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Markham ou la dévoration

Mike Resnick est décidément un écrivain surprenant, capable du tout-venant comme du très ambitieux (de la trilogie du Faiseur de veuves à Projet miracle ou encore Kirinyaga). L'Afrique, son champ d'inspiration principal, est aussi un moteur, et ses œuvres « africaines » ont plus de chance d'être ambitieuses.

Pourtant, Markham ou la dévoration se situe un peu à la croisée des chemins. Markham, un célèbre journaliste, spécialiste des paris fous, veut retrouver Michael Drake, un chercheur qui a déjà éradiqué plusieurs épidémies et qui a depuis disparu. Or, une variété mutante de l'ybonia, une terrible maladie, décime la population humaine de plusieurs systèmes stellaires. Markham, un homme ambigu, aussi détestable qu'il est professionnel, engage Stone, un guide réputé, pour monter une expédition sur Bushveld, où l'on aurait aperçu Drake pour la dernière fois, quinze ans plus tôt. Dans cette jungle en grande partie inexplorée, le voyage va bientôt tourner au cauchemar.

La trame du roman est simple, pour ne pas dire simpliste, et les clins d'œil aux expéditions (notamment anglaises) du siècle dernier sont très appuyés. Burton et Livingstone, entre autres, ne sont pas loin… Les péripéties s'enchaînent avec logique, mais sans originalité, vu le sujet choisi. Par contre, Resnick est toujours très à l'aise dans ses dialogues secs et nerveux, dignes d'un Hammett, et dans le dilemme crucial qu'il met en scène avec beaucoup d'aplomb à la fin du livre. En outre, le portrait du journaliste dévoré par l'ambition est un des plus acides et des plus dérangeants que j'aie jamais vus.

Un livre sans concession, dont la noirceur rachète le caractère convenu de l'intrigue. (Et voici bien une « critique ambiguë »…)

Légendaire

« J'aime la fantasy. Je veux dire, je l'aime vraiment. »

 C'est par ces mots simples que Stéphane Marsan fait débuter sa préface. Le message est clair, à tout le moins.

Là où l'anthologie éponyme du Fleuve Noir se voulait à la fois le manifeste et l'acte de naissance d'une fantasy française, Légendaires affiche des ambitions en apparence plus modestes : donner à lire des nouvelles d'auteurs révélés par Mnémos, associés à cette même maison d'édition, voire en passe de l'être. (Deux débutants, en fait des débutantes, viennent grossir les rangs des auteurs plus confirmés.) On trouve ici onze textes, souvent longs. Voyons un peu…

Je n'ai trouvé strictement aucun intérêt aux récits de Pierre Grimbert et Laurent Genefort. Le premier a pour seul mérite sa brièveté (que devient l'auteur, peu original mais plein de verve, du Secret de Ji ?) ; le second pêche par des tics d'écriture agaçants et par une intrigue banale cent fois vue et revue. Ce sont les seuls vrais ratages, à mon sens.

Nathalie Dau, une des deux nouvelles venues, a elle aussi choisi des sentiers rebattus, mais elle mène « Contre-magie » avec un certain aplomb : un auteur à suivre, quand elle aura trouvé sa voie et sa voix. J'en dirai autant d'Eric Wietzel, dont « Bien-être, travail envié » aborde des thèmes que la fantasy néglige souvent (l'horreur de la guerre et de ses à-côtés tels que camps de prisonnier, torture et génocide) ; sans un style abscons et une certaine emphase dans le traitement (ce texte aurait gagné à être plus court de trente pour cent, il me semble), on tenait là un bon récit, au moins.

De même, Isabelle Collet, avec « Yèrne », rate de peu la cible, car cette histoire d'univers parallèles et de magiciens tisserands trahit des influences de Zelazny et de Barker encore trop mal digérées – l'écriture nerveuse et moirée, les personnages surprenants et l'ambition de l'intrigue rachètent presque ces défauts, toutefois. Quant à Roland Wagner, s'il livre une pochade qui ravira les amateurs de fables décalées, on ne saurait considérer « Pour une poignée de cailloux » comme ses vrais débuts dans la fantasy. Ce sera sans doute pour une prochaine fois.

Magali Ségura, dont c'est la première parution, livre avec « Contre la fatalité » un court roman certes classique, qui lorgne sans doute trop du côté de Moorcock ou Leiber, mais le panache de l'intrigue, la subtilité des personnages et la maîtrise de son style rachètent ce défaut. Voilà en tout cas une signature prometteuse.

Mathieu Gaborit, avec « Songe ophidien », Fabrice Colin, avec « Forgiven » et David Calvo, avec « La nuit des labyrinthes », confirment tout le bien que l'on pense d'eux. Mention spéciale au polar floral gonzoïde de Calvo, ode (et élégie ?) à la ville de Marseille.

Enfin, pour moi, Légendaires compte un chef d'œuvre, « Mademoiselle Belle », de Laurent Kloetzer, croisement improbable et jouissif entre L'année dernière à Marienbad, Les chasses du comte Zaroff et Les liaisons dangereuses. Le style est magnifique, la structure élégante, le cadre inhabituel – aucun défaut, c'est du premier choix.

Bref, une anthologie de bonne tenue, très fournie (mais aux pages peut-être un peu denses) où chacun trouvera son compte. S'il fallait un vrai manifeste à la fantasy française, le voici.

Le Château noir

La compagnie noire, paru voici quelques mois chez le même éditeur, ouvrait le cycle éponyme qui a rendu Glen Cook célèbre dans le milieu de la fantasy anglo-saxonne. Ce deuxième tome poursuit l'histoire (ou plutôt la chronique) de cette armée de mercenaires.

Travailler pour la Dame n'est pas une sinécure. La paie est bonne, mais les membres de la Compagnie se posent de plus en plus de questions… Ont-ils choisi le bon camp, entre leur employeur et la rébellion de la Rose Blanche ? L'Empire de la Dame pourra-t-il continuer longtemps sa politique expansionniste ? Quel sera le prix à payer ?

Bien sûr, de deux maux, il faut choisir le moindre… et la Dame tâche d'empêcher le retour du Dominateur scellé dans sa tombe de pierre. Elle envoie donc la Compagnie à Génépi où, dans le Château Noir dominant la ville, de mystérieux adeptes pratiquent la nécromancie – dans quel but ? C'est la question que se pose Toubib, le médecin de la Compagnie et le rédacteur de ses Annales.

Ce qu'il ignore, du moins au début, c'est qu'un de ses anciens compagnons d'armes, Corbeau, a trouvé refuge à Génépi… Il détient des documents susceptibles de mettre en péril la Dame, et il a juré de protéger Chérie, la jeune muette qui n'est autre que l'incarnation de la Rose Blanche.

De plus, Toubib a un lien mental, avec la Dame. Difficile de garder des secrets par-devers soi, dans ces conditions…

Ce qui frappe, dans cette série, c'est la noirceur des situations et le tragique des personnages. Seul Moorcock, et Leiber sur la fin du « Cycle des Épées », ont poussé aussi loin la subversion du caractère censément « héroïque » de la fantasy. La narration à la première personne, rare dans le genre, renforce cette impression qui peu à peu s'empare du lecteur, celle de patauger dans la boue, le froid, de partager le désespoir des héros de cette saga cruelle et lucide.

 Alors, La compagnie noire n'est peut-être pas pour tous les goûts… mais si l'on recherche la face cachée du merveilleux, si l'on est fasciné par l'envers du décor, il n'y a pas de meilleur choix. Intrigues complexes, langage aussi moderne qu'argotique, ambiguïté morale assumée, tout ceci fait de cette série à part une œuvre dérangeante, mais, en fin de compte, étrangement attachante.

Le noir, après tout, ne saurait exister qu'en relation avec le blanc, et l'ombre avec la lumière. Non ?

Petites vertus virtuelles

Après deux romans pour la jeunesse parus l'an dernier, Claude Ecken effectue (enfin !) son retour sur la scène éditoriale SF avec cette aventure de MACNO. Sans surprise, ces Petites vertus virtuelles font partie des meilleures réussites de cette collection ô combien inégale.

Samuel Bozca, informaticien indépendant sans envergure, se voit contacté par les pontes de Paradinet, cité virtuelle fréquentée par les plus grandes sommités scientifiques du monde, pour enquêter sur plusieurs morts mystérieuses. Son rôle consiste seulement à trouver par quel moyen ces personnes ont été tuées, mais Bozca se prend rapidement au jeu et, avec l'aide inattendue de MACNO, décide de découvrir le fin mot de cette histoire. À mi-parcours du roman, l'essentiel de l'intrigue sera démêlé, le complot mis à jour, et Bozca n'aura plus alors qu'à essayer de survivre à sa découverte.

 Claude Ecken connaît bien le cyberpunk. On se souvient peut-être de la BD Bug Hunters, parue en 1996 et co-scénarisée avec Scotch Arleston , et surtout de L'Univers en pièce, roman publié en 1987, l'une des rares tentatives de cyberpunk français ne devant rien au Neuromancien de William Gibson — et pour cause, à l'époque Ecken ne l'avait pas lu. Ici, MACNO oblige, rien que de très classique : réalité virtuelle, hackers, un doigt de cybersexe, on connaît la chanson. N'empêche, Ecken a du métier et sait accrocher son lecteur. Son intrigue est impeccable, les ficelles pas trop voyantes, et le rythme soutenu de bout en bout. Autrement dit, Petites vertus Virtuelles est un excellent produit de consommation courante, chose suffisamment peu fréquente pour mériter d'être signalée. En attendant que l'auteur nous propose un projet plus ambitieux, on aurait tort de faire la fine bouche.

Les Engloutis

Laurent Genefort poursuit sa petite visite guidée des planètes à environnement hostile. Quoique, après le monde en fusion de Dans la Gueule du dragon, celui-ci, en cours de terraformation, fait presque figure de lieu de villégiature. L'histoire débute par un attentat contre un train et par l'évasion d'Aram FedRiken, terroriste dont la tête a été mise à prix par les dirigeants de l'Eudox, la multi-mondiale qui gère la planète Hanouri.

Ruben, un ingénieur de l'Eudox, va devoir bon gré mal gré suivre Aram et ses compagnons, et découvrir ainsi la vie de tous ces clans qui s'opposent à la terraformation d'Hanouri, pour des raisons souvent contraires, et qu'Aram va tenter d'unir.

Les Engloutis s'ouvrent sous les meilleurs auspices, à savoir une citation de Greg Egan. Et on retrouve en effet dans ce roman certaines idées développées par l'Australien, en particulier dans L'Enigme de l'univers. Mais Genefort reste assez superficiel dans ce domaine, préférant insister sur la description d'Hanouri et du mode de vie de ses populations. Et bien sûr, Fleuve Noir oblige, sur l'action.

Tous ceux qui suivent Laurent Genefort depuis ses débuts laborieux ont pu constater les énormes progrès dont il a fait preuve au fil des ans. Reste qu'il n'a pas encore réglé tous ses problèmes. Contrairement à ce que dit mon camarade Org, dans sa critique de Dans la Gueule du dragon (in Bifrost 11), il me semble que ses personnages manquent toujours cruellement d'épaisseur et sont dans l'ensemble assez falots. Dans le cas présent, l'intrigue en pâtit, et le coup de théâtre final apparaît tout à fait artificiel. La chute de ce roman est en outre assez décevante, Genefort ayant une fois de plus recours à un procédé un peu trop facile pour boucler son intrigue. Sans doute ces défauts ne sont-ils pas étrangers au fait que Genefort doive publier quatre ou cinq romans par an pour vivre. On souhaite que les éditeurs lui donnent les moyens d'écrire moins, et mieux. Les Engloutis est tout de même un agréable roman d'aventure hard science, lisible sinon à lire.

Colonies parallèles

Après Terminus Fomalhaut, un premier roman bourré de défauts et pourtant sympathique, et au moment où paraît son deuxième au Fleuve Noir, Nicolas Bouchard publie ici son troisième livre, le plus abouti (dans une collection, « Lettres-SF », qui publia son premier ouvrage et qui semble, à l'heure ou paraissent ces lignes, au mieux en sommeil et au pire définitivement arrêtée). Certes, Colonies parallèles n'a rien d'original. On est même en pleine « science-fiction de bon-papa ». Jugez-en : quelques siècles dans le futur, la Terre est polluée et surpeuplée. Il a donc été décidé de coloniser le passé d'univers parallèles, où quelques grandes familles (ou parentèles) produisent ce dont ont besoin leurs concitoyens. La jeune Marie-Aïno Svinkoïnen et tout son clan, connu pour ses harengs qui nourrissent un cinquième de la population, ont décidé de quitter le monde préhistorique qu'ils habitent pour s'installer trois mille ans avant J.C., dans l'empire sumérien. L'idée semble à priori bonne et leur permet de grimper les échelons de la société terrienne. Pourtant, il semble que la parentèle ayant précédemment occupé cet univers ait disparu corps et biens. Le déménagement marquera pour Marie-Aïno le début d'une aventure qui ne lui laissera pas une minute pour respirer…

On ne trouvera dans ce roman strictement rien qu'on n'aurait pu trouver cinquante ans plus tôt dans n'importe quel magazine de science-fiction. Ce qui n'empêche qu'on s'y amuse beaucoup. Nicolas Bouchard maîtrise infiniment mieux son écriture qu'à ses débuts, et n'est plus obligé de noyer son récit sous des flots de dialogues pour masquer ses carences stylistiques. Quant à son histoire, aussi peu originale soit-elle, elle est suffisamment riche en péripéties, en décors et en personnages pour qu'on la suive avec un intérêt égal. En somme, on prend ici le même plaisir que l'on trouve à lire les Jimmy Guieu signés Roland C. Wagner (oups, pardon, Richard Wolfram), ni plus ni moins. Ça ne vole guère haut, mais après tout le rase-mottes a aussi ses avantages.

Billet sans titre

Retrouvez sur l'onglet Critiques les chroniques du Bifrost n°14 !

Distraction

[Critique de l’édition américaine de Bantam Spectra Book parue en décembre 98]

Dans Distraction, Bruce Sterling poursuit avec le talent d’historien qu’on lui connaît son exploration des mondes futurs dévorés par la technique. Les mécanismes d’imbrication du vivant et de la machine continuent leur œuvre entropique sans que jamais la fin soit en vue.

Quelque part au XXIe siècle, le monde pourrit. La nature est au plus mal. Les océans ont été empoisonnés, les forêts brûlées et le ciel est bien pâle. Un vent de révolte souffle contre la domination de la machine. Les villes sont délaissées, les cartes d’identités détruites par les millions d’Américains qui errent sur les routes. Le pays est en état de crise politique. Une guerre civile sévit entre l’autorité fédérale et le gouverneur de Louisiane, triste chimiste dont l’obsession est de pratiquer à grande échelle des expériences sur les cerveaux des réfugiés haïtiens. Un autre front menace sur la scène internationale. Un conflit couve entre les USA et la Hollande.

Sur ce fond d’anarchie se prépare en secret un projet qui a pour but de changer la face du monde en même temps que d’apporter l’espoir. Deux scientifiques, dont l’un est un ancien homme de l’ombre du Président, ont fondé un camp retranché, sorte d’état dans l’état où ils accueillent les nomades. Là, eux aussi pratiquent des expériences sur le cerveau.

Le grand talent de Sterling est d’élaborer son récit comme si le monde, à cet instant, y était condensé. Construit à la manière d’une intrigue politique, le roman nous fait descendre dans les bas-fonds, où légalité et manigances se confondent. Le laboratoire de l’Histoire y grouille de vie. C’est d’un bout à l’autre une grande réussite où le désordre le plus délirant ne laisse jamais d’être familier. Oui, c’est sûr, avec Bruce Sterling, il n’y a décidément « plus de saison ».

Les Cicatrices de l'évolution

Pourquoi marchons-nous sur nos pattes de derrière ? Pourquoi avons-nous perdu notre fourrure ? Pourquoi avons-nous acquis un si gros cerveau ? Pourquoi parlons-nous ? Réponse invariable : on ne sait pas ! Mieux : toutes les théories quant à l’origine de l’homme, à ce jour proposées, ont ceci en commun de ne pas résister à une contre-enquête sérieuse et dépourvue de préjugés. Dernière en date : la « théorie de la savane », véritable fonds de commerce du très télégénique Yves Coppens. Examinée de plus près que la distance vous séparant du poste de télévision, elle ne tient guère mieux la route que la création biblique en sept jours !

Rien n’explique ni ne justifie la nature étrange de notre peau, larynx, glandes sudoripares, tissu adipeux, larmes, organes sexuels, etc. Rien non plus ne saurait dire pourquoi, aventuré dans la savane comme de nombreuses espèces animales, l’homme aurait été le seul à évoluer comme il l’a fait — d’autant que cette évolution est infiniment plus destructrice que bénéfique : l’impressionnante liste de nos « tares » particulières (douleurs dorsales, obésité, acné, pellicules, hernies inguinales, hémorroïdes, dérèglement de la plupart de nos glandes…) fait de Homo Sapiens Sapiens le plus beau ratage de l’univers !

Absolument rien !

À moins de s’apercevoir que si l’homme ne partage dans sa « finition » pas grand-chose avec les mammifères terrestres, y compris les autres singes, il a tout en commun  avec les mammifères marins : de l’absence de fourrure à la copulation ventro-ventrale, en passant par la descente du larynx (respirer ou manger : il faut choisir !), l’existence du tissu adipeux sous-cutané (question de flottabilité et d’isolation), la perte des phéromones (à quoi cela servirait-il dans l’eau ?), la tendance à la néoténie, etc.

Depuis une vingtaine d’années, Elaine Morgan conduit, sur le mystère des origines de l’homme, des recherches méthodiques. Elle développe une argumentation solide et détaillée, en faisant appel aussi bien à la géologie qu’à la biologie, et en s’efforçant de ne jamais laisser de côté ce qui pourrait contrarier sa « Théorie du singe aquatique ». Peu de chercheurs ont cette rigueur, cette honnêteté.

Dans son troisième ouvrage sur le sujet, Elaine Morgan revient sur cette race de singes qui, il y a six millions d’années, vit son environnement bouleversé — se vit elle-même isolée et contrainte à une spéciation rapide. Ce singe évolua pour s’adapter à un nouvel environnement côtier et semi-aquatique — avant d’être confronté à un second bouleversement de son cadre de vie et lâché sur la terre ferme, désormais nu comme… un homme.

Les Cicatrices de l’évolution est un livre étonnant, écrit avec verve, dans une langue précise et colorée d’un humour très « british ». Il ouvre, qui plus est, des perspectives philosophiques vertigineuses — pour peu que vous ayez conservé une âme d’enfant (l’esprit humain est-il lui aussi néoténique ?), plusieurs évidences vous sauteront aux yeux. Entre autres le pourquoi de cette curiosité bienveillante des dauphins envers notre espèce — ou de ce sentiment étrange qui nous fait parfois voir dans l’insularité le reflet d’un paradis perdu : le Danakil.

Que la science est belle quand elle nous fait rêver…

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