Dystopiales
Publié le
Aujourd'hui à partir de 15h, rencontrez Jérôme Noirez et Aurélien Police à la librairie Scylla (Paris) autour de la parution de Féérie pour les ténèbres, l'intégrale !
Publié le
Aujourd'hui à partir de 15h, rencontrez Jérôme Noirez et Aurélien Police à la librairie Scylla (Paris) autour de la parution de Féérie pour les ténèbres, l'intégrale !
Publié le
Redécouvrez l'exhaustif guide de lecture du Bifrost hors-série Moorcock, numéro épuisé depuis longtemps !
Publié le
Sur le blog Bifrost, Philippe Boulier rend hommage à Louis Thirion, auteur atypique du Fleuve Noir Anticipation, disparu voici deux mois…
Publié le
En attendant la parution de Féérie pour les ténèbres, l'intégrale de Jérôme Noirez le 16 février, découvrez gratuitement le premier chapitre du premier roman à lire en ligne ou à télécharger en PDF.
Publié le
Cette semaine dans la Bibliothèque Orbitale, entre deux crises de delirium tremens, Philippe Boulier a lu AD Noctum ainsi que Et pour quelques gigahertz de plus… !
Publié le
Homer B. Alienson est un jeune homme qui habite Aberdeen, une ville de bûcherons pluvieuse, triste et sans avenir. Enfant, il est traumatisé par la vision du film Body Snatchers (L'Invasion des profanateurs de sépultures, en français). Il s'aperçoit que les personnes qui composent son entourage sont comme les voleurs de corps du film : ils sont autres, étrangers. Depuis lors il ne dort plus ; plus une minute… jusqu'à sa rencontre, à l'âge adulte et alors qu'il subsiste grâce à la revente de vieux jouets des années 60 encore emballés qu'il faisait acheter à sa mère en double, avec un certain Kurt, un gars comme lui, un peu perdu qui dit vivre sous un pont, mais surtout qui n'est pas un des autres. Les deux hommes sympathisent et Kurt partage avec Homer, qu'il appelle par son second prénom, Boda, le secret de la poudre blanche qui l'aide à supporter son quotidien et ses maux de ventres. Une nouvelle vie va alors commencer pour Homer, une vie dans laquelle il va retrouver le sommeil et peut-être l'amour.
Voici un livre écrit dans un style étrange, qui correspond au comportement de son personnage : froid, dénué d'émotions réellement palpables et jouant en même temps sur une certaine proximité, voire naïveté. Pincio axe son récit autour de son personnage principal original et traite ainsi son sujet d'une façon détournée. Car si celui dont on suit les pas s'appelle Homer B. Alienson, c'est bien de Kurt qu'il s'agit, ce chanteur de rock dont le nom n'est jamais cité (à part sur le racoleur bandeau de couverture, mais c'est de bonne guerre). C'est Kurt qui imprègne le livre en filigrane et dont on suit les traces grâce à quelques repères que les amateurs reconnaîtront. C'est son histoire qui est racontée par le biais de celle de Homer et ce n'est sans doute pas un hasard si Kurt appelle son ami comme il appelait son compagnon d'enfance imaginaire : Boda. On en vient vite à supposer que l'existence du personnage principal est doublement fictive : d'abord en tant que protagoniste de roman et ensuite comme personnage issu de l'imagination de Kurt dans le livre. Le jeu sur le statut des deux personnages est un des éléments les plus intéressants du livre. Le reste ne l'est guère. On ne s'ennuie pas, mais le climat absurdement sombre n'aide pas à véritablement pénétrer dans le livre. La tentative de description du malaise adolescent passe complètement à côté du sujet. Impossible de s'y reconnaître, ce qui était pourtant le cas de millions de jeunes gens avec les chansons de Nirvana. Même la vision que donne l'auteur de Kurt Cobain peut apparaître comme caricaturale par moment. On voit que Pincio connaît son sujet, mais on ne sent pas vivre et respirer son Cobain. On effleure les possibilités et on a l'impression de passer à côté de ce qui aurait pu être un meilleur roman.
Un Amour d'outremonde finit par laisser une impression de gâchis lorsqu'on se prend à rêver de ce qu'un autre auteur aurait pu faire avec le même matériau. La quatrième de couverture nous apprend que Pincio est le Pynchon italien. Après avoir refermé son roman, on se dit qu'il en est encore loin.
Publié le
Coraline vient d'emménager dans sa nouvelle maison avec ses parents. Elle part à la découverte de son nouveau monde et rencontre ses étranges voisins — deux anciennes actrices de théâtre et un vieux monsieur éleveur de rats — qui ne cessent de l'appeler Caroline. Elle explore les moindres recoins, mais son sujet d'étude favori, celui qui monopolise bientôt toute son attention, est une porte condamnée dans son salon. Et surtout ce qu'il y a derrière…
Derrière, elle découvre un appartement presque identique au sien. Et dans lequel vivent ses parents. Enfin, ses autres parents…
C'est par le biais du livre pour enfants que nous revient Neil Gaiman. Vu son talent à susciter notre émerveillement (souvenez-vous de Neverwhere), cela n'a rien de surprenant. Il nous livre ici une version sombre d'Alice au pays des merveilles, livre auquel se réfère du reste la quatrième de couverture. Il est vrai que les ressemblances sont frappantes : une jeune protagoniste guidée par un chat qui découvre un monde qu'elle ne soupçonnait pas et passe de l'autre côté du miroir. Mais l'embêtant, c'est que ce nouveau monde serait presque plus sympathique que le sien : dans sa réalité, ses parents, très occupés, n'ont pas de temps à lui consacrer. Tout le monde se trompe dans son prénom, et les couleurs sont maussades. Dans l'autre appartement, les teintes les plus joyeuses sont de mise, ses voisins — décalcomanies de ceux du vrai monde — prononcent correctement « Coraline », et ses parents se mettent en quatre pour elle. Bref, s'il n'y avait les yeux de ces doubles, des yeux en forme de boutons noirs, elle serait très contente…
Neil Gaiman laisse finement de côté tout manichéisme, préférant jeter son héroïne — et son lecteur avec elle — dans le flou. Bien sûr, on n'est pas dupe longtemps, mais ce sentiment de marcher sur la corde raide fait beaucoup pour le plaisir du lecteur. Lequel se souvient en outre des longues journées passées à découvrir son environnement et à s'inventer des aventures extravagantes, de telle sorte qu'il n'a aucun mal à s'identifier au personnage de Coraline, même s'il n'a pas son âge. Enfin, au moment où l'on apprend que le prochain Harry Potter fera sans doute plus de sept cents pages, Neil Gaiman a le bon goût de nous livrer un court roman (cent cinquante pages écrit gros) qui se suffit à lui-même et qu'on viendra souvent relire, aussi bien en famille que seul.
Publié le
Melancholy Cove, petite bourgade paumée de la côte est américaine. Son bar tristounet, sa plage en longueur et langueur, ses petites magouilles mesquines, ses habitants réglés sur le rythme des saisons touristiques, son flic médiocre, sinon minable, enfumé au hasch du matin au soir…
Bref, de quoi se dire que nous nous trouvons dans un bouquin de Russel Banks.
Et voici Valérie Riordan, la psy névrosée du bled qui, parce que l'une de ses clientes se suicide, suspend les traitements neuroleptiques, Prozac et autres pilules aux couleurs du rêve, de l'ensemble de ses patients (soit un bon quart de la population de Melancholy Cove). D'où une ambiance quelque peu délétère qui se répand dans la petite bourgade…
On glisse en douceur de Banks à Woody Allen.
D'autant que, depuis la nuit dernière, aux environs des deux heures du matin, pour être précis, les habitants de Melancholy Cove semblent ne plus penser qu'à une chose : baiser et baiser encore. Jusqu'à la propre secrétaire de Valérie Riordan, qui passe son temps à « se polir l'hibiscus pendant les heures de bureau ». C'est le bordel, tout se dérègle, la petite bourgade part en couille, un dérapage que nous suivons au travers de divers personnages, points de vues croisés en touches impressionnistes dans ce roman mosaïque à la croisée des genres (nous voici désormais chez l'Altman de Short cuts).
Il y a Théo, disions-nous, le flic fumeur de joints, et la psy Valérie. Certes. Mais il y aussi HP, un restaurateur bizarre, manière d'incarnation lovecraftienne ; la belle Molly, ancienne actrice de films de série Z post-apocalyptiques, gentiment dingue et qui se balade en bikini de cuir l'épée en main ; Catfish, un bluesman de talent, personnage dual condamné à être malheureux pour conserver son art, c'est à dire le blues ; Mavis, serveuse bioionique au langage fleuri mais au cœur tendre ; Gabe, le biologiste rêveur et asocial ; Skinner, son chien (qui appelle son maître Visage Pal en hommage à la nourriture qu'il lui donne) ; et puis, surtout, d'abord, il y a Steve…
C'est à lui qu'on doit la libido exacerbée des habitants de Melancholy Cove, l'explosion d'un camion-citerne (femelle !) en plein centre-ville, les disparitions répétées et inexpliquées de certains habitants, la migration nocturne de tous les rats de la ville… Il faut dire que Steve, c'est pas n'importe qui. Pensez donc : il a 5000 ans et c'est le dernier représentant d'une espèce communément appelée dragon. Et puis il est pas vraiment de bonne humeur : il a faim et une furieuse envie de baiser (comprenez-le : il vient de se réveiller d'un sommeil long de cinquante ans). Autant dire que ça va chier…
Le Lézard lubrique de Melancholy Cove est un livre inclassable, d'une formidable humanité, d'une drôlerie exceptionnelle et d'un cynisme féroce. Un livre comme on aimerait en lire plus souvent, qui emprunte à tous les genres pour finalement les transcender, jouer de leurs codes et s'asseoir dessus avec bonheur. On achève sa lecture le sourire aux lèvres, avec pour unique envie, pour ceux qui, comme moi, n'avaient jamais lu Christopher Moore, de courir chez son libraire pour acheter Blues de coyote et La Vestale à paillettes d'alualu, les deux premiers romans de l'auteur publiés dans la même collection. Incontournable.
Publié le
Ceux qui ont souffert feront souffrir. On n'échappe pas à cette fatalité sauf au prix d'une psychanalyse, ce remue-merde où il faut souffrir à nouveau et de façon volontaire ce qui avait été naguère subi.
Kantor Ferrier est le fils du gourou de l'Ordre du Fer Divin, Fercaël, un sadique assoiffé de pouvoir et de violence. Kantor est l'un des deux rescapés de l'OFD, en lequel on peut voir un démarquage du « Temple Solaire », avec Valesco, l'âme damnée de son père. De Fercaël, il a hérité d'un terrible pouvoir psychique qui lui permet de manipuler tout un chacun à sa guise… Finalement, sa tante, Muriel, le prend sous son aile pour tenter de lui offrir une vie normale mais, à cause des traumatismes qu'il a subis et de son pouvoir, il reste solitaire et ombrageux.
Ce ne sont là que les prémices d'une œuvre brillante, multiple et riche, un roman où se mêlent poésie et dureté. Car Nuit de colère est un livre âpre, parfois même insupportable. D'autant plus que Francis Berthelot n'en fait pas trop. Les descriptions des horreurs dues à Fercaël sont minimalistes et sans fard. Il n'y a aucune complaisance à l'égard de la violence et du sadisme du gourou.
Nuit de colère est donc un roman sur la violence. Pour servir son discours, Francis Berthelot tient la gageure de mettre en scène un intellectuel de tout premier ordre, Yann Angernal, et ce de façon crédible. Berthelot ose nous introduire dans l'œuvre et la réflexion de cet homme, philosophe et psychanalyste, qui a travaillé sur la tyrannie et la barbarie. Oser est une chose, réussir en est une autre, mais c'est haut la main que Berthelot passe l'épreuve. Les travaux du personnage servent ainsi le roman sans pour autant l'alourdir de pesantes digressions.
En dépit des éléments fantastiques mis en place, Nuit de colère est un roman de littérature générale. Celle-ci, à l'instar des littératures de genre, peut se décliner selon les canons du divertissements ou ceux d'un regard critique sur le monde. Nuit de colère est riche de ce regard sur la généalogie de la violence. Un regard auquel ne cesse de faire pendant celui de Kantor, qui lui permet de percevoir l'espace mental d'autrui sous l'aspect d'un paysage de végétaux qu'il peut tailler à son gré. On est cependant loin, bien loin, d'un livre tel que L'Échiquier du mal de Dan Simmons. Si l'un comme l'autre se penchent sur le mal que peut engendrer pareil pouvoir, Berthelot délaisse le registre de l'action — ce qui ne veut pas dire que son livre manque de rythme, au contraire — et se consacre à ses personnages dans un registre intimiste plutôt que de poser sur la question un regard social, politique et historique.
Berthelot s'intéresse à la place du père dans la constitution d'un être. Une place qui se retrouve au cœur du roman. Au rapport entre Fercaël et Kantor, il oppose celui non moins destructeur entre Yann Angernal et son fils Octave, qui se vit comme nié par l'éclat solaire de son père. Fercaël était un anti-père dont l'arbitraire aléatoire ne saurait dire la Loi, ne pouvant qu'engendrer soumission, haine et ressentiments, les ferments de la violence. Au sortir de ce chaos, Kantor s'est restructuré auprès de Yann Angernal, mais la mort accidentelle trop tôt survenue de celui-ci va le replonger dans ses démons. Il va alors lancer un défi œdipien à ce dieu cynique qui n'a nulle considération pour les choses de ce bas monde. N'ayant pu accomplir le meurtre symbolique de ce père aux prétentions divines qui s'est enfui dans la mort, Kantor ne pouvait plus dès lors que défier le modèle de base. Il va un temps exploiter son pouvoir pour mettre le nez dans la bassesse humaine, où il se complaît et dont il se repaît. Une bien cruelle vision du monde.
Dans le même temps, en révolte contre un père trop brillant, inégalable, Octave sombre petit à petit dans le gel catatonique. Les morts de Yann, puis de sa femme, Claire, qui ne survit pas à son soleil de mari, ne font que rendre les choses irrémédiables. Pour Octave, jamais plus son père ne pourra constater son existence et il s'achemine sur le chemin de la dépression dont le gel est la très belle expression métaphorique.
En contrepoint, Iris, la fille de Yann, qui porte un prénom de fleur, s'épanouit dans la lumière paternelle. Grâce à son amour pour Kantor et au sacrifice de son plus cher désir, elle parviendra à survivre à ses parents, à sauver son frère, à sauvegarder la mémoire de son père et à apaiser un Kantor libéré de son funeste héritage.
Francis Berthelot livre là un remarquable roman tel qu'il ne nous en est pas souvent donné à lire. Il réussit l'improbable alchimie de la dureté et de la poésie ; fait évoluer des personnages complexes, sans fausse note, leur fait exprimer à la fois la bassesse du monde et l'espoir par l'usage d'un verbe recherché et juste, d'images fortes, révèle certains rouages d'une barbarie endémique mais non fatale.
Esthétique, richesse, densité, pertinence du propos se conjuguent pour faire de Nuit de colère un livre qui en éclipsera beaucoup. De la littérature de premier plan. Et si vraiment vous en êtes à 1,10 euros près, je vous les filerai pour que vous lisiez ce livre plutôt que Casiora.
Publié le
D'ordinaire, les choix éditoriaux des responsables des éditions Bragelonne ne sont pas en phase avec mes goûts de lecteur ; les histoires de quête et de hache me laissant de marbre. Cette fois néanmoins, le péritexte de NéoAddix avait de quoi me séduire, et m'en voilà bien marri.
Paris, XXIIe siècle, 3e Empire… Une déclinaison futuriste du steampunk ? Ça promettait une certaine originalité… Le roman, une fois n'est pas coutume, tient les promesses de la quatrième de couverture avec une bonne couche de rab, mais voilà, tout ça nous est balancé en vrac à la gueule sans beaucoup plus d'organisation qu'une pelletée d'ordure. Alors certes, le roman est endiablé. Mais mal foutu au possible et on a quelque mal, pour le moins, à suivre.
On a un type, genre « serial killer », qui étripe les gens sur les quais de la Seine, façon Jack. Il habite un hôtel particulier avec sa petite-fille, Maxine, et Monsieur Rosary, également tueur.
Il y a Clare Fabio, chef de la police qui tombe en disgrâce comme on tombe enceinte suite aux meurtres d'un dignitaire américain et d'un médecin légiste pédophile qui aurait été mieux en nécrophile… Passée à tabac, elle s'enfuit et va faire un tour à Londres comme si de rien n'était.
À Londres, justement, il y a aussi Alex Gibson, journaliste d'investigation avec un œil caméra qui enquête sur des assassinats de clochards parisiens et cherche à entrer en contact avec Raz, hacker de son état, qui assiste à la crucifixion de Gibson par Rosary, lequel la ramène chez lui, à l'hôtel particulier.
À Edo (Tokyo), Johnnie (mnemonic) nous joue un set dans le cyberspace pour le compte de yakusa qui le remercient d'une volante dans le palpitant.
À M'Dina (non, pas Médine), l'église du Christ Généticien se met en joie de nous remettre sur pieds Gibson et Johnnie, la pression de Clare Fabio n'y étant pas étrangère. Plus tard, au fond du désert, Johnnie se voit chargé d'améliorer médicalement le pisse-copie qui, ayant déjà été crucifié, pourrait faire un bon messie…
Comme dans un roman d'Agatha Christie (rassurez-vous, c'est le seul point commun), tout ce beau monde se retrouve à l'hôtel particulier du Prince, égorgeur invisible des quais mais lui-même mourant bien qu'immortel, qui s'en va joyeusement étriper une étudiante tchèque, Raz et Gibson accrochés à ses basques, et Maxine aux leurs.
Tous les méchants, le Prince, M. Rosary, le yakuza et Pierre Nexus, le ministre de l'intérieur qui a viré Clare Fabio — on l'avait oublié, celui-là, tant il ne sert à rien — se retrouvent sous terre pour le rituel d'immortalité de la secte qu'ils dirigent.
Cela étant, les bons, tout aussi nombreux et inutiles, ne se laissent pas faire et il s'ensuit un bel affrontement cyber-mental dans les catacombes, lieu éminemment hi-tech comme chacun sait. Le tout sous le haut patronage de Ianma, une I. A….
Ne manquent plus qu'un séjour à Venise, un prêtre catholique irlandais, un terroriste prêt à faire sauter un stade bondé et des Apaches tombant du ciel pour faire comme dans Casino Royale. Qu'ajouteriez-vous ? Bikini Girls with machine guns pour faire couleur locale, peut-être ?
Vous l'aurez compris, ce roman est un foutoir sans nom. Quant à la cohérence, elle est plutôt aléatoire et il appartient au lecteur de l'établir à la va-comme-je-te-pousse. C'est une sorte de foire, un bric-à-brac extravagant, ahurissant. Pourquoi le légiste a-t-il été tué ? Peut-être bien parce que dans l'esprit du truc, dans le doute, il ne faut pas s'abstenir, ou bien alors c'était juste pour le fun ? Comment le journaliste a-t-il été promu de témoin gênant à messie ? Et la petite-fille du Prince ? Etc. Il faut croire que tout ça menaçait la secte, mais comment ?
Ce roman n'a pour lui que son rythme stroboscopique. La lecture en est facile mais l'approximation de la chute est telle que l'on tombe de haut.