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LE BÉLIAL'

Maison indépendante créée en 1996, les éditions du Bélial' consacrent leur catalogue aux littératures de genre (le fantastique, la fantasy et la science-fiction, avec un intérêt tout particulier pour ce dernier domaine).

Editeur de la revue trimestrielle Bifrost, le Bélial' publie une dizaine d'ouvrages chaque année romans, recueils et anthologies qui présentent un panorama exigeant des auteurs d'aujourd'hui et de demain, sans oublier les grands anciens, les pionniers, souvent proposés dans de nouvelles traductions et éclairés d'un appareil critique incontournable.

Le Bélial', c'est le meilleur des littératures de genre : de Greg Egan à Lucius Shepard et Stephen Baxter, de Claude Ecken à Thierry Di Rollo ou Catherine Dufour...

Disponible   À paraître   Bientôt épuisé   En réimpression   Épuisé

En sa tour, Annabelle

« La matière joue à la marelle. »

« Perspective de sable engourdi ! Les variations des nuages aplatissent les demeures indiscrètes. »

Annabelle est folle. Annabelle dit n’importe quoi sans s’en rendre compte. Annabelle est atteinte d’une affection particulière, portant le nom de jargonaphasie…

Gratuit Télécharger gratuitement

La Fin du Big Bang

Enfant, Damien pose des questions incongrues sur des choses qui n’ont jamais eu lieu, qui n’ont jamais été. Subordonné aux caprices de l’univers, le jeune garçon se rend compte que, régulièrement, le monde autour de lui a changé. Des fluctuations qui sont peut-être les ultimes échos du Big-Bang…

2,99 €

Le Monde, tous droits réservés

Imaginez un monde où les organes de presse pourraient
copyrighter l'information…
Un monde où il serait possible de déléguer les tâches subalternes auprès de clones et mener ainsi plusieurs vies de front…
Un monde où les génotypes seraient contrôlés par l'État et où, avant votre naissance, votre avenir serait prédéterminé
en fonction d'un ADN attribué…
Un monde où il serait possible de parcourir l'univers en s'incarnant dans des entités extraterrestres…
Un monde qui, ayant banni la mort, punirait le suicide par une peine de vie à perpétuité…
Imaginez… demain.

Claude Ecken est l’auteur d’une vingtaine de romans et d’environ soixante-dix nouvelles salués par les prix littéraires les plus prestigieux.  Les douze récits ici rassemblés, sans doute parmi ses meilleurs, sont autant de ­­­­­­fenêtres ouvertes sur des lendemains possibles, douze textes aux problématiques câblées sur le monde d’aujourd’hui et ce qu’il est en train d’advenir. Quelque part entre Greg Egan et Ken Liu, Claude Ecken dresse le stupéfiant portrait d’une société appelée à se réinventer.

9,99 €

La Créode et autres récits futurs

Le meilleur des textes SF de Joëlle Wintrebert : dix-neuf récits, un inédit, un Prix Rosny Aîné !

 

Avec un sommaire de dix-neuf nouvelles, La Créode propose une sélection courant sur plus de trente années de création littéraire. Un imposant volume qui ambitionne de présenter l’exceptionnel talent de Joëlle Wintrebert, l’un des tout meilleurs écrivains de science-fiction contemporains et l’une des rares femmes du domaine ; un recueil qui se veut avant tout une invite à la découverte d’une des œuvres les plus fascinantes de la SF moderne.

 

Au programme, donc :

• un avant-propos signé Yves Frémion,

• dix-neuf récits, dont un inédit et un Prix Rosny Aîné,

• une postface de Joëlle Wintrebert,

• une étude par Roland C. Wagner,

• une interview,

• une bibliographie exhaustive.

 

Née en 1949 à Toulon, Joëlle Wintrebert publie ses premières nouvelles à la fin des années soixante-dix, notamment dans l’anthologie périodique Univers, anthologie qu’elle dirigera d’ailleurs à trois reprises. Son premier roman, Les Olympiades truquées, paraît en 1980 — ouvrage qui décrochera sept ans plus tard, à la faveur d’une réédition, le prestigieux prix Rosny Aîné. Une vingtaine de livres suivront, principalement dans les domaines de la science-fiction, mais aussi dans ceux du fantastique ou encore du roman historique.

 

La Créode rassemble des récits jamais réunis, une sélection qui se veut le « best of » des meilleures nouvelles de science-fiction de Joëlle Wintrebert.

 

9,99 €

La Cité des crânes

Thomas Daezzler est un agent de la « République invisible », une organisation secrète pluri-séculaire qui se pose en pacificateur du monde. Arrivé en Thaïlande après avoir fui la France et son propre passé, il ne tarde pas à trouver un emploi. Il fait son trou, se forge de nouvelles raisons de vivre et semble sauvé de ses démons. Jusqu'à ce qu'un agent local de la « République invisible » le contacte pour lui confier la plus étrange des missions : une quête qui le conduira au cœur de la jungle laotienne, sur les traces de la Shadow Company, jusqu'à la Cité des Crânes...

 

Récit de voyage halluciné sur lequel plane l'ombre intoxiquée de William S. Burroughs, hommage au Kim de Rudyard Kipling et au Apocalypse Now de Francis Ford Coppola, La Cité des Crânes nous guide pour mieux nous égarer dans un Sud-Est asiatique plein de magie et de dangers, une géographie contaminée par les retombées de la guerre du Viêt-nam sur laquelle règnent des esprits plus anciens que l'humanité.

 

Tel le poète, cette plongée en Orient extrême est un mensonge qui dit toujours la vérité.

 

Ces cinq dernières années, Thomas Day n'a cessé d'explorer la Thaïlande, le Laos et le Cambodge. Une passion pour l'Asie qui lui a valu, entre autres, d'y contracter la malaria... ainsi qu'un mariage.

 

La Cité des Crânes, sans doute son livre le plus personnel, est son dixième roman.

4,99 €

L.G.M.

Sexe, drogues, physique quantique & rock'n'roll !

18 juin 1967, le monde retient son souffle : Arès-1 vient de toucher le sol martien dans la région de Chrysia Planitia.

Si l'atterrissage est brutal, la sonde américaine a le temps de transmettre un unique cliché. Sur la photo, première représentation in situ d'un monde extraterrestre : le gros plan d'un Petit Homme vert tirant la langue à l'objectif...

La nouvelle fait l'effet d'une bombe : l'humanité n'est plus seule dans l'univers !

Trente ans plus tard, en pleine guerre froide devenue brûlante, alors que le bloc Est affirme sa suprématie mondiale, que les États-Unis se balkanisent et foncent droit dans le mur de la dictature sous la houlette du Petit Buisson, leur président sortant, Mars envoie un ambassadeur. Le monde entier s'arrache immédiatement cet hôte de marque, mais ce dernier disparaît. Enlèvement politique ? Assassinat ? Quel épouvantable complot se trame derrière tout ça ? Pour la DGSE, qui enquête sur la disparition du Martien, la concurrence est rude, pour le moins...

Entre uchronie débridée, récit d'espionnage, pamphlet politique acerbe et hommage assumé au Martiens, go home ! de Fredric Brown, L.G.M. s'impose avant tout comme un roman jubilatoire truffé de références en tous genres.

Filant tout droit vers ses quarante-six printemps, Roland C. Wagner est l'auteur d'une cinquantaine de romans et de pas loin de cent nouvelles. Saluée par le Grand Prix de l'Imaginaire (en 1999) et six prix Rosny Aîné, son œuvre s'articule entre ses Futurs Mystères de Paris (bientôt neuf volumes parus), ses planet opera colorés dans la pure tradition de Jack Vance (Le Temps du voyage), et ses textes de prospective plus proches de nous, souvent hilarants, toujours mordants, jamais neutres mais libérés du cynisme et de la morosité ambiante (La Saison de la sorcière). Une troisième veine dans laquelle s'inscrit clairement L.G.M.

3,99 €

Bifrost n° 59

A son réveil, un matin, B. fut étonné de trouver Shepperton désert. A 9 heures, il entra dans la cuisine, surpris de constater que ni le courrier ni les quotidiens n’avaient été distribués, et qu’une panne d’électricité l’empêchait de préparer son petit déjeuner. Il regarda pendant une bonne heure la glace fondue suinter du réfrigérateur, puis sortit pour aller se plaindre à son voisin.

 

Bizarrement, la maison de son voisin était vide. Sa voiture était toujours dans l’allée, mais la famille entière — mari, femme, enfants et chien — avait disparu. Encore plus étrange, la rue était emplie d’un silence parfait. Aucune circulation sur l’autoroute proche et aucun trafic aérien autour de l’aéroport de Londres. B. traversa la chaussée et frappa à plusieurs portes. A travers les fenêtres, il pouvait voir les intérieurs vides. Tout, dans cette paisible banlieue, était à sa place, exception faite de ses habitants.

 

James G. Ballard

« Autobiographie secrète de J. G. B.****** »

11,00 €

Le Chant du barde

Exceptionnel best of réunissant les meilleurs récits de science-fiction de l’un des plus considérables auteurs du domaine, soit neuf longues novellas, dont pas moins de six prix Hugo ! Au sommaire de ce florilège unique :

  • Sam Hall (Sam Hall)
  • Long cours (The Longest Voyage, Prix Hugo 1961)
  • Jupiter et les Centaures (Call me Joe)
  • Pas de trêve avec les rois ! (No Truce With Kings, Prix Hugo 1964)
  • Le Partage de la chair (The Sharing of Flesh, Prix Hugo 1969)
  • Destins en chaîne (The Fatal Fulfillment)
  • La Reine de l’Air et des Ténèbres (The Queen of Air and Darkness, Prix Hugo 1971, Locus et Nebula)
  • Le Chant du barde (Goat Song, Prix Hugo 1973 et Nebula)
  • Le Jeu de Saturne (The Saturn Game, Prix Hugo 1982 et Nebula)

Le volume dans son ensemble, et chaque texte en particulier, bénéficient d’une introduction de Jean-Daniel Brèque afin de situer l’œuvre et son contexte. Auxquelles s’ajoute une bibliographique exhaustive, le tout formant un ouvrage de référence incontournable.

25,00 €

La Maison qui glissait

« Mon Dieu… c’est la fin du monde. »

 

Un immense fracas le réveille. Le tonnerre ? Peut-être… Le jour pointe, la chaleur est déjà étouffante dans l’appartement minuscule occupé par Pierre au 13e étage de sa tour de banlieue. Ensommeillé, il entrouvre le rideau de la fenêtre depuis son lit… et demeure pétrifié par le panorama qui se révèle à lui. Un brouillard poisseux bouche l’horizon, c’est à peine s’il distingue la silhouette de la tour des Tilleuls à quelques dizaines de mètres de là. Le brouillard, avec une telle canicule ?... Ainsi débute le cauchemar pour tous les résidents de cette barre HLM coupée du monde par un mur cotonneux qui semble abriter de terrifiantes créatures, une réclusion forcée qui va contraindre les habitants à s’organiser pour faire face à l’indicible et révéler la vraie nature de chacun. Car après tout, le pire n’est peut-être pas dans la brume…

 

Et d’ailleurs, d’où vient-elle, cette brume ?

 

Jean-Pierre Andrevon, né à Bourgoin-Jallieu en 1937, est l’une des plus incontournables figures de la science-fiction française contemporaine. Après une intense collaboration à la mythique revue Fiction (auteur, critique, essayiste), il publie son premier roman, Les Hommes-Machines contre Gandahar, en 1969 (adapté par René Laloux en long-métrage d’animation sur des dessins de Philippe Caza). C’est le début d’un parcours littéraire aussi dense (plus de quatre-vingts romans) qu’engagé, une œuvre traduite dans une dizaine de langues, plusieurs fois adaptée à la télévision et saluée par le Grand Prix de l’Imaginaire à deux reprises. Quatre ans après la parution du Monde enfin, La Maison qui glissait, roman SF aux échos picaresques et aux implications sociales tranchantes, signe le grand retour de Jean-Pierre Andrevon sur le devant de la scène éditoriale.

22,00 €

Bifrost n° 58

C’est cette année-là que les Bouches se sont ouvertes. Deux d’abord, une au-dessus du Pacifique et une autre au milieu de la mer de Chine. Rien de grave pour la sécurité mondiale : ce qui en sortait, la plupart du temps, tombait dans un grand « plouf », se débattait quelques secondes avant de se noyer. L’avantage d’avoir beaucoup d’océans…

Le choc a été brutal pour les grandes religions : le choc de l’innocence perdue. Par contre, pour un paquet de sectes, ça a été du pain bénit, tous ces aliens qui déboulaient sur notre belle planète bleue. Mais ensuite, même elles ont été débordées. Trop de variété, trop de biochimies, trop de langages différents… trop tout court. Car d’autres Bouches se sont ouvertes sur la terre ferme.

Par dizaines.

Laurent Genefort
Rempart

11,00 €

Cycle de la Culture

L'Essence de l'art

« Banks a ici réécrit le libretto de l’ensemble du space opera… » The Times

La Culture…

Une vaste société galactique, anarchique, protéiforme, pacifique. Une société qui nous observe depuis les entrailles d’Arbitraire, vaisseau géant doué de raison en proie à un profond dilemme à mesure que nous autres, pauvres humains, nous déchirons sans relâche et détruisons notre planète sous ses yeux électroniques. Faut-il intervenir, quitte à provoquer un bouleversement qui pourrait s’avérer le plus terrible des remèdes ? En d’autres termes : notre civilisation mérite-t-elle d’être sauvée, et si oui à quel prix ? Car après tout, se frotter ainsi à la barbarie humaine peut s’avérer plus fascinant qu’on ne l’imagine… N’y a-t-il pas ici un risque pour la Culture elle-même ?

 

Iain M. Banks est né à Fife (Ecosse) en 1957. Après des études de philosophie, de littérature anglaise et de psychologie à l'Université de Stirling, il publie Le Seigneur des guêpes, son premier roman, en 1984. EntreFer paraît en 1986, puis Une forme de guerre, son premier roman de science-fiction, l’année suivante — ouvrage fondateur de ce qui constituera bientôt la « Culture », l’un des cycles majeurs du domaine. Quant à son auteur, il est désormais considéré comme l’un des écrivains les plus innovants de sa génération, décrit comme un « phénomène » par William Gibson et le « standard auprès duquel se mesure l’ensemble de la science-fiction » d’après The Guardian.

L’Essence de l’art, qui participe de la « Culture », réunit huit nouvelles et constitue à ce jour l’unique recueil de Iain M. Banks.

21,00 €

Sous des cieux étrangers

« Lucius Shepard est sans équivalent. » The Times

« Tout cela s’est passé il n’y a pas si longtemps sur la station Solitaire, par-delà l’orbite martienne, là où sont assemblés et lancés les astronefs de reconnaissance qui s’évanouissent dans une gerbe de feu de plusieurs milliers de kilomètres de diamètre, et c’est arrivé à un homme du nom de William Stamey, mieux connu sous le sobriquet de Bernacle Bill. Une minute, rétorquerez-vous sans doute, j’ai déjà entendu cette histoire. Elle a été racontée et reracontée. À quoi bon la ressasser ? Mais qu’avez-vous vraiment entendu ? »

En cinq longs récits d’une implacable justesse, Sous des cieux étrangers, manière de pendant à Aztechs, lauréat du Grand Prix de l’Imaginaire 2007, fait éclater les frontières des genres et célèbre la modernité d’une littérature ciblant le cœur de l’âme humaine.

Né en 1947, en Virginie, Lucius Shepard est un écrivain voyageur. Ainsi depuis ses quinze ans, âge où il quitte les États-Unis en cargo pour rejoindre l’Irlande, il n’a cessé de parcourir le monde : Europe, Sud-Est asiatique et, surtout, Amérique centrale — où il couvrira notamment la guerre civile au Salvador comme journaliste freelance. Mille métiers pour mille voyages, et une œuvre unique qui mobilise et émeut tant Lucius Shepard excelle à revister le matériau de son vécu pour en extraire une vision du monde pétrifiante de vérité.

Considéré outre-Atlantique comme un écrivain majeur, quelque part entre Ernest Hemingway et Joseph Conrad, il est lauréat de huit prix Locus, un Hugo, un Nebula et deux World Fantasy Award.

23,00 €

Xeelees - 2

Singularité

« Les Xeelees possédaient l’univers…

Quand les hommes avaient émergé du système solaire en se traînant à vitesse subluminique sur les premiers vaisseaux GUT, ils étaient entrés dans un environnement complexe peuplé de nombreuses races intelligentes dont chacune obéissait à ses propres impératifs et poursuivait ses propres buts. […] Moins de deux siècles après l’époque de Michael Poole, la Terre était conquise, puis transformée en camp de travail par les gestalts aquatiques que les humains avaient appelé les Squeems. [Mais] où que les hommes et les races qu’ils avaient rencontrées regardent, ils voyaient l’empreinte des Xeelees. Se tenant à l’écart de l’univers, ils évoquaient des dieux : indifférents à tout, concentrés sur leurs vastes œuvres et leurs mystérieux projets… »

Né à Liverpool en 1957, Stephen Baxter est diplômé en mathématiques de l’université de Cambridge. En 1991, il échoue aux examens de présélection pour devenir astronaute sur la station spatiale Mir. La même année paraît Gravité, son premier roman, qui inaugure le plus célèbre de ses cycles, « les Xeelees », gigantesque fresque spatiale à ce jour composée de quatre romans et d’un recueil de nouvelles — l’ensemble étant à paraître aux éditions du Bélial’.

Si Singularité est le deuxième volet des « Xeelees », il peut se lire, à l’instar de l’ensemble du cycle, de façon indépendante. Space opera débridé, ce roman cristallise à merveille le vertige propre au meilleur de la science-fiction, une sidération palpable face à la mise en perspective d’un futur peuplé de merveilles et d’étrangetés.

21,00 €

Bifrost n° 57

La femme avançait en trébuchant dans le long couloir, trop fatiguée pour courir. Elle était grande, pieds nus, et portait des vêtements déchirés qui n’auraient pu dissimuler sa grossesse très avancée.

La vue brouillée par la douleur, elle aperçut une lumière bleue familière. Un sas. Elle n’avait plus d’autre endroit où aller. Elle ouvrit la porte, la franchit et la referma derrière elle. Elle se tourna vers la porte extérieure, celle qui donnait sur le vide, puis se hâta d’actionner les quatre manettes de déverrouillage. Au-dessus de sa tête, une tonalité d’avertissement retentit, discrète et rythmique. La porte extérieure restait désormais fermée grâce à la pression de l’air dans le sas et il faudrait la verrouiller à nouveau pour débloquer la porte intérieure. Elle entendit du bruit dans le couloir, mais elle se savait en sécurité. Tenter de forcer la porte extérieure déclencherait assez d’alarmes pour attirer la police et le service de l’air.

Ce n’est qu’en sentant ses tympans éclater qu’elle s’aperçut de son erreur. Elle voulut hurler, mais son hurlement s’éteignit très vite quand le dernier souffle d’air se rua hors de ses poumons. Elle continua un certain temps à marteler sans bruit les parois métalliques, jusqu’à ce que le sang lui coule du nez et de la bouche. Le sang faisait des bulles. Au moment où ses yeux commençaient à geler, la porte extérieure pivota vers le haut, lui dévoilant le paysage lunaire…

John Varley
L’Homme à la Cloche

11,00 €

Greg Egan - Intégrale raisonnée des nouvelles - 3

Océanique

« Il devait venir ici pour être rendu à la chair. »

Un match de football quantique pratiqué par des joueurs âgés de plusieurs millénaires.

Des mathématiques en guise d’arme de destruction massive dans une guerre interunivers.

Le premier voyage de l’homme vers les étoiles, bien après l’Âge de Chair, en pleine ère transhumaine.

L’amour négocié par le biais des nanomachines.

Des jingles publicitaires si efficients qu’ils en deviennent quasi mortels.

La foi mise en équation chimique.

La transplantation cérébrale comme rêve d’immortalité.

Greg Egan bâtit son futur en disséquant le présent avec une virtuosité implacable : nous voici prévenus.

Ecrivain australien né à Perth en 1961, Greg Egan publie son premier récit en 1983. Vingt-cinq ans plus tard, après avoir révolutionné la science-fiction à travers sept romans et une soixantaine de nouvelles — un talent unique salué par le prix Hugo et le John W. Campbell Memorial Award —, il est unanimement considéré comme l’écrivain le plus fascinant de sa génération et la meilleur clé qu’offre le domaine pour appréhender les vertiges annoncés du siècle nouveau. Son huitième roman, Zendegi, paraîtra outre-Manche en 2010.

Océanique est le troisième volet de l’intégrale raisonnée des nouvelles de Greg Egan publiée aux éditions du Bélial’, en collaboration avec Quarante-Deux — un projet éditorial unique au monde. Ce volume, qui réunit treize longs récits dont six textes totalement inédits, achève de consacrer son auteur comme l’incontournable chef de file d’une science-fiction déterminée à décrypter notre monde et ses enjeux.

Épuisé

Bifrost n° 56

Saint-Pierre-les-Lys,

3 juillet 2080, 5 heures du matin.

C’est une vallée désertique, terre craquelée, arbres morts, pelade d’herbes jaunes moribondes. Sur les flancs ravinés des collines, des souches calcinées, de la caillasse, des broussailles épineuses et revêches, de la poussière qui volute au moindre souffle de vent. Les empreintes d’anciens champs, des vestiges de clôtures. Au creux de la vallée, quelques fermes en ruines gisent le long de routes défoncées, dont l’asphalte est réduit à l’état de plaques noirâtres. Sur les rives pierreuses d’une rivière asséchée s’étend un village, dont le centre est enclos d’une grossière palissade de tôles. Hors de l’enceinte, les maisons sont abandonnées, écroulées ou incendiées. Une zone artisanale en friche arbore les carcasses dénudées de bâtiments industriels, entourés de traces de parkings envahis de moisine, où achèvent de pourrir deux ou trois épaves de voitures sableuses et mangées de rouille. Au milieu du village, un pont effondré, rafistolé de bric et de broc, enjambe la rivière. Quelques panneaux solaires décatis s’étalent sur les toits des maisons. Quatre éoliennes de guingois tournent en grinçant. Surgissant au-dessus des collines pelées, le soleil se lève sur cette désolation, énorme, boursouflé. La journée s’annonce torride, comme d’habitude…

Jean-Marc Ligny
Le Porteur d’eau

11,00 €

La Créode et autres récits futurs

Le meilleur des textes SF de Joëlle Wintrebert : dix-neuf récits, un inédit, un Prix Rosny Aîné !

 

Avec un sommaire de dix-neuf nouvelles, La Créode propose une sélection courant sur plus de trente années de création littéraire. Un imposant volume qui ambitionne de présenter l’exceptionnel talent de Joëlle Wintrebert, l’un des tout meilleurs écrivains de science-fiction contemporains et l’une des rares femmes du domaine ; un recueil qui se veut avant tout une invite à la découverte d’une des œuvres les plus fascinantes de la SF moderne.

 

Au programme, donc :

• un avant-propos signé Yves Frémion,

• dix-neuf récits, dont un inédit et un Prix Rosny Aîné,

• une postface de Joëlle Wintrebert,

• une étude par Roland C. Wagner,

• une interview,

• une bibliographie exhaustive.

 

Née en 1949 à Toulon, Joëlle Wintrebert publie ses premières nouvelles à la fin des années soixante-dix, notamment dans l’anthologie périodique Univers, anthologie qu’elle dirigera d’ailleurs à trois reprises. Son premier roman, Les Olympiades truquées, paraît en 1980 — ouvrage qui décrochera sept ans plus tard, à la faveur d’une réédition, le prestigieux prix Rosny Aîné. Une vingtaine de livres suivront, principalement dans les domaines de la science-fiction, mais aussi dans ceux du fantastique ou encore du roman historique.

 

La Créode rassemble des récits jamais réunis, une sélection qui se veut le « best of » des meilleures nouvelles de science-fiction de Joëlle Wintrebert.

 

« Superbe rétrospective pour les initiés, ce recueil se révèle également une excellente porte d’entrée pour le profane. Il était plus que temps de rendre hommage à l’un des plus grands auteurs de la science-fiction française, gardienne d’un univers très personnel aux thématiques savamment entremêlées. »

Tallis, Le Cafard cosmique

 

« On ne sort pas intact de la lecture de La Créode. Les mots sont redoutables. Poétiques, efficaces. Certains textes refusent de vous quitter. Certaines images s’incrustent durablement dans la mémoire. [...] La Créode, de ce fait est vivement déconseillée à quiconque cherche une lecture superficielle qui ne laisserait aucune trace. Pour les autres, curieux de découvrir ou de voir autrement l’imaginaire foisonnant de l’auteur de Chromoville, des Olympiades truquées, de Pollen, ce recueil mérite le détour. »

Ketty Steward, ActuSF

22,00 €

Bifrost n° 55

Elle gît, couverte de givre, dans une grotte de glace. Sa pose est si inconfortable qu’elle pourrait lui avoir été soufflée par Rodin en personne : en partie appuyée sur son côté gauche, les épaules plaquées à la paroi, elle lève le coude droit au-dessus de la tête, la main pendue devant son visage. Sa jambe gauche est complètement enterrée.

[…]

Sous sa couche de glace, ce qui apparaît de ses traits n’est pas déplaisant, mais pas frappant de beauté non plus. Elle semble avoir une vingtaine d’années. De multiples fissures courent sur les murs et le sol. Au plafond, les stalactites chatoient tels des bijoux dans la lumière que les parois reflètent en un cycle infini. Le terrain présente une pente graduée, aussi la statue, en son point culminant, confère à tout l’endroit un vague air de tombeau. Quand parfois les nuages se fendent à la tombée du soir, le couchant baigne sa silhouette d’un éclat rougeoyant.

[…]

Le tableau d’ensemble pourrait laisser croire qu’il s’agit là d’une pauvre infortunée prise au piège et morte de froid, plutôt que la statue de la déesse vivante qui se tient à l’endroit où tout a commencé.

Roger Zelazny
Permafrost

11,00 €

La Patrouille du Temps - 4

Le Bouclier du temps

Le quatrième et ultime volet inédit d’un des plus grands classiques de la SF moderne !

 

– Vous ferez l’affaire. Sans conteste.

– L’affaire pour quoi ?

Everard se pencha ; il sentit son pouls s’accélérer.

– Pour la Patrouille. Vous allez devenir une sorte de policier.

– Ouais ? Où ça ?

– Partout. Et en tout temps. Préparez-vous à une surprise… Voyez-vous, notre société, quoique légale, ne constitue qu’une façade… et une source de fonds. Notre vraie fonction, c’est de patrouiller le temps.

 

Voici venue l’heure des ultimes aventures de Manse Everard et ses collègues de la Patrouille du temps au service de l’Histoire… Des aventures qui conduiront nos héros depuis la préhistoire jusqu’à une étrange variante de notre XXe siècle, en passant par la Bactriane du IIIe siècle avant notre ère et le Moyen Âge italien. Car les Exhaltationnistes menacent toujours, sans parler d’un danger plus grand encore qui pourrait bien annihiler jusqu’à la Patrouille elle-même… et nous avec !

 

Poul Anderson (1926-2001) est l’un des grands auteurs classiques de l’Âge d’Or américain, lauréat de trois prix Nebula et sept prix Hugo. Longtemps boudé en France par la critique, considéré outre-Atlantique comme un maître incontestable, on lui doit quelques-uns des livres cultes du genre, dont Les Croisés du Cosmos, Flandry, Hrolf Kraki et, surtout, le cycle de La Patrouille du temps, dont les éditions du Bélial’ ont entrepris la publication dans une intégrale inédite de quatre volumes présentés et traduits par Jean-Daniel Brèque.

Imposant roman publié en France pour la toute première fois, Le Bouclier du temps, ultime volet du cycle de La Patrouille du temps, clôt cet immense classique en apothéose.

 

Avant-propos de Jean-Daniel Brèque.

Postface de Xavier Mauméjean.

 

« Poul Anderson se positionne comme l'un des plus grands spécialistes du voyage dans le temps. (...) Ainsi, au delà du formidable travail de recherche historique de l'écrivain américain, de façon à trouver ce nexus où on ne l'attend pas et propice à une enquête, ce sont des romans où les personnages sont plein d'humanité. SciFi-Universe

24,00 €

Voisins d'ailleurs

Le grand retour de Clifford D. Simak !

 

Il s'approcha, se pencha, et laissa courir sa main sur le haut de l'objet sans se demander ce qui lui inspirait cette réaction, même s'il songea, un peu tard, qu'il aurait sans doute dû se retenir. Mais ce devait être sans danger, car il ne se passa rien — dans un premier temps. Le métal, ou le matériau évoquant le métal, était lisse sous la paume et son poli semblait abriter une terrible dureté ainsi qu'une force effrayante. Il retira sa main, se redressa et recula d'un pas. La machine émit un unique cliquetis, comme par choix — comme pour attirer l'attention, prouver sa nature et indiquer qu'elle possédait une fonction et entendait l'accomplir avec autant d'efficacité que de discrétion. Telle fut du moins la nette impression qu'il en retira. Puis elle pondit un oeuf...

 

Né en 1904 dans la ferme de son grand-père maternel près de Milville, dans le Wisconsin, Clifford D. Simak fut cultivateur puis journaliste, avant de devenir l'un des écrivains de science-fiction américain les plus traduits au monde. Il est mort en 1988, laissant derrière lui près d'une trentaine de romans — dont l'immense Demain les chiens, réédité rien moins que dix-huit fois en France — et plus de cent nouvelles ; une œuvre considérable empreinte de sensibilité et de nostalgie sans équivalent. Voisins d'ailleurs réunit neuf récits de Clifford D. Simak : quatre inédits et cinq perles depuis longtemps indisponibles et jamais réunies en recueil, proposées ici dans des traductions nouvelles ou révisées, dont « La Grotte des cerfs qui dansent », texte d'exception lauréat des prix Hugo, Nebula, Locus et Analog.

 

« On remerciera doublement Pierre-Paul Durastanti. D’abord de nous proposer une anthologie de short stories d’un auteur emblématique, près de la moitié de ces textes étant inédite en français. Et ensuite de nous rappeler que Clifford Donald Simak, à l’inverse de sa production romanesque, n’a jamais cessé de publier de bonnes nouvelles. »

Le Cafard cosmique

 

« Rarement auteur n'aura en effet aussi bien parlé de l'Homme, de tout ce qui le lie à ce qui l'entoure, sans pour cela sombrer dans un nombrilisme stérile : les nouvelles de Simak se lisent d'une traite, touchent au cœur tout en étant puissamment évocatrices de certains ailleurs, la plupart du temps habillées d'une légère pointe d'humour. »

nooSFere

 

« Un recueil d’une cohérence et d’une progression judicieuses (...), tout à fait sympathique et sans doute salutaire, même, tant ces textes pour bon nombre d’entre eux introuvables auparavant méritent le détour. Je ne suis pas contre une deuxième rasade… »

Nebal

 

22,00 €

Bifrost n° 54

De toutes les assistantes de l'Institut, Y Lan était la seule à accepter de tenir la main des patients pendant le transfert. C'était toujours de vieilles gens au bout du rouleau et leurs vieilles mains sentaient la mort. La peau était tendue sur les cartilages, on aurait dit des pattes de perroquet, sèches et rugueuses.

Au début de son stage, Y Lan partageait l'aversion de ses collègues et il lui avait fallu du temps pour comprendre la beauté secrète de ces mains. Du temps et quelques souvenirs, à l'époque où les crues jetaient des branches à la porte de sa chambre, quand la maison de la famille Nguyen se trouvait au-dessus du niveau des eaux, quand Hanoï avait encore la force de résister au Fleuve Rouge...

Richard Canal
Anastasia

 

« Il n'était donc que justice de voir Bifrost, la revue des mondes imaginaires, offrir un forum à [Richard Canal], auteur très (trop ?) discret dans un entretien fleuve dont seul ce magazine a le secret. (...) On pourra enfin y lire "Une niche", magnifique nouvelle de Peter Watts, auteur de l'éblouissant Vision aveugle ! »

Fluctuat

 

11,00 €

Incarnations

« Et le pire de tout, c'est qu'il ne peut même pas s'offrir le luxe de trembler... »

Incarnations ?

Une ancienne charcuterie industrielle. Un lieu clos, labyrinthique et interactif. Un vieil artiste : Antonin Fabrio, cinéaste et sculpteur sulfureux. Cinq personnes — trois hommes, deux femmes — recrutées pour participer à une expérience extrême. Moyenne d'âge : entre vingt et trente ans. Cinq prisonniers volontaires, enfermés dans ce bâtiment où ils deviennent une matière brute entre les mains du vieil homme. Et très vite, les motivations réelles d'Antonin Fabrio apparaissent : réaliser une œuvre totale et définitive, faire de l'art avec du vivant — transformer ces cinq individus en « bioacteurs » pour les amener à incarner des personnes disparues. La métamorphose commence. Dans la douleur. Car Fabrio est prêt à tout pour parvenir à son but : torture mentale, manipulations, violences physiques... Dans ce lieu fermé, la terreur s'installe. Et pourtant les cinq « bioacteurs » investissent le jeu, apprennent à survivre, à se gérer individuellement et collectivement. À l'intérieur de ce chaos permanent mais orchestré, chacun ira au bout de lui-même, au bout de l'expérience...

Incarnations ?

Grand amateur des littératures transgenre et hors cadres, Xavier Bruce anima pendant plusieurs années la micro-revue critique Translfictions avant de rejoindre l'équipe des collaborateurs de Bifrost, « la revue des mondes imaginaires ». Incarnations, son premier roman, constitue une expérience brutale, un texte choc qui place d'emblée Xavier Bruce très haut dans le panthéon de cette nouvelle littérature française nourrie aux genres populaires et à leurs codes, une littérature qui n'hésite pas à transgresser ses sources pour mieux les réinventer et bousculer son lecteur. Xavier Bruce a 41 ans. Il vit à Paris.

15,00 €

Warchild - 1

Warchild

Une guerre spatiale, la voie du sabre et l'art de la traîtrise...

Jos Musey a huit ans. Et à huit ans, comme beaucoup de gamins de son âge, il n'a pas la moindre idée de ce que sera sa vie future. En fait, il n'a même aucune idée de ce que sera sa vie dans quelques minutes, car il ignore s'il en aura toujours une, de vie. Quant aux pirates qui attaquent les vaisseaux marchands du ConcentraTerre, des vaisseaux comme le sien, il ne sait que ce que les grands ont bien voulu lui en dire : la mort, l'esclavage, et les choses sans nom que certains adultes font avec les enfants... Et il y a les striviirc-na. Les aliens. Jos en sait encore moins à leur sujet. Juste qu'ils mangent les enfants... et qu'ils ont avec eux le Warboy, le guerrier ultime, l'Ennemi. Mais il y a une chose pourtant que Jos sait à coup sûr. Les combats qu'il entend depuis sa cachette dans les entrailles du Mukudori, les cris, les tirs de laser et l'odeur de fumée sont sans appel : les méchants arrivent et ses parents sont morts...

Née au Guyana, Karin Lowachee vit au Canada depuis l'âge de deux ans. Après des études de lettres à la York Univeristy de Toronto, elle enchaîne quantité de petits boulots. Des expériences qui la conduiront notamment à passer près d'une année à Rankin Inlet, une communauté inuit de quelques centaines d'habitants, dans le Nunavut, sur la côte ouest de la baie d'Hudson. Warchild, son premier roman, lauréat du prix Warner Aspect et finaliste au Philip K. Dick Award en 2002, fut salué pour un accueil public et critique unanime. Elle en a depuis publié deux autres, des romans qui ne constituent pas des suites à Warchild, mais prennent pour cadre la même guerre future. Son prochain livre, The Gaslight Dogs, paraîtra aux États-Unis dans quelques mois.

« Irrésistible... Une histoire poignante servie par des personnages d'une extrême justesse. » Tim Powers

24,00 €

Bifrost n° 53

Le 27 novembre 2000, un pli m'est parvenu. Rien que de très habituel chez moi : depuis que j'ai entamé une carrière d'écrivain à plein temps, je reçois beaucoup plus de courrier. Une bande arrachée sur le rabat de l'enveloppe permettait d'en vérifier le contenu. Ce qui n'a rien d'inhabituel non plus. A cause, sans doute, de mes activités politiques — membre à géométrie variable d'un groupe d'extrême-gauche, je me suis présenté aux élections au nom de la Socialist Alliance — , il est fréquent que l'on espionne ma correspondance, ce qui ne lasse d'ailleurs pas de m'indigner. Si je précise ce détail, c'est pour expliquer pourquoi j'ai ouvert une lettre qui ne m'était pas destinée. Je m'appelle China Miéville et j'habite sur ...ley Road. Le paquet était adressé à un certain Charles Melville, au même numéro, mais sur ...ford Road. Aucun code postal n'étant mentionné, le colis a fini par échouer à mon domicile. Devant ce gros emballage à demi déchiré par quelque barbouze, j'ai tout bêtement supposé qu'il m'était adressé et je l'ai ouvert...

China Miéville
Compte-rendu de certains événements survenus à Londres (prix Locus 2003)

11,00 €

Le Rêve du démiurge - 7

Le Petit cabaret des morts

Eté 1988.

 

À Viervy, petite ville des Alpes, Yorenn et Romain Algeiba, sœur et frère acrobates, se vouent une passion excessive...

 

À Viervy, lieu de heurt du monde réel et de l’au-delà, vit Alvar Cuervos, fils d’un démon et d’une bohémienne, assistant du secret docteur Malejour.

 

À Viervy, l’amour qui naît entre Alvar et Yorenn, opposés à tout point de vue, engendre le drame : la jalousie destructrice de Romain, le délire de Malejour aveuglé par science et pouvoir, la duplicité d’Alvar, les violences de Yorenn déchirée entre des idéaux contraires, tout se ligue contre eux — et d’abord eux-mêmes.

 

À Viervy, les âmes des morts sont l’enjeu du conflit qui divise les vivants. La guerre s’installe, tributaire des passions des uns et des autres.

 

À Viervy, le merveilleux spectacle qu’Alvar monte dans son Petit Cabaret ne livre rien au public du drame qui se joue en coulisse. Combat des vivants contre les vivants, des vivants contre les morts, des morts contre les morts, l’affrontement finit par s’étendre aux forces telluriques...

 

Francis Berthelot est né à Paris en 1946. Polytechnicien, docteur en biologie moléculaire, puis chercheur dans le domaine de la théorie littéraire, il a obtenu le Grand Prix de l’Imaginaire à quatre reprises et, fait unique, dans quatre catégories différentes — dont celle du meilleur roman pour Rivage des intouchables, chez Gallimard « Folio SF ».

 

Le Petit Cabaret des morts, qui s’inscrit dans l’immense fresque littéraire du Rêve du démiurge, est son onzième roman.

 

« Francis Berthelot réussit l’improbable alchimie de la dureté et de la poésie... » Bifrost

 

« Francis Berthelot cisèle son sujet avec une maîtrise de la langue diabolique. Il nous emmène dans un carrousel maléfique qui, à la fois, distille un malaise insidieux et déverse des images d'un romantisme exacerbé. Une réussite. » Jean-Claude Vantroyen, Le Soir

15,00 €

Bifrost n° 52

Panorama de l'enclave autonome : entre les îlots bâtis, des marchés à perte de vue où grouillent des foules cosmopolites. Filles en tenue d'Eve (ou peu s'en faut) et travestis en short moulant arpentent les trottoirs des rues chaudes encombrées de clients en rangs serrés. Dans des quartiers plus excentrés, mais non moins fréquentés, des créatures venues de l'ensemble du Système exhibent leurs charmes exotiques. Palmiers, collines et désert d'ocre composent l'écrin de la ville, qu'un fleuve aux eaux huileuses sillonne paresseusement. Côté levant, on discerne, noyées dans une brume de chaleur, les installations de l'astroport où transitent chaque jour des centaines de navettes orbitales. En retrait de la zone passagers, cinquante hectares de tarmac destinés au fret : l'astroport d'Interzone constitue la plus grande plate-forme terrestre d'import-export à destination du système solaire, notamment pour le commerce des drogues.

Christian Vilà
Interzone

11,00 €

L'Accroissement mathématique du plaisir

Le premier recueil de Catherine Dufour : vingts récits dont sept inédits !

« Il n'est guère surprenant que j'aie trouvé de vifs motifs d'intérêt et de plaisir dans des nouvelles comme "Vergiss mein nicht" et "L'Immaculée conception", qui mettent en scène, non sans jubilation, des relations divergentes d'événements dérangeants. De tels événements pourraient, bien entendu, apparaître dans des textes britanniques, mais je doute que leurs auteurs eussent manié l'équilibre de ces récits contradictoires sur un mode comparable. »

Brian Stableford

Science-fiction, fantastique et fantasy... Catherine Dufour aborde l'ensemble de ces domaines avec un égal bonheur et s'affirme ici comme une nouvelliste de tout premier plan.

Au programme :

- des préfaces signées Richard Comballot et Brian Stableford,
- vingt récits dont sept inédits,
- une postface de Catherine Dufour,
- un entretien, - une bibliographie exhaustive.

Catherine Dufour est née à Paris en 1966. Elle publie son premier roman, Blanche Neige et les lance-missiles, en 2001, opus initial d'une tétralogie de fantasy goguenarde et délirante qui rencontre un succès considérable. Le Goût de l'immortalité, son premier roman de science-fiction, paraît en 2005. Nouveau succès, tant public que critique : le livre remporte peu ou prou l'ensemble des prix littéraires dédiés au genre — Grand Prix de l'Imaginaire, Prix Rosny Aîné, Prix Bob Morane, Grand Prix de la Science-Fiction Française...

L'accroissement mathématique du plaisir, qui réunit vingt nouvelles dont « L'Immaculée conception », lauréate du Grand Prix de l'Imaginaire 2008, est son premier recueil.

20,00 €

Xeelees - 1

Gravité

La Ceinture.

Un agrégat de matériaux archaïques peuplé de mineurs.

Rees est l’un d’eux, un rat de mine passant le plus clair de son temps sous cinq g à creuser le cœur de fer de l’étoile morte autour de laquelle la Ceinture gravite. Un travail harassant. Dangereux. Au bénéfice du Radeau, sorte de cité spatiale, siège du savoir scientifique dont tous dépendent pour leur approvisionnement. Il en va ainsi : la Ceinture est sous le joug du Radeau. Depuis des générations... Et la Ceinture gronde. Mais Rees se pose des questions qu’aucun autre ne se pose. D’où viennent les hommes ? Comment sont ils arrivés ici, dans la Nébuleuse ? Il existe des légendes. Qui parlent d’un Vaisseau. De son Équipage... De baleines volantes et des mythiques Osseux.

Rees ne sait pas grand-chose mais il a une certitude : la Nébuleuse se meurt...

Né à Liverpool en 1957, Stephen Baxter est diplômé en mathématiques de l’université de Cambridge. En 1991, il échoue aux examens de présélection pour devenir astronaute sur la station spatiale Mir. La même année paraît Gravité, son premier roman, qui inaugure le plus célèbre de ses cycles, « les Xeelees », gigantesque fresque spatiale à ce jour composée de quatre romans et d’un recueil de nouvelles — l’ensemble étant à paraître aux éditions du Bélial’.

Considéré comme l’héritier littéraire de son compatriote Arthur C. Clarke, avec lequel il a collaboré à plusieurs occasions, il a publié à ce jour une trentaine de romans et plus de cent nouvelles. Un corpus impressionnant qui lui a valu une kyrielle de prix, dont le prestigieux Philip K. Dick Award à deux reprises.

21,00 €

Bifrost n° 51

Plusieurs mois avant mon treizième anniversaire, ma mère m'a visité en rêve afin de m'expliquer pourquoi elle m'avait envoyé vivre dans un cirque sept ans plus tôt. Sauf erreur de ma part, ce rêve était un Mitsubishi, une biopuce de la gamme Moonflower qui dominait le marché de la pornographie à cette époque ; programmé pour s'activer une fois que ma production de testostérone aurait atteint un niveau déterminé, il présentait une Asiatique au corps sculptural, sur lequel ma mère avait apparemment greffé son visage. J'ai supposé que, pressée par le temps, elle avait été obligée d'utiliser ce qu'elle avait sous la main ; d'un autre côté, vu la complexité machiavélique de notre histoire familiale, je me suis demandé par la suite si elle n'avait pas délibérément choisi une puce porno afin de provoquer en moi un conflit œdipien de nature à souligner l'urgence de son message...

Lucius Shepard
Radieuse Etoile verte (prix Locus 2001)

11,00 €

La Patrouille du Temps - 3

La Rançon du temps

Le troisième volet inédit d'un des plus grands classiques de la SF moderne !

 

— Vous ferez l'affaire. Sans conteste.

— L'affaire pour quoi ?

Everard se pencha ; il sentit son pouls s'accélérer.

— Pour la Patrouille. Vous allez devenir une sorte de policier.

— Ouais ? Où ça ?

— Partout. Et en tout temps. Préparez-vous à une surprise... Voyez-vous, notre société, quoique légale, ne constitue qu'une façade... et une source de fonds. Notre vraie fonction, c'est de patrouiller le temps.

 

Manse Everard et ses collègues sont loin d'en avoir fini avec les pirates du temps avides de réécrire notre Histoire. Au programme des festivités : Rome et ses guerres dans les marches de l'Empire, au sein des royaumes Nord, au tout début de l'ère chrétienne, puis le XVIe siècle des frères Pizarro, en plein Conquista espagnole.

 

Autant d'époques en péril, autant de missions pour les patrouilleurs du temps, avec pour enjeu rien moins que notre propre réalité...

 

Poul Anderson (1926-2001) est l'un des grands auteurs classiques de l'Âge d'Or américain, lauréat de trois prix Nebula et sept prix Hugo. Longtemps boudé en France par la critique, considéré outre-Atlantique comme un maître incontestable, on lui doit quelques-uns des livres cultes du genre, dont Les Croisés du Cosmos, Flandry, Hrolf Kraki et, surtout, le cycle de La Patrouille du temps, dont les éditions du Bélial' ont entrepris la publication dans une intégrale inédite de quatre volumes présentés par Jean-Daniel Brèque.

 

La Rançon du temps, troisième tome de cette intégrale, réunit un roman et une longue nouvelle, l'ensemble étant publié en France pour la toute première fois.

20,00 €

Ça vient de paraître

Un rêve dans un rêve

Le dernier Bifrost

Bifrost 123
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