancres des galions Portugais. Daigoro se tient prêt à décocher son trait.

Le démon tend le bras droit en avant et pointe Onireiko du doigt.

« Toi ! » hurle-t-il en langue impériale.

Thomas Day, L'Homme qui voulait tuer l'Empereur

Épuisé

La Profondeur des tombes

Prêt à mesurer la profondeur des tombes ?

Demain.
Le pétrole n'est qu'un souvenir. Reste le charbon, et avec lui ses mines titanesques et leurs millions de gueules noires, sa poussière grise et ses cieux asphyxiés. Un monde glacé où l'eau pure est la plus convoitée des denrées, où les animaux clonés en masse vont s'échouer au fond des filons, où le mot « jour » a été remplacé par « nuit claire ». Demain.
Pennbaker est porion, contre-maître à CorneyGround. Et il a contemplé la Mort dans les yeux, des yeux qui ressemblent étrangement à ceux de sa mère... La Mort qui lui a demandé, de cette voix si douce, s'il connaissait la profondeur des tombes... Et Pennbaker sait où chercher. Car au loin brillent les lumières de l'U-Zone, région de non-droit où réside Bartolbi, l'éleveur de hyènes. Débute ainsi la quête en compagnie de CloseLip, la fille chérie, son amour, sagement rangée dans sa valise...
La profondeur des tombes, celle qui nous traque, qu'on passe sa vie à éviter, mais qui, inexorable, nous rattrape...

Âgé d'une quarantaine d'années, Thierry Di Rollo est l'auteur de plusieurs dizaines de nouvelles publiées au Fleuve Noir et chez Denoël. Écrivain culte pour certains, infréquentable pour d'autres du fait de l'extrême noirceur de ses récits, ses trois premiers romans l'ont consacré comme la voix la plus tranchante de la SF française.
Avec La Profondeur des tombes, plongée hallucinée dans un proche futur dénué d'horizon, Di Rollo nous offre son œuvre la plus aboutie, la plus touchante, mais aussi la plus noire...

« Chez Di Rollo, il n'y a aucune compromission, aucun espoir, aucun rachat. Brillent une écriture efficace et une atmosphère persistante. » Libération

13,00 €

Bifrost HS2 : Les univers de Jack Vance

« ... j'ai découvert Jack Vance, connu une prose inégalée et la poésie de la S-F, et je me suis condamné à tenter d'écrire un jour non seulement dans le même domaine que ce “Maître des dragons” , mais à essayer de jouer les notes simples dont ce maestro faisait de si parfaits concertos et des symphonies aériennes semble-t-il faciles. S'il était Mozart, je ne serais Salieri, peut-être, mais je savais que j'avais le matériau idoine, la sensation exacte, la vraie poésie et un motif de continuer d'aimer la S-F bien après l'adolescence, la fac et mes années d'apprenti-écrivain. »

Dan Simmons

Épuisé

Bifrost n° 31

Il ôta sa chemise à fleurs made in Bangkok, défit son pantalon, retira son slip, éjecta ses tongs.

« On se le fait façon cataplasme, chuchota-t-elle quand il s'allongea sur son ventre.

– Plutôt barbecue. »

Toute moite, elle diffusait une chaleur d'enfer à partir de son torse et de son ventre. Il se raidit tel un brandon. Cela coulait de source entre elle et lui depuis tant de mois qu'il la pénétra sans crier gare. Jalna agita les hanches comme un petit train du Texas. Ça filait doux tandis qu'elle fumait son joint, là-haut, tout là-haut dans son arbre.

Soudain, elle sanglota.

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

Puis elle éclata de rire : « Aie ! Je me sépare. »

Les murs de la chambre s'éloignaient à l'infini. Jalna perçut nettement qu'elle se divisait par le milieu. Une faille s'ouvrit depuis son sexe, gagna son nombril, atteignit son cerveau. Scindée en deux ! Une tristesse sans fond immergeait une part de son esprit, tandis qu'un rire dément secouait l'autre. Ignorant la fulgurante apparition de cette crise hystérique, Everett écartela son corps, plongea dans ce gouffre de douleur insoutenable...

Philippe Curval

10,00 €

Les Escargots se cachent pour mourir

Han Solo, James Bond et les Monthy Python !

La sûreté nationale est en péril : rien moins que l'honneur de la nation est en jeu. Un honneur bien mal engagé puisque Chris Malet semble être le seul de nos agents secrets en mesure de le sauver. Et lui, l'honneur national, autant dire qu'il s'en tape. Sauf que voilà : il est l'unique détenteur de ce talent fort étrange qui lui permet de pénétrer la trame romanesque des livres... L'heure est grave. Pour cette mission capitale, c'est au cœur d'un roman gore qu'il lui faut plonger... Et le gore, il déteste.

Gaba est un contrebandier plus ou moins débrouillard et plus ou moins poursuivi par toutes les polices de la galaxie. Aux commandes de Betty, son vaisseau déglingué passablement jaloux, il aspire à quelques vacances bien méritées au retour d'un convoyage de deux anthropoïdes velus d'Uku. Mais, lorsque le richissime Aykip D. Foot Jr. lui propose de partir en quête du mythique cimetière des astronefs pour en ramener le secret de l'immortalité, Gaba comprend qu'il est des offres qu'on ne peut refuser...

Né à Paris en 1961, Michel Pagel a publié une quarantaine de romans dans à peu près tous les genres. Lauréat du Grand Prix de l'Imaginaire 2002 pour Le Roi d'août, traducteur de talent (de Neil Gaiman et Joe Haldeman, notamment), il s'est imposé en vingt ans de publication comme l'un de nos romanciers les plus séduisants.

Les Escargots se cachent pour mourir, omnibus réunissant les romans Pour une poignée d'helix pomatias et Le Cimetière des astronefs, est le manifeste d'un engagement en faveur d'une littérature de genre assumant pleinement sa vocation « populaire ».

Livre humoristique déglingué, foisonnant, ultra-référencé, parent français du Guide galactique de Douglas Adams, il est aussi un fervent hommage aux grands fondateurs que sont Raymond Chandler, Dashiell Hammett, Ian Fleming ou encore Robert A. Heinlein.

15,00 €

Croisades

Il y a Alan Robertson et sa fabuleuse invention qui brise les frontières de l'espace et du temps. Il y a Luke Grogatch qui, dans un monde résigné, se dresse face aux diktats de la bureaucratie. Il y a Sam Salazar sur Pangborn, où l'humanité a oublié ses origines et envisage le génocide. Il y a enfin Dyle Travec qui, parce que sa famille a été capturée puis vendue par des esclavagistes, va mettre Maxus à feu et à sang.

 

Quatre hommes qui refusent la fatalité, quatre croisades pour changer la face du monde.

 

Recueil inédit, Croisades réaffirme le talent de Jack Vance et s'impose comme le plus concluant des manifestes en faveur de l'un des derniers grands maîtres de la science-fiction et de fantasy mondiales.

 

Jack Vance est né le 28 août 1916 à San Francisco. Infatigable bourlingueur, marin chevronné, il cultive depuis toujours un goût marqué pour le dépaysement. D'où l'extraordinaire chatoyance de ses récits, particulièrement lorsqu'il s'attache à élaborer des peintures baroques de paysages imaginaires et de civilisations exotiques, aussi bien dans les domaines du space opéra que du planet opéra ou d'une fantasy plus traditionnelle. Parmi ses œuvres les plus marquantes, on retiendra tout spécialement Le Cycle de Tschaï, La Geste des Princes-Démons, Lyonesse et La Planète Géante.

19,00 €

Bifrost n° 30

« Le front commença à lui peser comme s'il avait eu de gros sourcils en laine de fonte et ce poids lui écrabouillait le cœur, ce qui jetait le trouble dans ses représentations mentales.

Il mit des étiquettes sur le fleuve d'eau savonneuse qui ballottait ses pensées (Psychose, Traumatisme) et quand il en vint à la conclusion qu'il tournait au serial killer, il rigola pour la première fois depuis des mois.

Il eut une fois, une seule, le courage d'aller voir. Dans une cave. Après tout, nécrophile, c'était bien aussi pire que serial killer et il mourait d'envie de toucher de la chair. Même Froide. Il voulait trouver une femme.

Ou mieux, une petite fille. Pédonécrophile, ça c'était de l'aventure.

Il se demanda, en descendant marche après marche un escalier noir de salpêtre, s'il la violerait.

Il n'avait jamais fait ça.

Mais il avait essayé tous les trucs de tous les sex shops, ceux qu'on enfile et ceux qui s'enfilent, et il lui fallait autre chose. »

Catherine Dufour

9,00 €

Enfer clos

« Il n'y a jamais de motifs aux enfers qu'on se forge. Seulement des prétextes. »

 

1945.

La porte d'une triste masure se referme sur une fratrie marquée par le malheur et la honte. Bernadette et Suzie ont été tondues pour avoir couché avec l'occupant. Tondues et violées sur la place du village... Putains ! Putains ! Guillaume, le plus jeune, muré dans sa terreur, parle si peu qu'aux yeux de tous il n'est qu'un attardé doublé d'un déserteur. Quant à l'aîné, Clément, il a beau se poser en héros, on devine sous la patine du mensonge une vérité aux couleurs plus troubles...

Et c'est lui, Clément, violent et paranoïaque, qui prend la décision de cloîtrer son petit monde derrière les volets de cette cabane insalubre. Car il faut se protéger des autres, de l'extérieur, de ceux qui ne crient qu'un seul mot en cette période exultante de l'après-guerre : vengeance ! Ainsi débutent quarante années d'un enfermement total, quarante années pour libérer le monstre qui sommeille en chacun, quarante années d'enfer clos...

 

Depuis la sortie de son premier roman, L'Abbé X en 1984, Claude Ecken a publié une vingtaine d'ouvrages, romans, livres illustrés ou même bandes dessinées. Nouvelliste rare, couronné par le prix Rosny Aîné en 2001, il a publié la plupart de ses textes récents dans la revue Bifrost ou les anthologies du Fleuve Noir et des éditions du Bélial' — chez qui on retrouvera bientôt son premier recueil.

Claude Ecken a quarante-neuf ans et vit à Béziers. Enfer clos, livre coup de poing s'il en est, roman d'une maîtrise psychologique époustouflante inspiré d'un fait divers inconcevable, démonte avec lucidité les mécanismes du vernis social sous lequel gronde la bestialité. Terrifiant.

Épuisé

La Cité du soleil

Paul Grimal a disparu, ne laissant derrière lui qu'un ensemble de notes concernant la Cité du Soleil, cette fabuleuse construction mentale de l'Italien Tommaso Campanella. Des indices convergeant tous vers l'impensable : la Cité du Soleil existerait, quelque part... Mais comment rejoindre une utopie ?

Depuis plus de deux siècles, la dynastie des Bonaparte règne sur le monde. Un règne qui devrait se trouver légitimé par la mission d'exploration que mène l'Aiglon aux confins du Système solaire. À moins qu'un assassinat politique ne bouleverse les plans impériaux...

La Voie Lactée se meurt, dévorée par l'entropie. Pour la myriade de peuples qu'elle abrite, il n'y a aucune alternative. D'autant que cette fin des temps est orchestrée par les Archontes, désireux de vivre l'Apocalypse jusqu'à son terme. Pourtant les Hu, race faible et mineure, refusent l'inéluctable, notamment Hu-Jon, prêt pour la plus folle des odyssées.

Trois aventures historiques, trois épopées philosophiques...

Un temps caché sous le pseudonyme de Michael Rheyss (notamment dans l'anthologie périodique Étoiles Vives, où il débute), c'est sous son véritable nom qu'Ugo Bellagamba publie son premier roman, L'École des assassins (au Bélial'), un manga littéraire co-écrit à la testostérone avec Thomas Day et salué par la critique. Titulaire d'un doctorat en histoire du droit, Ugo Bellagamba a trente ans. Il vit à Aix-en-Provence avec sa femme et leur improbable petit chien, Sirius.

Avec La Cité du Soleil, Ugo Bellagamba nous propose trois textes d'une rare ambition où la science-fiction s'inscrit au cœur même de notre Histoire, quelque part entre Robert Silverberg et Umberto Eco.

15,00 €

Bifrost n° 29

L'histoire commence sur la banquette arrière d'une Ford 1949 décapotable. Le lieu : les Etats-Unis d'Amérique, section Californie, sous-section L.A., sous-sous-section une route qui serpente dans les collines couvertes d'orangers desséchés de Hollywood. La date : 4 juillet 1955, avant minuit. Trois mois plus tôt, Albert Einstein est mort à Princeton, rupture d'un anévrisme intestinal. Trois mois plus tard, James Dean va se tuer au volant de sa Porsche 550 Spyder baptisée Little Bastard. Marylin Monroe a encore sept ans à vivre. Elvis va bien, mis à part les merdes qu'il tourne sous la direction de réalisateurs de second ordre ; lui, son avenir se mesure en vingt années d'ingestion de beurre de cacahuète qui se termineront par l'explosion répugnante de son gros bide. Trois milliards d'autres Terriens, en général moins célèbres que les quatre susnommés, vivent sur la planète Terre en ce 4 juillet de forte chaleur. Personne ne peut s'en douter, mais tous ceux qui survivront un demi-siècle plus tard, sans parler de la cohorte encore à naître, sont condamnés à mourir quelques jours avant le Christmas Day de l'an 2000. Voici pourquoi...

Jean-Pierre Andrevon

9,00 €

Yellow Submarine n° 131

« C'est qui, ça, Zertzour ?

— Zwertzgour. C'est un spatial.

— Un spatial ?

— Oui, un spatial. Il accompagne le vaisseau depuis près d'une heure T.U. et il veut que nous l'emmenions avec nous. »

J'articule péniblement une réponse embrouillée et très interrogative : « Eh ! C'est quoi, un spatial ? D'où ça sort ? C'est dangereux ? Et puis d'abord, ça n'existe pas. Et comment sais-tu qu'il s'appelle Wergour ?

— Zwertzgour, Maître, Zwertzgour. Il me l'a dit. Il n'est pas méchant, je vous assure, peut-être un peu maladroit, alors il pourrait être dangereux, sans le faire exprès...

— Cette bestiole ? Je n'y crois pas !

— Euh ! Vous n'avez pu voir que les appendices ciliaires des pédoncules de l'extrémité d'une des vingt flagelles des multiples tentacules capteuses d'information qui couvrent son corps. En fait il est au moins cent fois gros comme le vaisseau et pourrait l'écrabouiller en un instant. »

Ernest et les cas métaphysiques, un récit inédit de Jean-Jacques Régnier.

Oubliez les soucoupes volantes et tournoyantes, les complots de men in black et les gnomes grisâtres de Roswell : les extraterrestres sont arrivés sur Terre depuis longtemps et leurs formes sont des plus diverses : serviettes de bain meurtrières, poires dépressives, reptiles anthropophages, poulpes péteurs, érotomanes à pseudopodes, lunettes de toilette voyeuses (et joyeuses). La faune de l'espace ne connaît aucune limite, non plus que les nombreux collaborateurs de la revue Yellow Submarine qui vous emmènent au coeur de l'altérité en passant par les cases SETI, Carl Sagan, John Varley, Walter Tevis, Mary Doria Russell, Andrew Weiner & co.

Yellow Submarine est la plus ancienne revue française de SF et de fantasy en activité.

12,00 €

La Trilogie du Minotaure

La Trilogie du minotaure

L'aventure au temps du dernier des Minotaures...

 

Au cœur de l'île de Crète se niche une vaste forêt interdite aux Hommes. Là, dans cet océan d'arbres millénaires et de collines verdoyantes, festoient et chassent les ultimes représentants de ceux qu'on appelle les Bêtes Centaures, Dryades, Panisci, Telchins... C'est là que vit Eunostos, le dernier des Minotaures, figure emblématique d'un monde voué à disparaître. Publié pour la première fois en un seul volume, la Trilogie du Minotaure fait d'ores et déjà partie des créations majeures de la fantasy, tel Le Seigneur des anneaux ou La Forêt des Mythagos.

 

Thomas Burnett Swann, né en Floride en 1928, nous a quittés en 1976. Il laisse une des œuvres les plus originales du merveilleux. Depuis la Trilogie du Minotaure jusqu'au Manoir des roses en passant par La Forêt d'Envers-monde et de nombreux autres romans encore inédits en France, Swann s'est fait le chantre de la magie ancienne. Son univers, d'une profonde sensualité, est celui des créatures mythologiques et d'une Histoire plus ancienne que la mémoire des Hommes.

Épuisé

Ça vient de paraître

Un rêve dans un rêve

Le dernier Bifrost

Bifrost 123
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